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A l'aabboorrdddaaaggggeeeeuuuuuhhhh [PV Nei, Devon et Net]
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Net Larr
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MessagePosté le: Lun 15 Nov - 00:38 (2010)    Sujet du message: A l'aabboorrdddaaaggggeeeeuuuuuhhhh [PV Nei, Devon et Net] Répondre en citant

  La mission de l'équipe était séparer en trois parties: petit un: arrimer le vaisseau et descendre tout les passagers présent abord du niveau « classe éco », c'était des humains inutiles pour les eldars, ils ne valait souvent pas grand chose: pas de rançons et souvent pas en pleine forme. Petit deux: aller dans les cales et prendre tout ce qui pouvait avoir une quelconque valeurs. Petit trois: ramener le plus possible de ces objets dans le raider dans le délai le plus court possible. La théorie c'était ça, en pratique c'était différent, quand Net entra dans le cargo, il fut submergé dans une fumée blanche il ne distinguait rien autour de lui. Une main l'attrapa par le col pour le coller derrière un mur, sortant des méandres de l'épaisse fumée le visage de Tsaëk lui apparut, il colla un masque sur la figure de Net en lui disant:

"Planque toi, ils ont balancé des fumigènes, y'a pas que des civiles...."


   Après cette pertinente déductions Net serra son blaster dans sa main, il était prêt a faire feu. Les 19 eldars restant était couvert derrière le pilier où les hôtesses servait les repas, à l'autre bout du couloir, l'ascenseur qui permettait l'accès aux cales, de l'autre coté un escalier vers le cockpit et la classe affaire. Les eldars était plus proche de l'escalier, ils devaient traverser le couloir le plus long... Le cargo était composé de deux couloirs qui séparait les siège avec trois siège voisin au milieu et deux voisins de chaque cotés. Tsaëk envoya quatre eldars en éclaireur, deux dans chaque couloirs et chacun vers un coté. Ils avançaient en observant les sièges vides... Le premier groupe arriva à l'escalier et informa Tsaëk de la situation: R.A.S., le deuxième groupe arriva à l'ascenseur pour en arriver à la même conclusion: il n'y avait plus aucun civil: mais pourquoi le fumigène? Le groupe de Tsaëk avança prudemment jusqu'à l'ascenseur. Si tout le monde a évacué pourquoi avoir laissé ce fumigène? Ils arrivèrent en jusqu'à l'ascenseur se placèrent autour, pour parer l'embuscade, un soldat l'appela. Dans un silence sans nom, tout le monde attendait l'ascenseur, le seul bruit émit fut le son des portes claquant contre la paroi métallique de l'ascenseur: il était ouvert. Toujours aucun bruit, personne ne devait être a bord, Tsaëk envoya les deux eldars qui était derrière Net vérifier l'ascenseur, d'un geste rapide ils se retrouvèrent face à la paroi du fond de la cabine: toujours personne. Pourquoi ce fumigène? Tsaëk retournait sans cesse cette question dans sa tête.

   L'ascenseur était trop petit pour contenir 16 eldars et un humain, 5 personnes était le maximum qu'il pouvait offrir. Cinq eldars rentrèrent en tant qu'éclaireur. La situation était trop mystérieuse pour ne pas cacher une quelconque ruse de la part des passagers. L'ascenseur fut envoyé, l'ambiance à l'étage était tendu, dans l'ascenseur elle l'était deux fois plus. Les 5 soldats était prêt a faire feu. L'ascenseur ouvrit les portes... Un étage plus haut: un silence de mort, cela faisait maintenant trois minutes qu'ils étaient partis, Tsaëk tenta de les joindre une première fois, aucune réponse, une deuxième fois, sa radio n'émettait aucun son. Il rappela l'ascenseur, trois eldars postés à l'ouverture. A nouveau le même silence, le son de l'ascenseur qui arrivait à destination, les portes qui s'ouvrent, mais cinq cadavres d'eldars troués de balles, ni plus ni moins que cinq corps fraichement tués baignant dans leur sang qui coulait encore de leurs blessures. Net ressenti une sensation étrange qui traversa tout son corps, un frisson, de l'effroi: c'était la première fois qu'ils voyait des morts, mais surtout il se rendit compte quelques secondes plus tard que il aurait put faire parti des cadavres face contre le métal de la cabine.

"Vous quatre vous venez avec moi prenez les comme bouclier"

   Tsaëk avait désigné l'humain dans les « quatre ». Il entra dans l'ascenseur avec Tsaëk et 3 autres eldars à ses cotés. Il souleva un corps inerte, il avait envie de vomir, le sang lui dégoulinait dessus: le corps était trop grand pour lui et lui retombait légèrement dessus. Le soldat appuya sur le bouton « cale », les portes se refermèrent derrière Net, ce fut les secondes les plus longue de sa vie, dans à peine une dizaine de secondes les portes en face de lui allait s'ouvrir, et d'une manière ou d'une autre la réelle première bataille qu'il allait vivre commencera, une larme coula sur son visage tremblotant, il ne pouvait pas le nier, il était effrayé, la seule partie de lui qui ne tremblait pas était ce bras métallique, ce bras qu'il haïssait de plus en plus, ce n'était pas une partie de lui, il ne pouvait même pas transmettre l'émotion qu'il ressentait...Même si c'était un avantage dans cette situation là, Net ne pouvait supporter cette partie de lui, mais c'était ça ou mourir de la main de Neilerua.

"Si tu as peur, tu es mort..."

   Ces mots sorti Net de ses pensées, Tsaëk lui collait son blaster contre la tempe

"Et pas des tirs de nos ennemis"

  Net déglutit difficilement et acquiesça d'un signe de tête, il s'était arrêté de trembler.

  L'ascenseur s'arrêta, les portes s'ouvrirent, et une pluie de balle s'abattit sur les corps des eldars fraichement tué et sur le fond de la cabine, chaque balle poussait Net, un peu plus au fond de la cabine, il eut l'impression de rester sous les balles pendant plusieurs minutes. Il leva les yeux vers son mentor, sur son visage était dessiné un sourire tellement sadique qu'il aurait fait peur au plus cruel des tyran. Les balles s'arrêtèrent, Net fut tiré d'un coté de la salle juste derrière un pilier, il n'eut pas le réflexe de lâcher son « bouclier ».

  La légère fumée blanche qui sortait des canons des armes posé en face de la sortie d'ascenseur empêchait la vue du coté opposé.

"Cessez le feu"
hurla une voix de l'autre coté de l'ascenseur

  La fumée se dissipa lentement laissant apparaître les 4 cadavres restant dans la cabine.

"J'en ai vu cinq debout quand les portes ce sont ouverte"
dit l'homme qui venait d'annoncer la fin des tirs, cet homme était en fait un sergent de l'armée qui était en permission. Il allait revoir sa famille sur Reikist IV, c'était un soldat très doué voué a accomplir de grande chose, c'est ce que pensait tout les soldat de sa divisions. Il avait réussi a évacuer tout les civils, gardes, hôtesse de l'air, en un temps record, avait balancé un fumigène dans les couloirs, et avait réussi à organiser une embuscade: il était doué. Mais il avait fait une erreur, il pensait qu'il ne restait qu'un seul eldar de vivant a cet étage.

  Du coté ascenseur, deux eldars, un humain et un cadavre était d'un coté, de l'autre deux eldars prêt à exterminer ce groupe d'humain rebel. Les deux petits groupes étaient chacun cachés derrière un pilier. La salle était éclairé par deux sources de lumière: l'ascenseur, et un énorme néon. La pièce était humide et sombre, un endroit digne d'un film d'horreur, et les humains présent se sentait exactement comme dans tout les films d'horreur: angoissé et affolé. Ils pensaient qu'un eldar était là dans la pièce prêt a surgir pour tous les tuer. Un des deux eldars sauta au plafond en faisant un bruit énorme, ce qui eut pour effet de faire braquer tout les canons dans sa direction.

"C'est partit" chuchota Tsaëk à son élève.

  Et la seconde d'après, Tsaëk et l'autre eldar caché avec lui surgir de chaque coté du pilier courant vers la soixantaine de passagers, les arrosant de balles. Net était resté derrière le piler, la peur était revenu et le paralysait, derrière le pilier, les canons n'eurent pas le temps de se tourner vers les deux eldars, les gens tombaient s'écroulait sous la pluie de balle, derrière l'autre pilier, l'eldars qui était encore a terre plaça une balle dans l'unique néon et une autre dans la tête d'un des gardes, la faisant explosé sur certains citoyens, les passagers hurlaient de douleurs ou de peur, arroser de leur sang ou de celui des autres passagers. Il ne restait qu'une seule source de lumière: l'ascenseur, dont les portes étaient en train de se fermer, les autres eldars avait été appelé. La salle était maintenant plongé dans une obscurité qui n'était éclairé que par les tirs des balles. Les humains n'avait aucune idée d'où était Tsaëk et les autres, il y avait ceux qui ne tirait pas et qui se faisait tuer, soit par les eldars, soit par les autres humains affolé, qui tirait sur tous ce qui bougeait.

"Net!!! Viens te battre" hurla Tsaëk, d'une manière ou d'une autre Tsaëk savait que Net se cachait.

  Il sortit lentement pour apercevoir ce qu'il ne faisait que entendre jusqu'à maintenant: un vrai carnage, éclairé par les tirs ils voyait, des cadavres agonisant, et les quatre autres eldars, tuant les humains un par un, avec des armes blanche ou a feu.

  Une balle perdu lui frôla le visage, il se retourna et vu le sergent, lui aussi caché derrière le pilier, il n'avait pas remarquer l'humain, ou bien il croyait qu'il était dans son camp, mais Net lui assena un coup de poing métallique dans les cotes de son adversaire, ce qui l'envoya a quelques mètre contre la paroi du vaisseau. Net s'en approcha, blaster à la main, il tremblait encore, il allait le tuer, il devait le faire, si il ne le faisait pas, Neilerua le tuerai. Mais il n'arrivai pas à appuyé sur la gâchette, quelque chose en lui, lui disait de ne pas le faire, il tremblait de plus en plus fort, si bien qu'il n'était même plus sur de pouvoir touché sa cible qui était maintenant à un mètre de lui.

"Sale traitre" dit le sergent en dégainant son blaster, Net eu un mouvement de recule, entendit un coup de blaster, puis, plus rien... Le silence, s'était il fait touché? Il regarda son corps, il n'avait rien, il ne ressentait aucune douleur. Il posa les yeux sur le sergent, il arborait maintenant un joli trou sur le coté du front, d'où dégoulinait ce liquide rougeâtre, qui coulait et se mêlait maintenant a celui qui était étalé dans à peu près toute la salle.

"N'hésite pas" lui hurla Tsaëk qui passait maintenant à une autre victime.

  Il n'avait pas le choix: il devait tuer. Peu importe qui, il devait tuer au moins une personne, et ne pas hésiter sinon, il était fini. Il remarqua une personne rampant dans le sang des passagers, tentant de fuir, affolée. Il courut vers le passager, l'attrapa de son bras bionique, et l'envoya contre un container où était entreposé tous les bagages des passagers. Le passagers cria, un cri trop aigu pour être celui d'un homme. Net posa son blaster contre le front de l'inconnu. Il allait appuyer sur la gâchette, il allait tirer, il allait retirer la vie, retirer l'espoir que le passager avait de s'enfuir, de vivre. Il allait arrêter ça comme si il avait un droit divin sur la vie de cette personne, cette personne qu'il ne connaissait même, il ne savait même pas a quoi elle ressemblait, et il allait l'achever comme ça. Il la tenait debout contre le container, son bras gauche obligeant sa victime à rester immobile, son visage était a peine a quelque centimètre de sa victime, et son bras droit tenait le blaster qui était collé au front de sa victime. Il sentait ses cheveux lui caresser le visage, elle avait les cheveux longs, et derrière l'odeur du sang et de la poudre il sentait un parfum, un parfum féminin, qui venait de la personne qu'il étranglait contre le container. Les portes des l'ascenseur s'ouvrirent, cinq nouveaux soldat éclairait la salle de leurs tirs, et la lumière qui provenait de la cabine éclairait le visage de la fille que tenait Net. Elle était blonde, bien que plein de sang, on devinait qu'elle avait de beaux cheveux, ils cachaient son visage, elle avait deux grand yeux bleu, qui en temps normal devait être ravissant, mais maintenant ils étaient rempli de peur et de larmes, qui tombaient sur ses joues, emmenant son maquillages et laissant deux grandes traces noires au milieu des autres rouges. Net pensait voir un ange.

  Il n'eut pas le courage de l'abattre, il relâcha la pression qu'il maintenait avec son bras et retira le blaster du front de la jeune fille et se détourna d'elle.

"Merc...." commença-t-elle

  Lorsque Net s'était tourné pour trouver une autre victime il vit en face de lui à quelques mètre, Tsaêk pointant son arme vers lui d'un air sévère. Il ne réfléchit pas, son cerveau n'envoya qu'une seule information: la peur. Net se retourna brusquement vers la fille, le plaqua violemment contre le container, reposa son arme sur son front et tira. A cause de la proximité de l'arme par rapport à la tète de la victime, cette dernière explosa, arrosant Net de bout rouge et gluant aussi bien sur son visage, que sur le haut de son corps. Les portes de l'ascenseur se fermèrent, plus de lumière. Il s'essuya et essaya de voir ce de quoi il était recouvert, une partie de lui le savait mais une autre partie de lui ne voulait pas y croire, et a travers les éclats de lumière qui illuminait la pièce il aperçut la cervelle de la jeune fille étalé sur tout son corps, il s'écroula, et a quelques centimètre vit le corps étêté de « l'ange » qu'il avait tué.

  Il se mit a hurler, au milieu des balles, au milieu du sang, au milieu des corps qui jonchait le sol. Il hurlait, et pleurait. Il était pris de rictus, il avait du mal a respirer, il ne savait plus si il riait ou si il sanglotait, il ne savait plus si il était triste ou heureux. De l'extérieur, Net ressemblait a un psychopathe au milieu de cadavres. Mais plus les larmes coulait sur son visage, plus les cris de Net se transformait en rire, un rire qui fit frissonner les quelques survivant restant. Il riait, et il entendait un rire dans sa tête, ce n'était pas son rire... Puis il perdit connaissance....

  Il ne restait plus que treize eldars et un humain de vivant dans la cale.

  L'équipe de Tsaëk fouilla la cale de fond en comble, elle ramassa tout ce qu'elle jugea utile de ramasser, le raider fit trois aller-retour, le butin était bien garni.


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MessagePosté le: Lun 15 Nov - 00:38 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Neilerua
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MessagePosté le: Mer 17 Nov - 22:54 (2010)    Sujet du message: A l'aabboorrdddaaaggggeeeeuuuuuhhhh [PV Nei, Devon et Net] Répondre en citant

Une proie perdue au milieu de nulle part entourée de féroces prédateurs. Voilà ce à quoi on pouvait assimiler le vaisseau cargo assailli par la flotte de la Cabale de la Larme Noire. Tels des charognards avides de chair, les raiders se pressaient au près des flancs du bâtiment afin que les différents équipages se déversent à l’intérieur et sèment le chaos.
 

L’éclairage ne se faisait plus que grâce aux générateurs de secours, les réacteurs principaux et les sources d’énergie usuelles ayant fini de voler en éclat. Le vaisseau spatial de grande envergure n’était plus qu’une carcasse à la dérive. Toutefois, l’activité qui régnait en son sein était des plus sanglantes et explosives. Les couloirs étaient devenus dangereux, les passagers manquant de se retrouver face à un pirate à chaque intersection. Quand aux salles, elles n’étaient plus que des champs de batailles où seuls quelques héros finissaient de s’éteindre, la gorge ou tout autre membre tranché. Les meubles, couvert de fortune, ne protégeaient finalement en rien contre les assauts des eldars noirs.
 

Le vaisseau résonnait de cris de peur, de douleur et de souffrance, mais aussi de satisfaction et de rires stridents. Il était investit de toute part et nul ne pouvait espérer s’échapper de cet enfer.
Rester immobile, c’était prendre le risque de se faire découvrir. Il en allait de même si on avait le malheur de se déplacer. Personne ne pouvait savoir ce qui était au bout d’un couloir ou ce qui se cachait derrière une porte.
 

Au fur et à mesure de l’avancée des pirates, les salles tombaient, les passagers aussi. Ceux qui avaient la mauvaise idée de résister se retrouvaient immédiatement pris dans un combat qui était perdu d’avance.
Les eldars noirs profitaient de la faible luminosité, seules quelques lampes au pied des murs éclairaient les salles d’une douce lueur bleutée. Plus rapide, plus agile, ils jouaient avec les fous qui osaient s’interposer pour les achever après quelques minutes, le temps de se distraire.
Les sols, les murs et même les plafonds se peignaient peu à peu d’une teinte rougeâtre. Certains passagers devaient se séparer contre leur gré de leur membre pour le simple plaisir sadique de ces pirates riant de la peur qui émanait de tous.
 

Au milieu de ce chaos engendré par son simple désir, Neilerua, voïvode de la Cabale de la Larme Noire, s’amusait et se délectait de ce spectacle. Il se tenait face à un groupe de cinq personnes, toutes terrifiées mais chacune essayant de le dissimuler.
 

Une jeune femme blonde serrait contre elle un enfant âgé d’une dizaine d’année, blond lui aussi et qui ne cessait de geindre. Elle ne pleurait pas et fixait l’être en armure qui se tenait face à elle.
Un homme à la chevelure approximative et châtain s’agitait, ne sachant que faire, jetant des regards affolés de toutes parts. Il portait une veste en cuir noire, des bracelets à pointes et semblait assez jeune.
Entre ces deux personnes se trouvaient un homme sans âge, les seuls cheveux qui lui restaient sur le haut de son crâne plissé étant blancs. Il s’appuyait sur une canne et ne bougeait pas, restant calme. Sa jambe gauche était cyborg, mais de piètre manufacture.
Enfin, tout à droite selon la vision de Neilerua, plaqué contre le mur, tentant vainement de se dissimuler, un jeune homme aux cheveux longs et noirs, des signes tribaux tatoués sur son visage, regardait apeuré ces pirates impassibles en armure.
 

Ils étaient coincés et ne pouvaient espérer s’échapper. Au loin, des bruits de luttes et des cris de rages leur parvenaient. A la main gauche du voïvode eldar noir, le couloir était enfumé, et pour cause, il donnait sur une salle dont il ne restait plus grand-chose, l’utilisation d’explosifs ayant été obligée. Les fauteuils brûlaient, une abominable odeur de tissu carbonisé et de mort emplissait le couloir.
Quelques étincelles parvenaient du plafond, des tirs ayant détruits des câbles de l’alimentation électrique.
Au sol, des traces de sang, des éclats, un bras dont le propriétaire ne se souciait plus, car entre les mains de guerriers eldars noirs.
Aux murs, des résidus de tirs de blasters, le noircissant et dévoilant la structure du réseau électrique.
Le plafond était baigné dans une semi obscurité, seules certaines lampes encore intactes dévoilaient une partie des pirates en armures qui demeuraient face à ces humains terrifiés. Une de ces lampes avait été éclatée et produisait maintenant un son discordant et des étincelles.
 

Les incubes semblaient observer tranquillement les cinq humains. Ils ne bougeaient pas, n’exprimaient rien, leur visage dissimulé derrière leur masque représentant un crâne et tout le reste de leur corps couvert et protégé par une armure. Leur stoïcisme était plus effrayant que les actes sanglants dont venaient d’être témoin les cinq humains. Ils ne cessaient de penser à ce que ces eldars noirs pourraient leur faire.
 

Neilerua, lui, jubilait. Il se nourrissait de la peur latente. Elle suintait de ces humains. Il s’en réjouissait. On ne pouvait voir le sourire sadique qui illuminait son visage, mais il était bien présent. Sa soif d’âmes était encore assez présente, malgré la dizaine dont il s’était déjà nourri.
 

Ce repas avait été des plus plaisant. Après son bref passage devant le poste de pilotage dont il avait constaté la résistance et l’inviolabilité temporaire, il s’était mis en quête d’humains pour se rassasier.
Il avait trouvé de quoi se satisfaire et s’était offert une sorte de festin. Ses incubes l’accompagnant seulement dans la chasse et le rabattement des proies qui n’avait de cesse de s’agiter en tous sens pour tenter d’échapper vainement à leur destinée.
Il les avait tué un par un. Franchement, net et sans bavure. Il s’était tout d’abord nourri de la peur qui transpirait et qui s’était imprégné dans leur esprit, puis avait mis brutalement fin à leurs tourments en leur coupant la tête. Ils les arboraient d’ailleurs fièrement à leur ceinture, lui et ses incubes.
 

C’était donc un être au masque formant une grimace, armé d’une épée étrange, tout en armure avec des cheveux longs et noirs ainsi que des têtes tranchées à la ceinture qui les observait.
Ils avaient peur. Le garçon geignait et le son de ses pleurs importunait l’eldar noir. Il avança d’un pas lent mais déterminé vers l’origine de ses pleurs. Il ne les supportait pas. Ce bruit disgracieux n’avait pas sa place dans la symphonie d’horreur qu’il avait créé.
La femme serra un peu plus contre elle son enfant et ne cessait de fixer d’un air haineux l’être qui se dirigeait vers eux.
Le jeune homme affolé à la chevelure à géométrie variable tenta de s’interposer dans un sursaut d’héroïsme ou de folie.
D’un simple mouvement du poignet, Neilerua trancha celui de l’humain qui avait eu l’audace de se dresser devant lui. La lame revint le long de son corps et la main tomba mollement sur le sol froid.
L’homme portant la veste en cuir s’effondra à genou, se rendant compte de la perte de sa main, ne pouvant détacher son regard de la blessure. Ses yeux écarquillés se bordèrent bientôt de larmes qui vinrent se mêler au sang au sol. Son visage n’était plus qu’une grimace de douleur, sa bouche tordue.
 

La femme et l’enfant avaient sursauté à l’attaque, le vieillard n’avait pas bronché et l’autre jeune homme aux longs cheveux noirs avait détourné les yeux de ce spectacle atroce.
 

Le couloir fut rapidement empli d’un silence angoissant avec un fond sonore inquiétant. Des craquements, des explosions, des hurlements, des rires, des bruits de tirs de blasters ou d’autres armes, tout cela contribuait à l’ambiance morbide.
 

L’enfant avait cessé de geindre et cela satisfit Neilerua. D’un geste vif et précis, il attrapa la tête de l’être assez fou pour venir au devant de lui sans arme et l’obligea à lever le regard vers lui. Il se pencha suffisamment pour qu’il puisse lire au fond des pupilles de sa victime apeurée une terreur sans nom. Il sentait les spasmes qui agitaient l’humain. Il s’en félicitait.
Bien que face au jeune homme désormais dénué d’une de ses mains se trouvait un masque, il n’en demeurait pas effrayé. Neilerua lui murmura alors d’une voix sifflante :
 

"Tu as peur, n’est ce pas ?"
 

Le jeune homme hocha la tête autant que lui permettait la poigne de l’eldar noir.
 

"Dis toi que ce n’est que le début …"
 

La peur surpassa les attentes de l’eldar noir. Ce n’était plus des spasmes, mais bien des tremblements. La peau suait à grosses gouttes. L’air hagard ajoutait au sentiment de peur qui suintait tous les pores de la peau de ce pauvre humain qui avait déjà mis en branle toute son imagination pour essayer de trouver ce qui l’attendait comme tourment.
 

Pourtant, Neilerua le repoussa violemment contre le mur, le laissant là pour le moment. Se redressant pour faire face à son auditoire, il se mit à regarder chacune de ses prochaines victimes avec un sourire sadique aux lèvres. Il leva sa Lame Noire et commença.
 

__/\__ 
 

Les corps étaient là, au sol, disloqués. Sauf un. Plus aucun ne respirait, sauf un. Plus aucun ne vivait. Plus aucun. Le seul qui restait était le jeune homme aux longs cheveux noirs et aux tatouages tribaux sur le visage. Il avait tout de même perdu un bras, son torse était tailladé et sa jambe lacérée. Il saignait abondamment et ne comprenait pas pourquoi l’être qui se tenait debout face à lui ne l’achevait pas. Il comprimait sa blessure du mieux qu’il pouvait pour ralentir l’hémorragie. Il était contre le mur, assis, l’air surpris et inquiet.
Les corps mutilés l’horrifiaient. Il entendait encore les cris de douleurs et de souffrances hurlés par les quatre autres humains qui l’avaient accompagné.
 

Pourquoi ? Mais pourquoi lui ? Et pourquoi maintenant ? 
 
Ces questions l’obsédaient. C’est alors que le pirate en armure se pencha vers lui et prononça d’une voix presque douce, trop douce pour être réellement affective :
 

"Tu vivras. Mal, mais tu vivras. Et tu vivras pour mourir. Pour mourir le jour où nous reviendrons. En attendant ce jour, tu vivras. Je te le jure."
 

Se détournant de ce pauvre hère, Neilerua se dirigea vers le poste de pilotage. Il avait un vaisseau à entièrement soumettre.


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Devon
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MessagePosté le: Jeu 18 Nov - 12:38 (2010)    Sujet du message: A l'aabboorrdddaaaggggeeeeuuuuuhhhh [PV Nei, Devon et Net] Répondre en citant

Pendant ce temps là, Devon suivit de Vytra parcouraient de long en large un couloir étroit qui desservait les cabines. Depuis tout à l'heure elle marchait derrière lui en lui faisant un sermon sur son incontinence d'avoir posé son blaster tout à l'heure. Lui continuait sa route sans lui prêter attention, en fait elle le gonflait. Bien sur qu'il se sentait con d'avoir commis un bavure pareille, mais là c'était réglé, pas besoin de remettre ça sur le tapis. Il s'arrêta, excédé et rangea d'un geste furieux son arme dans l'holster à sa cuisse.

"Voilà comme ça t'es contente, je suis sur de ne pas le laisser trainer. Et j'y vais dé-sar-mé ! Tu portera des fleurs à ma veuve."


Elle se mit encore plus en colère et lui sourit en repensant à la douce Nemmy qui aurait certainement été capable d'une telle furie dans ces même conditions.
Soudain il l'arrêta et lui demanda d'ouvrir une des portes. A l'intérieur il avait sentit un système, bien qu'il ait une part de doute. Elle le gonflait tellement qu'il avait du mal à se concentrer. Prudente, Vytra entrouvrit la porte et pénétra dans la chambre. Elle n'eut pas à faire une grande inspection qu'elle avait déjà trouvé ce qu'ils cherchaient. Néanmoins elle jeta un oeil dans la salle de bain, sous le lit et dans l'armoire. Elle soupira et appela Devon resté à couvert dans le couloir.


"C'est bon tu peux venir..."

Devon sentit dans le ton lourd de la succube qu'il avait encore merdé.


"Quoi qu'est ce que j'ai encore... ah merde !"


Vytra lui adressa un regard blasé et se laissa tomber sur le lit.


"Il est beau ton otage, mais frais ça serait mieux."


Devon détacha son regard du type, qui dans un grand désespoir, avait préféré se pendre seul dans sa cabine que de tomber aux mains des eldars noirs et de subir toutes sortes de tortures dont ils avaient le secret. Au fond c'était peut être le meilleur choix. Devon ramassa la chaise balancé au sol et monta dessus pour se mettre à la hauteur du mort.

"C'est pas ma faute... je sent pas la différence entre les vivants et les morts, et en plus tu bavardes exprès pour me déconcentrer !"

Il glissa sa main dans la poche du pantalon du pendu et en sortit un paquet de chesterfield. Vytra ouvrit la bouche pour protester mais il ne la laissa pas faire. Nei ne lui en voudrait pas d'avoir piqué un petit paquet de clope dans tout le butin de son pillage. Il descendit de la chaise et sortit d'une poche de son holster un étuis en métal qu'il remplit avec les cigarettes du paquet à peine entamé, en donna une à Vytra et en cala une autre entre ses lèves. Il se laissa tomber sur le lit à côté d'elle et lui alluma sa cigarette, puis sa sienne, et rangea son kit de survie dans la poche prévu à cet effet. Allongé comme un vieux couple regardant la télé, ils tirèrent quelques taff avant d'oser parler.


"L'est quand même un peu bleu tu ne trouves pas ? C'est moche quand même de se pendre comme ça. Ça déforme la gueule, quoique lui peut être il s'en foutait. Mais bon, quitte à crever, autant que ça soit avec classe."


La succube acquiesça et posa sa tête sur sa poitrine. D'ici elle pouvait entendre son cœur battre de plus en plus vite.
Ils restèrent là un moment sans parler, à regarder le type se balancer, puis ils écrasèrent leurs mégots contre le mur derrière eux, laissant des traces de brulure circulaire sur le papier peint. Maintenant qu'elle avait ses deux mains libres, elle les glissa sous son tee shirt et caressa son ventre. Il frémit, la chaleur de ses mains l'étonna. Pour un meilleur accès à son torse, elle l'enjamba et s'assit sur sa cuisse. Il se laissa aller aux caresses de la succube, qu'il enlaça et embrassa la poitrine qu'elle lui avait mise sous le nez. Elle se dégagea, et sans prêter attention à sa déception, posa ses lèvres sur son ventre à présent découvert et mordit délicatement le peu de couenne qu'il avait au dessous de ses hanches osseuses. Il était aux anges et ne cherchait plus à retenir ses gémissements, de toute façon ce n'était plus la peine de feindre l'insensibilité quand on a une succube assise sur son membre.
Elle descendit sa langue et commença à essayer de déboutonner son pantalon. Avec sa ceinture et son holster c'était particulièrement compliqué, mais au fond elle ne voyait pas de mal à le faire patienter quelques minutes de plus. Le bordel de sangles commençait à céder quand elle entendit son émetteur radio accroché à son short, grésiller. Elle se releva et prit l'appel. Devon afficha une gueule déconfite et prenant équilibre sur ses coudes, tendit lui aussi l'oreille pour savoir quels étaient les ordres.

Vytra rangea son walky et afficha un grand sourire. Regagner le vaisseau le plus rapidement possible pour laisse le temps aux équipes qui allaient récupérer l'argent et tout ce qui avait de la valeur, d'intervenir. Elle se releva et remit de l'ordre dans sa coiffure et son décolleté. De son côté Devon maudit Nei et toute sa satané famille de l'avoir soustrait à ce qui avait prévu d'être la plus belle pipe de sa vie. Il se rhabilla, les mains tremblantes à la fois de colère et de frustration. Il demanda d'une petite voix à la succube s'ils pourraient remettre ça à plus tard et elle lui donne une réponse évasive en affichant un petit sourire de garce.
Ils terminèrent à la va vite l'inspection des cabines, butant ce qu'ils trouvaient sans se poser plus de question, puis rejoignirent les filles qui les attendaient avec les prisonniers dans le salon. Elles virent immédiatement la tronche déconfis de Devon et demandèrent en eldar des informations à Vytra sur ce qu'il s'était passé. Elles pouffèrent et lui jetait des œillades des plus cochonnes. Il comprit qu'on se foutait de lui mais n'avait pas la force de gueuler, son objectif était de rentrer tout ces putains d'esclaves, de quitter ce putain de vaisseau et de sauter cette garce le plus rapidement possible. Et ça les succubes l'avaient bien comprises. Jamais elles ne l'avaient vu aussi efficace à la tache, lui qui était d'habitude toujours en train de râler et de trainer des pieds, se faisait littéralement mener par le bout de la bite.

Ainsi ils se présentèrent au rapport dans la salle de commandement, afin de présenter leur rapport à leur voïvode chéri d'amour qui, Devon en était persuadé, avait fait exprès de faire sonner la retraite pile cinq minutes trop tôt.    


 
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MessagePosté le: Jeu 18 Nov - 20:06 (2010)    Sujet du message: A l'aabboorrdddaaaggggeeeeuuuuuhhhh [PV Nei, Devon et Net] Répondre en citant

Il n’y avait pas de ciel à assombrir, l’espace étant déjà d’une noirceur absolue. Pourtant, l’atmosphère au sein du vaisseau de transport semblait plus ténébreuse encore. Leu peu de lumière qui y subsistait ne faisait que dévoiler partiellement l’étendu d’un enfer dans lequel finissait de se retirer les êtres à l’origine de ce chaos. Peu à peu, la vie quitta le bâtiment.
 

Face au problème de l’inaccessibilité du poste de pilotage, le voïvode du Cabale de la Larme Noire avait fait appelé son escouade spécialisée dans l’explosif. Elle était justement à proximité et c’était prestement rendu sur les lieux.
Elle était composée d’une dizaine de guerriers et d’un sybarite. Tous savaient utiliser une arme classique et s’en servaient pour se défendre, mais ils se sentaient nettement plus à l’aise avec des explosifs, des barres d’énergie, des grenades à fragmentations ou encore des bombes à ondes électromagnétiques.
 

Après avoir constaté l’épaisseur de la porte, établit le dispositif d’urgence qui pourrait être déclenché en cas d’attaque contre ladite porte et choisit avec soin les explosifs adéquates, ils commencèrent à installer tout un réseau de matériels explosifs, de détonateurs et de fils conducteurs, transformant l’imposante porte en une gigantesque toile d’araignée.
 

Le groupe s’éloigna et cinq eldar noir tenait une télécommande dans sa main, observant à travers leur masque l’objet de leur venu. A savoir la porte, et non le voïvode, il faut suivre un peu. La raison de plusieurs télécommande était simple : si la première explosion n’affectait pas suffisamment la porte, d’autres explosifs commandés par une autre télécommande seront mis à feu. Et ainsi de suite. Un simple souci d’organisation donc. Et aussi une habitude salvatrice pour n’importe quel terroriste.
En effet, avoir plusieurs télécommandes et détonateurs permettait, en cas de capture d’une des télécommandes par un ennemi potentiel de lui réserver la surprise d’un autre détonateur. Toujours utile, donc.
 

La première explosion provoqua un tel souffle que Neilerua en recula contre le mur. Il avait voulu voir le résultat de ses propres yeux mais il dut se soustraire à la puissance de la déflagration. Les guerriers demeuraient attentifs au résultat et constatèrent les dégâts : la porte avait tenu. Elle était certes endommagée, mais peu assez.
Une seconde salve secoua à nouveau le vaisseau, puis une troisième, juste à cause d’un guerrier qui s’était pris au jeu. Il était hilare, comme toute l’escouade.
 

Une fois la fumée dissipée, ils s’aperçurent qu’il n’y avait plus qu’un trou béant en lieu et place de la porte. Même les parois du couloir la jouxtant avaient été arrachées par la force de l’explosion. Des câbles traînaient à terre, grésillant. Le sol aussi avait du subir la trop forte dose d’explosifs et était désormais irrégulier.

 

Il ne fallait pas tarder. Le voïvode, accompagné de ses incubes et des guerriers mania de l’explosif qui avaient troqué leur bâton de dynamite pour leur blaster et leur grenade, se précipita dans ce qui restait du poste de pilotage. Une fumée qui se dissipait peu à peu en s’insinuant dans les couloirs leur obstruait la vue, mais c’était aussi le cas pour les humains à l’intérieur. N’hésitant pas une seule seconde, Neilerua se dirigea au milieu de ce brouillard en direction de … ben devant lui, c’est déjà pas mal. Grâce aux toussotements, il put savoir où se trouvaient les survivants de l’explosion et combien ils étaient. Apparemment pas très nombreux. Il discerna le raclement d’un objet métallique sur le sol. Une arme ? Peut-être, il fallait se montrer prudent.
 

Jetant des regards à droite et à gauche, il marcha tranquillement vers l’origine de ce son étrange. Il entendit un bruit étouffé et une chute d’un corps. Quelqu’un devait avoir eu le malheur de rencontrer un guerrier.
A l’instant où il arriva au plus près de la cause du bruit métallique, la fumée se retira pour juste lui laisser le temps de voir un homme d’un âge avancé à la chevelure grisonnante pointer un pistolet laser en sa direction et tirer. D’un preste mouvement sur le côté, il l’évita pour se réceptionner sur un pied, usa d’une impulsion vive pour se jeter sur cet importun qui avait eu l’audace de le viser. La Lame Noire virevolta dans les airs et finit par se planter dans l’épaule du capitaine qui écarquilla les yeux et lâcha son arme sous le coup de la douleur. Du sang gicla et vint tâcher l’armure rutilante de l’eldar noir qui approcha son visage de celui de sa victime.
 

Il enfonça un peu plus profondément dans la chair la lame pour voir grimacer l’humain. Ce spectacle était merveilleux.
Il le repoussa vivement et retira sans ménagement sa lame du corps de l’homme. Désormais à terre, le capitaine n’avait pas fière allure. Le reste de l’équipage était entre les mains des guerriers, les incubes gardant la porte, tenant leur lance électrique, prêts à intervenir.
Les hommes de l’équipage avaient les mains sur la tête qui était baissée, à genou, comme pour une exécution. Certains pleuraient, d’autres préféraient ravaler leurs larmes pour ne pas satisfaire le sadisme des pirates bien connu.
 

Neilerua posa son pied sur le torse du capitaine et comprit que le bruit métallique provenait de la jambe cyborg. Pointant de son pistolet laser le responsable de ce vaisseau de transport désormais en proie à des pirates, le voïvode demanda :
 

"Voulez vous mourir ?"
 

Le capitaine réfléchit. Il y avait un piège, c’était évident. Les eldars noirs étaient réputés pour leur sadisme, leurs tromperies et leur volonté de tourmenter ceux qu’ils capturaient. Si il répondait qu’il voulait mourir, on le tuerait sur le champ, sans hésitation. Si il répondait que non, il serait capturé, torturé et vendu en tant qu’esclave ou pire, séquestré. Mais quel était véritablement le pire ? Mourir en l’instant ou vivre un Enfer ? Et qu’est ce qui l’assurait de mourir, même si il répondait qu’il le voulait ? Ils le laisseraient en vie et le ferait prisonnier quand même, ignorant sa volonté d’échapper à leurs tortures. Comment savoir ?
 

L’eldar noir regardait les yeux du pauvre capitaine. Ils reflétaient son angoisse à sa question. C’était délicieux. Cet imbécile d’humain se tourmentait tout seul, c’était tellement risible. Il le laissa imaginer les pires atrocités encore quelques minutes puis lui tira un coup dans la jambe, histoire d’accélérer les choses.
Il expliqua son geste d’une voix teintée d’impatience :
 

"Veuillez m’excuser, mais il se trouve que je n’ai pas que cela à accomplir, alors si vous pouviez vous décider un peu plus rapidement …"
 

La pauvre victime ne pouvait se tenir la jambe, ses mouvements étant entravés par l’appui qu’effectuait Neilerua sur son corps. Il gesticulait mais ne versa aucune larme, la haine animant son être. Il détestait ses êtres qui se croyaient supérieur, qui jouaient avec leur vie et les considéraient comme de simple amas de chair, de la marchandise. Comment ces êtres insensibles pouvaient comprendre les sentiments que ressentent les êtres humains ?
Il répliqua donc :
 

"De toute manière, soit vous me tuez sur le champ, soit vous m’emmenez en tant que marchandise, quelque soit ma réponse, alors …"
 

Le second tir de blaster le coupa dans sa phrase. Il hurla de douleur, son visage n’était plus qu’une grimace, sa bouche tordue. La brûlure fuma un peu. Neilerua avait visé l’épaule, cette même épaule qui avait déjà subi sa Lame Noire. Un tir de blaster sur une plaie ouverte fait mal, très mal.
Se mettant à genou sur le ventre de sa victime, enfonçant son genou dans le ventre pour plus de confort, il rapprocha son visage et prononça simplement :
 

"Alors quoi ? Tu abandonnes ? Tu nous laisses le choix sur ta vie ?"
 

Et sans laisser le temps au capitaine de répondre une autre idiotie, il le frappa de la crosse de son pistolet blaster afin de le sonner. Il se releva et examina l’ensemble du poste de pilotage.
Il ne restait plus grand-chose d’utilisable. Il ordonna le transfert de ces prisonniers dans sa barge.
 

Il fallait qu’il se renseigne sur l’état d’avancement de l’abordage. Il contacta donc l’ensemble des équipes. Il appris alors que l’ensemble du vaisseau était sous contrôle eldar noir.
Grâce au rapport de Tsaëk, il sut que Net avait accompli ce à quoi il était destiné si il désirait le servir, c’était une bonne chose.
Les passagers étaient soit morts, sans en cours de transfert du vaisseau vers les raiders. Ceux qui n’étaient pas jugé apte à continuer ou à être vendu était torturé puis laissé sur place.
 

Les cales étaient en train de se faire vider de leur contenu et celles des raiders et de la barge se remplissaient. L’abordage était donc réussit, il fallait donc se replier et quitter les lieux au plus vite.
 

Il se rendit compte qu’il avait omis de se renseigner sur l’équipe de succubes. Il contacta donc Vytra qui l’informa qu’elle était présentement avec Devon et qu’ils étaient sur le point de se faire plaisir. Neilerua soupira et lui ordonna de cesser de s’amuser et de finir leur mission, à savoir capturer des passagers pour les transporter dans la barge et tuer ceux qui ne valaient pas la peine. Vytra acquiesça et coupa la communication.
 

Alors qu’ils allaient quitter le poste de pilotage afin de regagner la barge, l’eldar noir se retourna vers ses guerriers et leur demanda, une idée ayant germée en son esprit fécond. Etait il possible de piéger le vaisseau pour qu’il devienne une sorte d’épave ambulante pouvant exploser à la moindre approche. Les experts en explosif lui répondirent que oui, et que ce serait un plaisir de le faire.
 

C’est ainsi que pendant que l’ensemble du Cabale quittait le vaisseau ravagé, une dizaine de guerriers installaient tout un dispositif. Neilerua rejoignit la barge escorté par ses incubes. Les raiders s’éloignèrent du vaisseau devenu une bombe à retardement spatiale et reprirent leur formation autour de la barge et du vaisseau clinique du Docteur Cyborg.
 

Après un bref bilan, le voïvode constata que les pertes avaient été ridicule comparé aux gains. Une bonne centaine de prisonniers, des minerais, des crédits, des bijoux etc, tout cela remplissaient et débordaient des cales des vaisseaux eldars noirs.
Il se plaça sur le pont supérieur et s’adressa au Cabale tout entier en eldar noir grâce aux hologrammes :
 

"L’Enfer s’est une fois de plus déversé sur les humains, pour notre plus grand plaisir et pour le plaisir du Dieu Noir !
 
Vos actions ont été admirable, votre dévouement forçant le respect. Vous vous êtes imposés. Vous vous êtes montrés en tant que pirates, et c’est ce que nous sommes !
 

Longue vie aux eldars noirs !"
 

Une clameur unanime lui répondit :
 

"Longue vie aux eldars noirs !"
 

"Pour Commoragh !"
 

"Pour Commoragh !"
 

Hurlèrent de joie les eldars noirs, ivre d’avoir pu autant combattre en si peu de temps. Être au sein du Cabale de la Larme Noire signifiait désormais avoir une activité importante, peu se reposer et obtenir des gains considérables.
 

La réputation de ce voïvode aux tels exploits ne pouvait que lui être bénéfique, du moins, en apparence. En effet, beaucoup de guerriers vont ressentir le désir de se joindre à lui, mais les hauts dirigeants vont voir en lui une menace.
 

Néanmoins, pour le moment, cet état des choses ne comptait que peu pour Neilerua. Il avait réuni Devon et Net dans la grande où ils avaient précédemment dîner. Elle était désormais entièrement remplie de guerriers et de tables, celles-ci recouvertes de victuailles.
Le plafond ressemblait à celui d’une discothèque, étincelant de milles couleurs flashy. De la musique semblait sortir des murs.
 

Fendant sa propre armée, Neilerua rejoignit les seuls humains dans cette salle et leur sourit. Il avait quitté son armure pour prendre un simple pantalon noir, des bottes ferrées et une chemise noire. Il portait un autre masque, celui là ressemblant plus au masque vénitien. Mais il restait simple, ce masque n’était bordé que de rouge et d’argent.
 

Faisant fi du bruit environnant, il les complimenta à sa manière :
 

"Net, je sais que tu as fait ce qu’il fallait, je suis fier de toi.
 

Devon, je sais que tu as voulu faire quelque chose que tu pourrais regretter. Mais après tout, je laisse à la concernée la liberté de ses actes …"
 

Il lui posa une main fraternelle sur l’épaule et en passant à ses côtés, lui murmura :
 

"Miyu est bien vite oubliée …"
 

Et de partir sur ces mots, un sourire moqueur aux lèvres.
 

Oui, décidément, ces humains étaient intéressant ...



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MessagePosté le: Dim 21 Nov - 14:22 (2010)    Sujet du message: A l'aabboorrdddaaaggggeeeeuuuuuhhhh [PV Nei, Devon et Net] Répondre en citant

Devon sourit à sa remarque, il savait pour quoi il passait mais il préférait largement cette image de girouette que de con s'accrochant à des espoirs impossibles. Bien sur qu'il l'aimait encore, mais pendant le moment de l'attaque il avait complètement pété les plombs, et en fait ça lui avait semblé très agréable. En tout cas bien plus que ce retour à la réalité que Nei lui envoyait comme une baffe. Il continua de sourire, rajoutant mentalement cette pique à l'addition que tout ce que Nei lui avait fait subir, et qu'un jour il lui faudrait payer. 

"On fait ce qu'on peut... Quant à la liberté de mes actes, il n'y a qu'un seul concerné et c'est moi je te signale. Si tu donnes ta liberté dès que tu papillonnes un peu, je n'ose pas imaginer dans quel état elle est..."

Il garda un oeil sur Vytra qui discutait au loin avec quelques unes de ses compagnes. Elles aussi s'étaient changées. Un peu moins habillées, sans leurs armures, mettant leurs tatouages en valeurs comme des bijoux. Lui même avait eu le privilège d'enlever ses fringues transpirées pour une chemise noire, toute simple et un peu cintrée.


"Mais ne le prend pas mal, ce n'est qu'une remarque comme une autre."


Il regarda Net, cherchant à imaginer quelle était cette tâche qu'il avait si brillamment accomplit. Finalement il laissa tomber cette réflexion, il s'agissait surement d'à peu près la même chose que lui.


"Au fait Nei, si ce n'est pas indiscret, ta charmante femme va t elle nous rejoindre ? Ca fait longtemps que je ne l'ai pas vu, et ça m'a surpris qu'elle ne soit pas en notre compagnie au diner..."
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MessagePosté le: Lun 3 Jan - 00:25 (2011)    Sujet du message: A l'aabboorrdddaaaggggeeeeuuuuuhhhh [PV Nei, Devon et Net] Répondre en citant

Pure coïncidence ou calcul, nul ne le sait. Il n’en reste pas moins qu’à l’arrivée de Nadia, le silence se fit. Elle venait d’apparaître à la porte de la grande salle et lorsqu’elle parut, la musique se tut. Les regards se tournèrent vers l’entrée et la vision offerte imposait le respect, même pour les eldars noirs qui avaient leur propre esthétique et goûts.
 

Elle s’avança et une haie d’honneur se forma d’elle-même. Sa robe pourpre fendue aux hanches laissait à penser sans faire voir. Ses magnifiques chaussures noires à semelles suffisamment épaisses pour claquer sur le sol étaient surmontées de boutons d’or. Le décolleté n’était pas plongeant mais laissait rêveur néanmoins. Elle portait à son cou un magnifique collier d’or et ses cheveux descendaient en cascade dans son dos découvert.
Elle était splendide bien que son visage n’exprime que le mécontentement.  Elle marcha à pas décidé vers un Neilerua qui était à la fois ravi et gêné car voyant le ressentiment de sa femme à son encontre.
 

La gifle magistrale qu’elle lui infligea claqua dans toute la salle. Il tourna la tête sous la force de l’impact et demeura un instant dans cette position, son visage affichant une surprise non feinte. Personne ne pipa mot. Se moquer serait suicidaire.
Un temps passa dans un silence de mort. Les soldats n’osaient pas se manifester, leur maître venant d’être frappé par sa femme. Ils ne pouvaient décemment pas agir, alors ils restaient prostrés. 
 

Neilerua réagit enfin en tournant doucement la tête pour plonger ses yeux dans ceux si envoûtant de sa femme, Nadia. Un sourire se dessina sur ses lèvres. Elle avait raison d’agir ainsi. Il l’avait négligé, omettant de l’inviter au dîner de retour de Devon pour ensuite aller combattre. C’était irrespectueux et indigne de lui. Assoiffé de sang et d’âmes, il en avait oublié ses devoirs conjugaux. La Folie avait pris le pas sur l’Amour. Il avait fauté.
 

Il mit un genou à terre et s’inclina devant cette créature sublime qu’était Nadia pour prononcer d’une voix douce et peinée :
 

"Ma tendre, mon éclat d’étoile, je suis sincèrement navré d’avoir ainsi agit. Je t’ai négligée, c’était d’une impolitesse outrageante. Tu as eu raison de me gifler, je le méritais. Je te fais la promesse que tu n’auras plus l’occasion de le faire, je ferais tout pour cesser d’être aussi irrespectueux envers toi.
J’ose espérer qu’un jour, tu daigneras me pardonner."
 

Elle le regarda de haut, gardant son expression de mécontentement. Elle lui en voulait, c’était certain. D’un signe de la main presque agacée, elle le redressa et lui répondit :
 

"Je l’espère aussi."
 

Un sourire se dessina sur ses lèvres. C’est alors que Neilerua se tourna et demanda d’un mouvement de la main une valse. La mélodie commença à emplir la salle et les guerriers de se retirer le long des murs. Il était naturel que ce soit des femmes qui dansent avec des hommes.
 

Le voïvode tendit la main vers l’humaine qui la prit en inclinant légèrement la tête. Il n’y avait qu’une dizaine de succubes dans la salle, il leur revenait le privilège de choisir leur cavalier pour cette danse ancestrale.
Cette danse certes complexe avait été volée par les eldars aux peuples humains. Naturellement, cette culture avait été gardée par l’aristocratie eldar noir. Il était donc de convenance de savoir maîtriser les pas afin de ne pas paraître dénué de culture lors de soirées mondaines.
 

Cette culture se répandit même dans les rangs les plus bas, grâce aux cours de danses donné dans l’Académie des Cabales et des Cultes. Il n’était donc pas étonnant de voir des guerriers et guerrières savoir danser la valse.
 

Tandis que les couples se formaient, Vytra s’avança vers Devon et l’attira à elle pour l’inciter à danser. Qu’importe qu’il sache ou non, elle le ferait danser.
La danse commença, le ballet avec les étoiles en toile de fond.


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MessagePosté le: Mer 5 Jan - 13:14 (2011)    Sujet du message: A l'aabboorrdddaaaggggeeeeuuuuuhhhh [PV Nei, Devon et Net] Répondre en citant

En voyant Nadia entrer, Devon comme la plupart des autres mâles en rut, avait ouvert grand la bouche alors qu'une pensée puissante lui grignotait l'encéphale en même temps que le pantalon.

*Dire que j'avais oublié à quel point elle était bonne...*

En réalité Nadia n'était pas seulement bonne, elle était majestueuse aussi, puissante et dominatrice. Elle bombait la poitrine et toutes ses attitudes de garce ressemblaient à celles de Sedna entrant sur scène. Devon réalisa ce point commun, et en fut charmé. En fait une fille comme Sedna existait, avec un corps aussi déformé et des attitudes qu'aucune femme n'adopterait, et dieu ce que c'était beau. 

Elle s'approcha de son mari qui ne pipa mot, il baissait les yeux sans pour autant les plonger dans les profondeurs de son décolleté, et elle lui assena une claque particulièrement sonore, et certainement tout aussi douloureuse au vu du nombre de bagues quelle portait à ses doigts.
Devon était resté relativement silencieux en observant la scène. Relativement signifie qu'il n'avait pas pus étouffer un "Outch..." qui n'allait certainement pas vexer Nei, car d'une certaine façon il comprenait sa souffrance et compatissait. Ce que Nei aurait certainement moins toléré, c'était le fou rire qui s'empara de lui, et que pour le contenir il plongea son nez dans sa flute de champagne. Il fit des bulles en ricanant à demi mot jusqu'à s'en étouffer et crachoter dans son coin. Évidemment ça rendait la tirade éperdue de Nei beaucoup moins romantique, mais que voulez vous, on fait ce qu'on peut.


Maintenant que j'y pense, il y a peut être un petit arrière goût de coup bas dans ce geste que fit l'eldar à l'orchestre. Inviter une fille à danser pour se faire pardonner, existe-t-il de plus vieille technique de drague ? On peut lui faire un enfant ou poser une étagère dans la cuisine aussi, mais dans le premier cas il est possible que par la suite elle nous en tienne pour responsable.
 
Quant à ce pauvre Devon, qui lui n'avait rien à se faire pardonner, il se retrouva embourbé dans cette merde, qui comme tout les plans venu du cerveau malade de Nei, était particulièrement merdique. Vytra s'approcha de lui la bouche en cœur, et le désigna comme cavalier pour une danse... quelle danse déjà ? Valse ? Ça se danse à deux ce machin ? L'angoisse commençait à monter, comment pouvait il improviser là maintenant une danse ultra cadrée dont il ne savait rien ? Même s'il était bon danseur c'était particulièrement impossible. Il réfléchit à toute vitesse. Si Nei voulait impressionner sa belle et se faire pardonner par la même occasion, il avait obligatoirement choisit une danse qu'il maitrisait. Un semblant de solution lui apparut. Il allait se relier à son système nerveux et pomper tout ses mouvements qu'il avait certainement mis des années à apprendre. L'idée lui sembla aussi géniale que salope et fut immédiatement adopté. Vytra glissa sa main dans la sienne et le regard dans le vide il chercha le système de Neilerua dans la pièce pleine de monde. Il fini par le trouver, et de par sa proximité avec Nadia, ça ne pouvait être que lui. Son esprit essaya de se frayer un chemin dans les profondeurs de son cervelet, avant se constater qu'il se trouvait en territoire inconnu. Rien n'avait le même forme que ce qu'il connaissait, et tout était salement mélangé. Un vrai merdier en l'occurrence. Chez Nadia c'était propre, limpide, mais chez lui c'était comme une piaule de mec, les cadavres de despe cachés sous le lit en moins. Il soupira, maudissant les eldars et leur anatomie différente, et se promis de profiter de son voyage dans ce vaisseau pour en examiner trois quatre.


Mais en attendant il était dans la merde, et il lui fallait un plan de secours. Une idée particulièrement salope et à double tranchant germa dans son esprit malade. C'est vrai que c'était un peu batard sur les bords, mais en même temps s'il était malin, chose particulièrement improbable, Nei réussirait à s'en sortir comme un chevalier. Au pire il lui restait toujours les étagères ikea.


Fier de sa capacité à se démerder de toutes les situations, même les plus vicelardes, Devon prit la main de la succube et en lui adressant le sourire le plus charmeur et ténébreux qu'il avait en magasin, il l'emmena sur la piste avec les autres couples. Il y allait au bluff total, et au fond de lui il se chiait un peu dessus. Il tendit l'oreille lors de la mesure d'intro, guettant le moment où il devrait partir. Et partir sur quoi en fait ? Même le petit enfant Satan n'arriverait pas à le sortir de là. Il regarda Vytra, charmant mais légèrement crispé. Elle ne disait rien mais sentait qu'il cachait quelque chose, en plus il la tenait beaucoup trop près et ses bras c'était du n'importe quoi...
Ça y est, la musique démarrait, par réflexe il fit un pas en avant et manqua d'écrabouiller les petons de Vytra sous ses grosses doc de sécurité. Tiens il n'avait pas pensé à cette issus là, amputer sa cavalière. C'était pas mal, mais après elle refuserait certainement de continuer ce qu'ils avait entrepris pendant l'abordage, ce qui était fort fâcheux.
Ce changement dans le pas déstabilisa la succube qui le regarda, cherchant à comprendre ce qu'il foutait. Lui continuait de sourire comme un con, sentant que ses nerfs le lâchaient sous la pression et que le fou rire convulsif n'était pas loin. Heureusement pour elle il n'eut pas à aligner un autre pas car l'attention fut détournée vers un autre couple, légèrement plus dans la merde qu'eux.
La charmante et merveilleuse Nadia venait de s'étaler sur son cavalier. Ils n'avaient pas vu la chute, mais Devon pouvait la visualiser sans problème. Son pied droit avait fait un faux mouvement et elle s'était retenue à Nei pour ne pas tomber davantage.

Devon lâcha Vytra et comme les autres danseurs ils se précipitèrent pour voir, certains lui cherchèrent de quoi s'assoir et touts lui demandèrent si tout allait bien. Ça faisait mal ? Un peu comme une entorse ? Pourtant ça ne gonfle pas, oh ça ne va surement pas tarder. Mais avec un peu de chance ça ira mieux tout à l'heure, quand on aura changé de fucking registre de danse, hein honey ?

Il s'agenouilla à la hauteur de Nadia (assise) et après lui avoir dit des paroles qui se voulaient réconfortantes, proposa sa cavalière à Nei, tout en assurant que c'était bien normal et que ça ne le gênait pas du tout de le regarder. Et puis il tiendrait compagnie à Nadia et la ravitaillerait en punch. La pauvre quand même, ai du cœur.

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MessagePosté le: Dim 30 Jan - 22:04 (2011)    Sujet du message: A l'aabboorrdddaaaggggeeeeuuuuuhhhh [PV Nei, Devon et Net] Répondre en citant

Le contact avec sa sublime femme le ravit tout autant qu'il le laissa perplexe. Il avait pourtant admirablement bien entamé la valse en reculant le talon gauche tout en tenant Nadia dans ses bras. Cependant, dès qu’il eut commencé son mouvement, elle chutât sans crier gare ni quoique ce soit d’autre et l’entraîna dans sa rencontre inopportune avec le sol froid. Ils se retrouvèrent donc allongés l’un sur l’autre, assez gênés par cette position. Non point qu’ils n’en aient pas l’habitude, mais plutôt que la façon dont ils se soient trouvés ainsi n’est pas des plus reluisantes. Faire un faux pas alors que l’on commence à danser n’est pas très appréciable et ne donne pas une bonne image de soi.
Ce dont ne pourra pas se réjouir Neilerua, c’est qu’il n’était pas le seul à avoir fauté au début de cette valse en apparence inoffensive. En effet, son ami Devon avait lui aussi manqué de réduire à néant les jambes de sa cavalière, à savoir Vytra, qui ne lui aurait jamais pardonnée cet affront.
 

Pour le moment, les guerriers et guerrières s’étaient rassemblés autour de la femme de leur voïvode afin de s’enquérir de son état de santé après cette chute accidentelle. Du moins, l’était-elle en apparence. Toutefois, personne mis à part le responsable ne pouvait deviner la véritable origine de ce faux pas.
Nadia était donc assise sur une chaise gentiment proposé par un Tsaëk au sourire charmant et se massait la cheville, source de ses maux.
 

C’est alors que s’approcha en soigneur incontesté aux méthodes contestables Devon, sa chevelure aux teintes violettes s’agitant sous ses pas empressés, dénotant un zèle quelque peu suspect. Néanmoins, Neilerua n’en tint pas rigueur, se rappelant le certain attachement qu’avait son ami envers sa compagne. Il se souvint de ses paroles au sujet de leur couple, qu’il devait prendre garde et autres conseils aussi utiles que les nombreux ornements qui décoraient la salle. C’était bien beau, mais cela n’apportait pas grand-chose. Les remarques portées par ce coureur de jupon invétéré n’avaient pas bien grande valeur à ses yeux. Il n’avait pas de leçon à recevoir de la part d’un père dont la fille ne connaîtrait sûrement jamais sa mère et qui avait le membre frétillant, aussi changeant qu’une girouette, toujours à changer de direction en fonction de son intérêt du moment.
Malgré cela, il ne put s’empêcher d’avoir en mémoire ce que lui avait dit son ami à la pilosité particulière. Et cela assombrit son humeur joyeuse. Mais il ne montra pas ce changement, d’une grâce à son masque qui lui recouvrait la moitié de son visage, d’autre par la maîtrise de ses traits. Il afficha donc un sourire de circonstance, remerciant aimablement Devon pour son assistance :
 

"Je te suis gré de t’occuper de Nadia, mon cher ami. "
 

Et de déposer un tendre baiser sur le front de sa belle tout en lui souriant avec amour. Elle répondit à son sourire et lui fit comprendre qu’il n’avait pas à s’inquiéter, que la douleur allait passer, du moins, l’espérait elle. Il s’éloigna donc, écartant les curieux aux alentours et fit reprendre à chacun sa position initiale.
Les guerriers se retirèrent donc contre le mur, les guerrières se déplacèrent au centre de la salle, leur cavalier bien en main. Vytra ayant accepté la proposition de Devon, elle se retrouva entre les mains gantées de Neilerua qui ne put s’empêcher de jeter un regard curieux vers sa femme en compagnie de ce dragueur compulsif.
 

La mélodie reprit et la valse put recommencer sans accroc cette fois-ci. Les pas s’enchaînaient avec douceur et fluidité, les mouvements étaient gracieux et exprimaient toute l’immersion dans laquelle se trouvait plongé les danseurs. Ils se déplaçaient dans toute la salle sans se toucher une seule fois, se frôlant par moment, mais le tout suivait une mécanique parfaite.
Les notes emplissaient la salle d’une douce mélodie, le rythme s’exprimant à travers le corps des danseurs. C’était même plus que cela. Les corps faisaient partie intégrante de la musique, chaque note ayant son mouvement associé, le tout formant une harmonie des plus sublimes.
Ils dansèrent ainsi le temps d’une valse, laissant leurs pensées s’échapper. Le temps de se battre s’était terminé dans les derniers râles des survivants croupissants désormais dans la cale, aux côtés des précédents prisonniers, tous attendant avec crainte ce qui allait suivre.
 

Le contraste entre cette scène et l’abordage qui avait suivit était saisissant. Qui pourrait penser que ces danseurs allègres et leurs spectateurs joyeux se trouvaient être les mêmes qui quelques instants plus tôt découpaient et tranchaient en riant dans le vif de sujets terrifiés ?
Il en allait ainsi pour les eldars noirs, leur existence s’enchaînant au gré de leurs envies.
 

Lorsque le dernier mouvement de valse se tut, les applaudissements comblèrent rapidement le silence, les danseurs se saluant puis saluant ceux rester en retrait. Seuls les incubes n’eurent pas à applaudir, leur raison de d’être étant ailleurs. Ils étaient demeurés tout à fait immobile au cours de la valse, aucun n’avait approché le buffet. Ils étaient cinq à l’entrée et c’était tout, le reste de la garde du voïvode s’étant retiré peu après l’abordage pour rendre les derniers honneurs à ceux tombé. Ils leur revenaient cette lourde tâche, leur conférant ainsi le rôle de préparateur mortuaire.
 

La traite des morts chez les eldars noirs dépend essentiellement des actes. Si le guerrier c’est admirablement bien battu au cours de son existence, il obtient le droit à un traitement de circonstance. Si tel n’est pas le cas, alors son corps est soit laissé à l’abandon, bien que cela soit rare, soit était tout simplement réduit à néant, ses affaires étant distribués selon un principe bien connu : je l’ai vu en premier, je le garde. Avec une légère modification néanmoins : je l’ai vu en premier, tu l’as pris en premier, je t’ai tué, je le garde. C’est d’ailleurs pour cette raison que ce sont les incubes qui arpentent après chaque combat le champ de bataille, afin de recenser les morts et de prendre en charge leur traitement, afin d’éviter tout débordement après un combat.  
 
 
Le corps d’un eldar noir ayant mérité les honneurs est dévêtu avec le plus grand soin, tout ses effets étant soigneusement remis à des esclaves en charge pour les nettoyer, le sang s’étant incrusté au cours des différentes luttes sanglantes de sa vie.  
Ensuite, c’est le corps qui est nettoyé, tandis que ses affaires sont regroupées dans une malle. Les viscères sont retirés et placées dans des vases hermétiques afin de les préserver de l’humidité ou de toute autre dégradation et entreposées avec soin dans la malle mortuaire.  
Enfin, le corps propre et vide est incinéré et les cendres sont entreposées dans un dernier vase, plus volumineux que les autres et naturellement déposé dans la malle.  
Ce qu’il advient de cette malle mortuaire, le plus souvent décorée, est assez simple : elle est conservée dans la soute jusqu’à être remise à la Tour des Morts, à Commoragh. Cette immense tour fait donc office de cimetière pour tous les eldars noirs s’étant montrés dignes d’y résider pour l’éternité. Les gardiens de cette tour font parti de l’Armée des Morts, naturellement. Cette armée est une des plus puissantes, mais surtout la plus respectée. Elle est la garante des corps et se doit de protéger les malles mortuaires contre toute intrusion.  
Cette armée est une des plus puissantes, car presque exclusivement composée d’incubes, ces guerriers en armures pouvant rivaliser avec au moins cinq guerriers armés classiques, sans eux-mêmes être armés.  
 
Ainsi était la traite des Morts chez les eldars noirs …
 

Les applaudissements se turent à leur tour et tandis que Neilerua s’en alla retrouver sa chère et tendre, il indiqua qu’une musique plus entraînante et dynamique pouvait être mise. Et c’est ainsi que sur le vieil air de « High Way To Hell », l’eldar noir sourit à l’humaine et lui caressa tendrement la joue pour lui susurrer à l’oreille :
 

"Tu es la plus sublime des étoiles, et ton éclat me réchauffe le cœur. "
 

Et de l’embrasser avec tendresse.


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MessagePosté le: Ven 18 Fév - 19:55 (2011)    Sujet du message: A l'aabboorrdddaaaggggeeeeuuuuuhhhh [PV Nei, Devon et Net] Répondre en citant

Debout aux cotés de Nadia, Devon regardait avec attention les danseurs entamer la valse, cette danse qui l'avait mis autant dans l'embarra. Il soupira de soulagement tout en se félicitant de ne pas avoir eu à danser ça.
Le rythme était différent de tout ce qu'il connaissait, et au fond, ce qu'il voyait lui déplaisait. En même temps il y reconnaissait bien Nei et ses manières d'aristo maniéré, ce qui était certainement le parfait opposé de ce qu'il était. Il ne ressentait pas de chaleur dans cette danse, c'était un ensemble de gestes répétés exécuté au millipoil de cul près. Il n'y avait rien de vivant et de beau là dedans selon lui. S'il avait vu un marionnettiste faire danser ses pantins de cette façon il lui aurait reproché ce manque de réaliste et de chaleur. Les vivants ne se comportent pas comme ça, mais en même temps il s'agissant d'eldar et ne sachant rien d'eux, il n'arrivait pas à juger en dehors de ses propres critères esthétiques.

Devon détourna le regard des danseurs et posa ses yeux sur la belle Nadia occupé à défaire son escarpin. Il s'agenouilla et tout en lui souriant de la façon la plus tendre qu'il lui était possible, le lui détacha et commença à masser sa cheville. Il se sentit soudain un peu responsable de s'être servit d'elle pour se sortir d'un faux pas. Au fond il éprouvait de la sympathie pour elle, et même s'il la trouvait plus que désirable il la respectait, enfin autant que possible. Disons que le respect envers autrui n'était pas son fort. Mais quand même, il se sentait désolé d'avoir du lui faire mal pour ne pas avoir à se ridiculiser devant la belle Vytra, et comptait se rattraper en stimulant ses points nerveux sous le couvert d'un massage. Après il était près à lui stimuler tout ce qu'il voudrait mais pour l'instant avec le mari dans le coin c'était trop dangereux. Il était bien capable de lui couper les oreilles et la queue pour les accrocher en trophée dans son bureau de génie du mal, au dessus de sa chaise qui tourne et de son chat ricanant et ne pourrait plus s'empêcher de s'exclamer à chaque fois qu'il lèverait les yeux
"Je t'ai finalement eu Gadget !! Mwahaha !!".
Donc pitié non merci =__= il ne s'était pas sortit de la toundra pour finir de cette façon ridicule, donc il allait ranger ses pulsions envers la belle et allait plutôt les orienter vers cette chère Vytra, certainement moins bonne mais tout aussi cochonne.

Devon continua à s'occuper de Nadia, discutant de banalités, la faisant rire avec des vannes pas très fines mais qui l'a réconfortaient de ses malheurs. La valse se termina et Nei commanda un nouveau registre, qui arracha un sourire à Devon. Comme quoi finalement il pourrait peut être s'entendre avec cet incapable encapé. Il se releva et tout en laissant Nei s'adresser à sa belle, prit Vytra par les épaules et l'entraina plus loin pour lui compter florette tranquillement.

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