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Nasamiituuq
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MessagePosté le: Ven 13 Aoû - 10:08 (2010)    Sujet du message: ᓗ'ᕿᓴᑲᖖᓇ Répondre en citant

Cela fait quelques années que l'Aukaneck Alexel vit avec nous. Grâce à lui j'ai pu apprendre beaucoup de choses, et la venue de Pierre, qui est tombé du ciel il y a quelques mois, m'a permis d'apprendre d'avantage. Il est parti peu de temps après, mais j'ai pu apprendre beaucoup tout de même.

Je chante beaucoup pour lui aussi, comme ça il apprend de moi aussi. Il aime beaucoup une chanson que j'ai entendu il y a très longtemps quand les Tuktu sont venu :


« Lähit tuiskuna tuvasta, tuiskuna tuvasta 
pakohon pahoa mieltä, pakoon pahoa mieltä 
sanat päälleni satavat, päälleni satavat 
pahat puheet putoavat, puheet putoavat 


En mie syyllistä syliä, syyllistä syliä 
vuota vierelleni, vuota vierelleni 
syyllistä syliä, syyllistä syliä 
oota omakseni, oota omaksein »


Il aime cette chanson que je chante avec Tanaraq et d'autres femmes du camps. Mais j'ai aussi appris des choses, et maintenant je peux parler avec lui.


Aujourd'hui, il fait très beau. Le soleil est haut dans le ciel et les glaces du Nord ont déjà commencé à fondre. Aujourd'hui, Alexel est parti aider les hommes pour la chasse, et je suis restée pour broder et pour parler avec les autres femmes. Ensemble, nous apprenons la langue des autres hommes.

« Je suis... une femme... et j'ai de beaux cheveux blonds », dis-je avec une voix pompeuse en bombant la poitrine, et toutes les femmes rient aux éclats.


Tanaraq prends la paroles :


« J'aime les ours du ciel ! »


Nous la félicitons.
Apprendre la langue des Hommes du Ciel m'amuse mais me rend fière. Mais un jour, cela me sera vraiment utile, car Tanaraq et moi, nous avons beaucoup parlé, et de voir cet homme descendre du ciel nous as fait rêver. Nous sommes sûres que Qaniit est là-bas, qu'il nous attend dans les étoiles.
Un jour, nous monterons là-haut pour le prendre dans nos bras.
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MessagePosté le: Ven 13 Aoû - 10:08 (2010)    Sujet du message: Publicité

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Nasamiituuq
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MessagePosté le: Mer 22 Juin - 18:38 (2011)    Sujet du message: ᓗ'ᕿᓴᑲᖖᓇ Répondre en citant


Le grand jour est enfin arrivé.

Cela faisait déjà plusieurs mois que nous avions déterré la maison des premiers Hommes venus du Ciel, et désormais elle était notre trésor.Nous serions douze à partir : 4 hommes, 4 femmes ainsi qu'un couple de qimmiq et deux qlarii que nous avions sélectionnés. Tanaraq et moi faisons parti des quatre femmes, car nous l'avions demandé.
 
Depuis plusieurs semaine, nous huit avons appris au mieux le langage des Hommes venus du Ciel, grâce à Pierre, et nous espérons vivement que tout le monde là-haut nous comprendra.
Nous partirons le jour où le soleil dormira, pour ne pas qu'il nous brûle. Et ainsi, nous verrons mieux les lumières du ciel pour nous guider.
 
Les hommes préparent de la nourriture, pendant que les femmes cousent des vêtements et des sacs. Nous nous sommes posé beaucoup de questions; et nombreuses d'entre elles sont restées sans réponses, mais ça ne nous dérange pas, car nous aurons toutes les réponses bientôt, quand nous aurons entrepris le voyage.

Une des plus grande question est de savoir comment faire s'envoler la maison de métal, faut-il du feu pour l'attirer vers le soleil ? Mais plusieurs hommes avaient déjà regardé à l’intérieur de la maison, et avaient vu plusieurs parties mobiles, actuellement ils cherchaient comment les faire fonctionner.
 
Chacun des douze porte une fleur blanche, que le reste de la tribu avait été cherché dans la grande montagne. On a même orné les 4 animaux (sauf les Qlarii, pour lesquels nous avons peint un bol de bois dans lequel ils nageaient).
 
Nous l'avions donc décidé : nous partirons demain.
Ce soir, une grande fête à été organisée pour célébrer notre départ. Je suis vraiment ravie d'entendre la musique de mon pays avant de partir, car elle est très belle. Tout le monde danse et joue, même si certains se mettent à l'écart car ils sont tristes à l'idée de la séparation. Et gagnées par cette pensée, Tanaraq et moi nous sommes mises à l'écart pour parler un peu.

 
"Tu es prête ?" 
 
Tanaraq me répond : 

"Oui, j'ai vraiment hâte de retrouver mon père" 
 
"Moi aussi... Je suis sûr que la lumière du ciel l'a rendu encore plus beau..." 
 
"Tu crois que le voyage durera longtemps ?"

"Oui, je pense. Car même si les étoiles sont proche de notre esprit, elles sont loin de notre corps"
 
"Je comprends..." 
 
Nous restons plusieurs minutes en silence, à scruter l'horizon. Le ciel est devenu bleu foncé, et était déjà rempli d'étoiles.
 
"C'est vraiment beau..." 
 
"Oui, j'ai hâte d'y être..." 

Soudainement, nous entendons un grand bruit qui venait troubler la musique jouée au campement. Après un long silence plein d'interrogations, nous entendons de longs cris.
Apeurée, nous nous dirigeons immédiatement vers le village qui était très brillant dans la nuit, en raison d'un grand feu autour duquel tout le monde s'amusait. Les cris se font de plus en plus forts, et sont couverts par des bruits que je n'avais jamais entendu auparavant. Ces bruits sont vraiment très fort et stridents, mais je suis incapable d'imaginer leur provenance. Les cris nous inquiètent alors nous courront.

Quand nous arrivons au village, nous sommes saisies d'un choc. Plusieurs huttes étaient en feu et tout le monde s'agitait. Dans la panique générale, je suis prise de vertige  en voyant plusieurs personnes allongées par terre et qui saignent.

 
"Reqqi... Il est mort..." me dit Tanaraq 
 
"Dieux... Que s'est-il passé..?" 
 
Brusquement, nous voyons trois hommes venir vers nous. Ils portent des habits vraiment étranges d'une matière que je ne connaissais pas, ce n'est pas du tissu ou de la peau. Ils tiennent des objets très étranges, similaire à ces reliques dans la Maison de métal. Ils nous parlent, mais je n'arrive pas à comprendre ce qu'ils disent.
Ils nous font nous coucher comme les autres. Tout le monde pleure et hurle. Les qimmiq font beaucoup de bruits. Un des hommes dis aux autres quelque chose que je ne comprends pas, je n'entends clairement que quelques mots :

 
"Anak...... untuk.... Malaya..." 
 
Après avoir donné cet ordre, tous les autres s'agitent et... et.... et prennent les enfants... Ils les saisissent pas le bras et les force à venir. Mon cœur se brise quand je les vois prendre Tanaraq.
Elle hurle et j'hurle aussi.

 
"ᓗᒋᙱᐳᐳᕆᐱ-ᓗᒋ !!! ᕻᒋᕕᔨᕆᐱ !!"

Ils me volent mon cœur, ils me volent ma vie, ils me l'arrachent cruellement tout en me tenant sur le sol. Les autres mères sont comme moi, et tous les enfants disparaissent avec ces hommes. Ce ne sont pas les Hommes venus du Ciel. C'est impossible. Cette langue si étrange qu'ils parlent n'a rien à voir avec celle des Hommes tombés du Ciel.

Ils sont partis très vite, laissant le village en flammes, laissant mes amis saigner sur la glace et un silence de hurlements. Toutes les femmes se relèvent et courent en hurlant dans la nuit, pour rattraper ceux qui nous ont volé notre vie. Nous courrons comme des folles pendant plusieurs dizaines de minutes, en larmes. Après avoir compris que tout était fini, nous nous sommes assises sur le sol gelé pour nous serrer mutuellement et pleurer notre mort. Nous nous sommes promis de les retrouver, mais malgré tout, nous ne comprenons pas pourquoi ces gens ont fait cela. Nous ne les connaissons pas, et ils nous volent notre trésor le plus précieux... C'était totalement hors de notre mode de pensée, et c'est ce qui nous faisait le plus mal.

Plusieurs heures plus tard, nous rentrons au villages, plongé dans une épaisse fumée. Beaucoup d'hommes et de femmes sont mortes, et je me mets à crier quand je me rends compte que je pose le pied sur une petite fleur blanche maculée du sang d'un des douze... Tout était fini : le village, le voyage, la vie.
La Maison de métal était couchée sur le côté et était encore en flamme, ces flammes qui emportaient au loin toute notre existence.

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Dernière édition par Nasamiituuq le Dim 3 Nov - 21:38 (2013); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 3 Nov - 21:19 (2013)    Sujet du message: ᓗ'ᕿᓴᑲᖖᓇ Répondre en citant


Jamais je n’aurais cru pouvoir ressentir une telle douleur. On m’a arraché ma fille. On m’a arraché le cœur. Pour la seconde fois.

Toutes les femmes sont là, gémissantes, hurlantes sur ces hommes qui sont allé rejoindre les étoiles. Cette nuit-là, nous avons tous perdu quelque chose : un mari, une femme, un enfant, la vie.

Et cette nuit durera des mois.

Perçant la nuit de nos cris, quelques femmes et moi traversons les plaines glacées en pleurant et en criant. Nous ne comprenons pas pourquoi cela est arrivé. Nous étions tellement heureux, pleins d’espoir à l’idée de visiter le Monde des Etoiles. Qui sont ces étranges personnes ? Pourquoi nous ont-elles arraché le cœur ?

Marchant pendant des heures, nous marquons le sol enneigé de nos pas lamentables et de nos larmes acides.

Nous nous soutenons mutuellement. A plusieurs reprises, l’une d’entre nous s’effondre sur le sol, perçant cette nuit interminable d’un cri aussi douloureux que les blessures infligées par ces étranges objets que tenaient ces hommes.

Et cette question me rend folle : qui sont-ils ?

Nous avons parcouru tellement de distance, foulé tellement de terre. Comment est-il possible que nous ne les ayons jamais vus ? Ils avaient l’air si… étrangers.

Et je ne peux m’empêcher de ressasser ces mots si lointains : « Anak untuk Malaya ». Quelle est leur signification ? Quelle est cette langue si proche de la nôtre et qui sort pourtant de la bouche de monstres ?

Nous marchons pendant ce qui nous semble des semaines, des mois. La nuit est de plus en plus noire et glaciale. La Vie semble tellement loin.

Parfois, j’ai l’impression d’entendre Tanaraq marcher à côté de moi. Mais ce n’est que l’écho de mes propres pas dans l’immensité de ce désert glacial.

Plusieurs femmes ont rebroussé chemin, et c’est après un long moment de silence que je m’aperçois que je suis et resterais seule.

Seule à marcher.
Seule à pleurer.
Seule à lutter.

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MessagePosté le: Mar 27 Mai - 14:00 (2014)    Sujet du message: ᓗ'ᕿᓴᑲᖖᓇ Répondre en citant

Je marche maintenant depuis des semaines. C'est très dur en fait de savoir depuis combien de temps je marche : le jour et la nuit ne font qu'un, ma peine donne le poids d'une vie à chaque seconde.


Il y a quelques jours, le paysage a brusquement changé. Les pousses sèches de la toundra sont devenues des arbrisseaux, puis des arbustes, et maintenant de petits arbres.
A la neige blanche a succédé une neige marron, sale et fine.
Il fait plus chaud aussi.
Je n'ai pas croisé de Qimmiq depuis bien longtemps. Ici, il y a des animaux qui volent : je n'aurais jamais cru ça possible.
J'ai dû me défaire d'une partie de mes fourrures : elles étaient trop lourdes, trop chaudes.
Mais le plus étonnant n'est pas là.


C'est arrivé il y a deux jours.
Je marchais le long d'un sentier bordé d'arbres pâles. J'ai entendu du bruit, semblable à celui d'un qimmiq, mais légèrement différent malgré tout.
J'ai cherché l'origine du bruit, et j'ai vu quelqu'un : un homme sur un traîneau porté par un qimmiq, plus gros que les nôtres et plus trapu.
Il m'a vu, s'est approché et m'a dit quelque chose comme :


"Es-tu perdue ?"


Il parle ma langue !


"Non, je cherche ma fille", lui ai-je répondu.


"Ta fille vu n'ai-je point. Reposer manger faut-il ? Du tas des grands !"


En plus de son drôle d'accent, je comprends à peine ce qu'il cherche à me dire... A l'aide d'un couteau qu'il porte à sa ceinture (il est gris et brillant ! Comment est-ce possible ? De quel sorte d'os s'agit-il là ?) il grava d'étranges symboles sur un tronc d'arbre :


"AIDE ?"


Que cela signifie-t-il ? Je lui répondis :


"ᒋᙱᕈᕆ"


Ses yeux écarquillés m'amenèrent à penser que malgré les similitudes, lui et moi ne parlions pas la même langue. Il me fit signe de monter sur son traîneau et m'emmèna jusqu'à chez lui : une belle tente en planche de bois. Je n'en crus pas mes yeux...
Au milieu, un feu réchauffe la pièce et éclaire chaleureusement les outils et objets accrochés aux murs, notamment des représentations de Qilalugaq.


Cela fait donc quelques jours que je me repose ici. Je crois que l'homme s'appelle Kanguq, cela veux dire "Oiseau des neiges", c'est beau.
Nous nous comprenons de mieux en mieux.
Je lui ai raconté ce qui est arrivé à mon village et à ma fille. Il a dit qu'il était triste et qu'il allait m'aider.


C'est alors que je lui ai répété ce que les hommes ont dit en brûlant le village : "Untuk... Malaya...".
Kanguq a réagit vivement en m'expliquant que son père lui avait raconté un jour une histoire :


"C'est l'histoire d'un marchand de poisson. Alors qu'il faisait particulièrement froid cette année, le pêcheur pria Arvik, le dieu-baleine, afin d'assurer la protection de sa famille. Arvik lui offrit des pêches miraculeuses. Le pêcheur revenait toujours avec plus de poissons que la veille, bien plus que sa famille ne put en manger.
Il décida donc de vendre le reste du poisson à ses voisins, à mesure qu'il pêchait encore plus.
Un jour, il remarqua que le poisson s'était déplacé, un peu plus loin, un peu plus loin, encore plus loin. Il devint difficile de faire le déplacement entre les lieux de pêche et sa maison et ses voisins.
Il se consacra donc uniquement à la pêche.
Sans s'en rendre compte, le marchand de poisson était désormais très loin de son village, jusqu'au jour où le jour céda à la nuit et la nuit au jour. Le neige disparue pour devenir la pluie, le froid pour devenir le chaud. Le sol se changea en poudre et les étoiles en soleils.
Au loin, il aperçu des dômes noirs et des dômes dorés. Il croisa des marchands dont il ne compris la langue. Le gens le regardait, habillé de fourrures au milieux du désert, on le pointait du doigt. 
Il décida donc de rentrer chez lui, auprès de sa famille, et il raconta à ses petits-enfants ce qu'il avait vu, ce qu'il avait entendu. Il raconta la chaleur et les dômes, et cette étrange langue. Lorsque que sa famille lui demanda le nom de cette ville, il répondit qu'il n'en était pas sûr, mais il entendit souvent le nom de "Malaya".
Le marchand de poissons fini sa vit en repensant aux toits dorés de Malaya."


Malaya serait un village ? Un village d'or et de chaleur ? Je ne peux le croire, mais si ma fille se trouve là-bas, je dois me résoudre à trouver cette Malaya. 
Je la trouverais.
Et je la détruirais.
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