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Eldorado
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Devon
Humain
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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 17:25 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Son esprit s'éveilla petit à petit, lent et embrumé par une puissante gueule de bois. Il porta sa main à son front, et constatant qu'elle était glacée, il la laissa afin de calmer son mal de tête. Lentement il ouvrit ses paupières gonflées par la fatigue. Il se retourna et regarda le plafond. Ce n'était pas celui de la chambre au dessus de la poupée mécanique. Devon réfléchit aussi rapidement qu'il le put. C'est vrai, il avait quitté Zhaari depuis un temps qui lui avait semblé interminable, et vivait à présent dans le vaisseau de Neilerua. Il s'assit sur son cul et frotta son visage pour essayer de se réveiller. Il pensa qu'il devait avoir une mine horrible, et c'était vrai. Son visage était incroyablement pâle et des cernes mauves s'étaient creusés sous ses yeux bouffi de fatigue. La tête toujours baissé, il se retrouva face à face avec quelque chose qu'en général il ne voyais pas dès le réveil puis ce qu'il avait l'habitude de dormir habillé. Allons bon, il s'était endormis à poil. Il se rallongea et ferma les yeux et respira doucement, autant pour faire passer son mal de tête que pour calmer sa petite gaule matinale.

Soudain il sentit quelque chose de froid et désagréable se coller contre ses mollets afin de profiter de leur chaleur, quitte à le refroidir. Il tressaillit et se dégagea. Tout devenait clair pour lui, il n'y avait qu'une seule chose dans toute la galaxie capable d'imposer ses petons glacés de cette façon. Il s'assit et la remonté fut un peu trop brutale et il sentit un vertige s'emparer de lui. Quand il réussit à la dissiper, et qu'il voyait parfaitement clair, et que son cerveau particulièrement imbibé réussit quand à lui à faire la connexion, il constata que Vytra était roulé en boule près de lui, mais que néanmoins elle n'était pas la propriétaire des petons qui l'avait congelé à l'instant. Il se tapota les joues tout en réalisant qu'il ne se trouvait pas dans sa cabine, mais par terre dans le dortoir des succubes, en leur aimable compagnie. Le souvenir de leur petite fiesta lui revient en mémoire et un large sourire illumina son visage. Il soupira et jeta un œil à qui restait dans sa couche improvisée à base de couvertures et de matelas posés à même le sol. La plupart des filles étaient retournées dans leur hamac, et d'autres s'étaient endormies sur place, à ses côtés.

Tout en caressant la joue de Vytra qui dormait sur le dos, un main négligemment posé sur sa poitrine, il réfléchit à ce qui lui ferait le plus grand bien, un café ou un clope ? Nan la clope c'était un peu trop violent après quelques heures de sommeil, et son cerveau réclamait de l'hydratation. Devon se leva en chancelant et posa sa couette sur une des filles à qui il l'avait apparemment piqué pendant son sommeil. Il chercha ses fringues du regard, tout en faisant craquer son dos douloureux. Il réussit à trouver son pantalon qu'il enfila à même la peau et laissa tomber pour la chemise en constant qu'une succube frileuse, certainement la seule de son espèce, l'avait revêtit pour dormir.

Il s'éclipsa vers les vestiaires de ses dames, réfléchit à une possible douche, puis constata qu'il n'en avait pas la force pour l'instant et se passa le visage sous l'eau d'un des lavabo. L'eau fraiche lui donna un meilleur éclat et pourtant ce n'était toujours pas vraiment ça. Après avoir bu autant qu'il pouvait, il se regarda dans la glace. V'la la gueule de vainqueur. Il poussa un petit cris rauque et porta sa main à sa gorge. A quel moment de la soirée les filles s'étaient amusés à lui faire un collier de suçons ? Il soupira, incapable de se mettre en colère. Il continua l'inspection de son corps et remarqua ses morsures sur ses épaules et que ses oreilles étaient rouges et douloureuses. Quant à ses poignets, ils affichaient une large bande rouge tirant sur le mauve, l'exacte couleur de la chair qui s'est retrouvé entravé pendant un bon bout de temps. C'est tout ce qu'il voyait pour l'instant, mais s'il avait eu le pouvoir de tourner sa tête comme un hiboux il avait bien aimé savoir s'il n'avait pas aussi des traces de morsures sur ses fesses parce que dans son souvenir...
Il bu à nouveau, ses pensées se faisaient de plus en plus clair. Il rejeta à nouveau un coup d'œil à sa gorge et bêtement appuya sur l'un des bleus. Oui ça faisait mal.


*Et bah... t'es en charpie mon vieux... n'empêche pas de regret. Si ce n'est que si Elpa je vais avoir l'air fin avec tout ces...*


Il ouvrit grands ses yeux de lémurien et une centaine de putain de plus en plus stressé s'échappèrent de sa bouche. Cette petite fête qui avait légèrement dérapé n'avait rien de spontanée, c'était pour célébrer son départ de ce vaisseau moisi vers la merveilleuse planète blanche. Par réflexe il donna un rapide coup d'œil à son poignet gauche, s'attendant à trouver sa montre mais comme le reste elle était introuvable. Quelle heure il pouvait bien être ? Et Neilerua qui avait insisté sur la ponctualité. Il sentit le mal de tête lui revenir en pleine poire. Quel con mais quel con ! Si ça se trouve il avait gâché sa seule chance d'aller un jour sur Elpa. Il se précipita hors de la salle de bain et enjamba les corps endormit en jetant un regard furax à celle qui dormait enveloppé dans sa chemise. Une fois arrivée à l'entrée il trouva ses bottes et en le enfilant remarqua d'une succube bienveillante avait glissé dedans sa montre et son portable. Il ouvrit le clapet et retient un putain supplémentaire. Nei allait le niquer, cette fois c'est sur. Il sortit du dortoir en se retournant une dernière fois. Vytra qui émergeait lui fit un petit signe de la main et lui souhaita de se porter bien. Il sourit, et lui répondit la même chose avant que la porte ne se referme.

Une fois dehors il se rendit soudain compte du ridicule de sa situation, qu'il avait oublié à cause de l'angoisse d'être en retard. Il était à moité à poil, dans un vaisseau bondé de monde, et il ne pouvait décemment retrouver Neilerua au poste de pilotage dans cette tenue. Et puis il fallait récupérer Babette. Il laça ses doc comme il put et piqua un sprint à travers la moitié du vaisseau, en priant le ciel de ne rencontrer personne d'important avant d'arriver à sa cabine. Évidement ce ne fut pas le cas, et il eut même l'impression que les incubes avaient cessé d'être impassible pour se foutre de sa gueule. Jamais il n'avait tenu une course aussi vite et aussi longtemps, et une fois dans sa chambre, il s'affala sur le lit sans même s'occuper de Malia qui matait avec insistance son torse massacré et ses yeux rouges sang. Tout en essayant de reprendre son souffle, il l'envoya lui chercher des fringues et elle alla fouiller dans les bagages déjà faites pour lui trouver ce qu'il voulait. Quant à Babette, déjà réveillé depuis des heures, habillé et propre, elle jouait gentiment à baver sur son doudou et à le donner et le reprendre à qui passait dans le coin. En voyant son papa assis sur le lit, qui enfilait un tee shirt propre d'un geste précipité, elle fit trois petits pas et tout en se tenant fermement au mollet de Devon elle lui tendit le jouet carrément humide. Cela le détendit immédiatement et il le prit en la remerciant.

C'était son premier doudou, qu'il avait cousu lui même la nuit ou avec Emrys ils avaient torturé le juge pour la retrouver. Une fois à la maison, son couffin dans ses bras, il avait regardé dormir son bébé pendant des heures et en avait profité pour lui fabriquer un jouet. Il avait fait ça selon l'inspiration du moment, une fois qu'il s'est sentit serin et confiant en l'avenir. Il avait dessiné puis cousu un espèce de petit bonhomme rondouillard blanchâtre, avec un petit cœur rouge sur la poitrine, et les yeux fermé, qui dormait tranquillement, avec comme seul vêtement un bonnet qui ressemblait à celui que Nemmy avait mit à la petite pour la protéger du froid. Il l'examina et constata qu'elle avait réussit à la découdre dans le dos et d'un peu de coton lui sortait par le trou. Il bourra le coton avec ses doigts et le rendit à Babette qui s'impatientait. Devon lui promit de le lui recoudre plus tard, termina de s'habiller, remercia Malia, et portant sa fille dans ses bras, il alla trouver Neilerua pour s'excuser platement et enfin partir sur Elpa.



Bon dans la pratique il n'arriva pas sur Elpa tout de suite, il fallut prendre un autre vaisseau conduit pas un pilote humain qui n'avait pas la parlotte facile. Ce voyage là aurait pus être chiant si Devon n'en avait profité pour dormir et compter ses bleus. Malia avait géré, le tee shirt qu'elle lui avait donné montait pile à la bonne hauteur pour cacher ses suçons, et les marques sur ses poignets commençaient à disparaître. Heureusement, parce que son bracelet de force et sa montre ne les cachait que très partiellement. Allongé sur le canapé de la salle principale du petit vaisseau, gardant un œil sur Babette qui crapahutait pas loin, il essaya de lire les nombreux papiers d'identité que Neilerua lui avait fournit. Il arrivait à lire son prénom, en nom de famille il avait fait mettre Kaomiru puis ce qu'il ne connaissait pas le nom de famille de son père, là son age écrit en chiffre, et le reste était flou. Il reconnaissait quelques lettres mais c'est tout. Nei lui aurait écrit des conneries, il aurait été incapable de le savoir. Pris soudain d'un doute, il se leva et alla embêter le pilote pour qu'il lui lise sa carte d'identité. Il soupira d'aise en constatant qu'il était bien un homme et qu'il était né à Saolu, et pas à grosnichonland ou je ne sais qu'elle connerie. Quant à son carnet de santé il était carrément vide, mis à part ses trois côtes cassés durant un accident de motojet il y a plusieurs années, il avait été incapable d'expliquer davantage ce qu'il avait eu dans sa vie, et on lui avait écrit pour plus de simplicité d'accès sur Elpa, que tout ses vaccins étaient à jour.


Ce que Devon ignorait, c'était le comportement elpaien au regard de toutes ces petites choses qui lui semblait insignifiante et qu'on appelait des virus. Mais une fois là bas il se rendit compte qu'on ne plaisantait pas avec ça. Une fois débarqué, il du rejoindre une file d'attente composée d'une centaine de gens qui avançaient le plus lentement du monde vers une sorte de borne à laquelle on sortait tout ses papiers et ou un gars en combinaison stérile vous palpait avant de vous envoyer vers de nombreux endroits ou passer la suite des formalités. Ça lui sembla insupportable, rester debout en avançant d'un millimètre par demi heure, tout en tenant Babette dans ses bras, son sac de voyage à l'épaule et transpirant à grosse goutte dans son cuir qui lui collait à la peau. N'en pouvant plus il posta la marmotte, enleva son blouson et le bourra dans le sac qu'il laissa par terre, et dans lequel il filait des coups de pieds en avançant. Après ce qui lui sembla être des heures d'attente il arriva devant le gus, lui fila en vrac tout ses papelards, posa son sac sur un tapis roulant, et passa en premier sous le détecteur de métaux. Un bip strident retendit et ça aurait pus le faire marrer si le gars ne s'était pas fâché. Non en effet il n'avait pas lu la brochure qui stipulait qu'il fallait laisser dans un bac prévu à cet effet sa montre, son portable et ses effets métalliques. Ça mit toute la file en colère mais il s'en foutait, il ne l'avait pas lu ce putain de truc et personne n'avait voulu le lui lire, alors que ça leur fasse un peu les pieds. Il enleva ses breloques, les mis dans la boite et repassa. La diode rouge se mit encore une fois à briller et le bip à gueuler. Un fin sourire se dessina sur son visage, puis très lentement il délaça ses chaussures ferrées et repassa en chaussettes. Ça bipa cette fois beaucoup moins fort et le gars le laissa partir en concluant que ça devait être ses plombages. De toute façon s'il avait eu un squelette à la wolverine on allait le savoir en le passant au scanner.


Il passa la matinée à attendre dans ce genre de file, à passer des examens débiles et à emmerder des douaniers en ne remplissant pas les papiers qu'on lui filait au fur et à mesure. A la fin, on le sépara de Babette et sans même lui laisser le temps de gueuler, on l'embarqua dans un des nombreux cabinets sous la responsabilité des deux plus puissants ministères civils, la santé et l'immigration. Il se retrouva face à une fille blonde en blouse stérile qui lui proposa de s'assoir pendant qu'elle était en train d'ouvrir un étuis en plastique qui abritait une seringue neuve. Il refusa et demanda à ce que sa fille soit avec lui. Depuis tout à l'heure on arrêtait pas de le palper de façon plus ou moins violente, et le fait qu'on fasse subir ce genre de chose à sa fille le mettait hors de lui. L'infirmière le rassura, c'était la procédure, pas plus d'une personne par cabine. Il insista, voyant qu'il n'avait rien à faire, il s'assit, résolut à coopérer pour que ça se passe le plus rapidement possible et aller la retrouver. La fille lui fit une prise de sang, puis lui injecta un cocktail de tout ce qui était possible comme vaccin. Puis elle se détourna de lui, et alla à son bureau remplir les papiers dont il ne s'était pas occupé. Devon serra fort le morceau de gaze blanche sur la grosse veine de son coude. Il avait le goût du sang dans la bouche et lui demanda à boire. Elle lui répondit qu'elle n'était pas habilité à lui donner à boire ou à manger avant la fin des tests. Il la foudroya du regard. Comme si elle avait sentit qu'il la haïssait, elle lui demanda de se déshabiller sur un ton neutre, sans relever les yeux de sa feuille. Il était hors de lui, mais il devait contenir sa colère, ce n'était qu'un mauvais moment à passer. Il se leva et chancela un peu, et le plus rapidement possible enleva ses fringues et posa ses mains sur ses hanches. Là il était à poil, elle était contente ? Il ne voulait pas lui montrer qu'il se sentait humilié, sa fierté en pâtirait trop lourdement. Elle se leva et lui demanda de monter sur une balance. Cinquante huit kilos, elle le nota dans son pad et lui fit remarquer que ce n'était pas assez, histoire d'en remettre une couche. Il se mordit la joue pour éviter de lui répondre une pique, et posa docilement ses mains à plat sur un support métallique et froid qui releva ses empreintes pendant que la balance prenait celles de ses pieds. Puis la fille le mesura et lui demanda de s'allonger sur un espèce de brancard blanc, au milieu d'une machine impressionnante en forme de donuts. Cette machine il l'avait vu en entrant et surtout ne voulait pas savoir à quoi elle servait. Dommage, l'infirmière ne l'avait pas oublié, et pendant qu'il s'allongeait avait toute la retenu du gars qui a l'impression qu'il va se faire griller le cerveau, elle nota sur son pad l'existence de cette cicatrice mentionné nul part dans son dossier médicale, et rajouta un petit mot sur des mœurs sexuelles honteuses en référence aux marques qu'il avait un peu partout suite à la petite partouze de la veille.


Allongé sur le dos, avec derrière lui le gros donut blanc et pas plus d'information sur ce qui allait se passer, il flippait sec. Surtout quand la connasse s'approcha silencieusement et lui planta un autre truc dans la veine, cette fois ci celle de l'autre bras. Ne pouvant se relever, il ne savait pas se qu'il se passait, et afin de garder les mains libres, elle lui colla dans la mimine l'énorme seringue reliée à un tuyau qui s'implantait dans sa veine. Il ne voyait pas mais il la sentait, c'était juste énorme. Et il se mit à angoisser. C'était vraiment ça ce qu'il avait dans le bras ? Une truc gros comme les seringues dont il se servait pour mettre de l'huile dans sa bébé... Jamais de sa vie il ne n'était retrouvé chez un toubib alors il était partit sans apriori, mais là il avait la profonde conviction qu'il détestait ça. Il eut une pensée pour Babette pendant que le produit agissait. Son bébé d'amour qui a du mal à aligner deux pas, avec une seringue plus grosse qu'un gode planté dans son petit bras... Finalement ce n'était pas plus mal qu'ils aient été séparé, sinon il n'aurait pas supporté de voir ça. La fille revient et lui demanda si le médicament agissait. Il demanda ce que c'était censé provoquer et elle lui répondit une impression de chaleur dans la gorge et l'entre jambe. Il ferma les yeux, à l'écoute de son corps. Pour la gorge ça commençait à venir, s'était assez désagréable en fait, c'était comme si un taré aux mains brulantes appuyait de tout son poids sur la gorge qui se resserrait, ne lui laissant d'un mince conduit pour respirer. Quant à l'entre jambe il attendait de voir. Son scepticisme se stoppa net quand il sentit une chaleur plutôt sympathique dans son bas ventre. C'était incontrôlable et tellement inattendu. Toutes ses pensées étaient concentré sur l'idée de se retenir de bander quand le scanner se mit en marche, résonnant d'un ronronnement assez inquiétant. Ça le calma direct et s'attendant à on ne sait quoi, il ferma immédiatement les yeux dès que la fille le lui en donna l'ordre. Quitte à finir au micro onde, autant ne pas regarder. Le brancard se mit en mouvement très lentement en faisant un bruit qui lui évoqua immédiatement celui de la porte des étoiles. Ah divine série, il préféra penser à ça plutôt que de torturer en angoissant pour rien. Il n'eut même pas le temps de se rappeler le nom de la blonde que la bordel flippant s'était arrêté. On lui enleva l'aiguille du bras, mit de la gaze et on le laissa se rhabiller tranquillement. Il se sentit un peu con d'avoir flippé pour pas grand chose, et le bon séjour sur Elpa lui rendit le sourire.

Néanmoins avant de le laisser partir, la fille lui fixa au poignet droit un bracelet en caoutchouc blanc mat et très doux. C'était moche et avant même d'ouvrir la bouche pour dire qu'il n'en voulait pas, elle lui expliqua qu'il s'agissait de l'équivalent de la puce elpaienne, mais en version temporaire. Elle contenait son identité, sa carte de crédit et d'autres informations. Il regarda son bracelet, médusé. C'était cool en fait.
Enfin, il trouva ça nettement moins cool quand elle lui rappela que son visa n'était valable que pour deux mois, et qu'à la fin de cette date échéante son bracelet s'autodétruirait. Il oublia son projet de disparaître dans la nature, s'il voulait rester ce visa il allait devoir le renouveler sinon il pouvait dire adieu à sa main. Et ça s'était bof. Il jeta un regard noir à la fille qui lui rendit son tas de papier et lui rappela de ne pas oublier de se représenter au service de l'immigration d'ici deux mois, pour faire une mise à jour ou repartir sur R1. Non ça c'est clair, il ne l'oublierait pas. Devon prit sa veste et sortit. Il aurait bien aimé faire claquer la porte, mais ce fucking sas silencieux lui vola ce petit plaisir. A l'extérieur on lui remit sa fille, qui semblait aller bien malgré les pansements qu'elle avait sur les bras, et ce bracelet en plastique mou qu'elle mâchouillait déjà. Il la brusqua en la forçant à arrêter. Comment expliquer à un bébé qu'il s'agit d'une putain de bombe et que si ça se trouve c'est sensible ? Il lui fourra un jouet en plastoc dans les mains et elle le mordit avec autant de force. Devon la regarda dépité en trainant son sac le long d'un couloir interminable. Si seulement ils avaient pus lui filer un truc pour ses dents au lieu de lui faire des trous partout...



Il récupéra sa valise, et demanda à ce qu'on fasse livrer les caisses dans lesquelles se trouvaient les poupées à l'adresse qu'il tendit à un gars dans une guérite. Il souleva un sourcil en voyant le nom de la chatte comblée et constata que malgré ses airs de bon père de famille, le type en face de lui avait l'air plus que louche. Quant ce fut fait il fait appeler un taxis et s'engouffra dans un magnifique speeder blanc. On fit assoir Babette dans un siège bébé de luxe, le premier de sa vie, et le premier qu'il voyait doté d'un trou pou la canette de coca. Il trouva ça énorme, sauf quand il constata que le biberon n'étant pas de la même marque, passait au travers.
Tout en regardant les buildings de plus en plus grands au fur et à mesure qu'ils se rapprochaient de la ville, il chercha dans son bagage à main une chemise, une veste et un pantalon digne de ce nom, et roula en boule ses vêtements poisseux. Il réussit à mettre la main sur une cravate finement pliée et repassée par Malia. Brave petite, avec ça il avait l'air d'un mac, parfaitement ce qu'il lui fallait. Seul hic à sa tenue, ses grosses doc. Il aurait préféré des jolis petites chaussures blanches, mais pas le budget. Il cacha sa botte montante sous son pantalon en espérant que ça ne se verrait pas trop. En fait si, mais il n'avait pas le choix.

Le taxi le déposa au pied d'un immense édifice qui le rappela le centre commerciale ou Miyu l'avait trainé, mais en plus beau, plus immense, et plus propre. Après quelques informations demandées au chauffeur, il lui apprit qu'il fallait qu'il se rende à l'étage des plaisirs soit le 100ème. Devon releva les yeux. C'était haut... Le chauffeur lui tendit un espèce de socle en plastique et l'invita à poser son poignet pour payer la course. Prudent, Devon demanda à combien elle s'élevait, et le chauffeur jeta un oeil à son gps avant de lui annoncer la sommes rondelette de 1000 crédits. Il ouvrit des yeux ronds de touriste en train de se faire berner et cru d'abord à une arnaque. A Zhaari une course en taxi s'élevait à 20 ou 30 crédits grands maximum, mais ce qui craignait c'était de tomber sur un chauffeur malintentionné et de finir avec un reins en moins. Ce qui dans la situation présente était pratiquement aussi cher payé. Devon engueula le brave homme et vérifia ses tarifs un par un. Sentant venir le malentendu, le chauffeur lui demanda d'où il venait. Cela vexa Devon, v'là qu'il le prenait pour un pécore.


"Zhaari, ça vous pose un problème ?"



L'homme se mit à rire, et s'en justifia. Il lui expliqua très calmement qu'ici la vie était un tout petit peu plus cher. Devon resta sur le cul. Ça semblait logique, mais pourquoi il n'y avait pas pensée. Il était venu ici avec toutes ses économies et s'il les utilisait pour payer ce taxi qu'allait il se passer quand il voudrait manger ou prendre un hotel ? Il bafouilla au chauffeur s'il était possible d'envoyer la facture au night club qui l'avait convoqué, après tout ils auraient du lui envoyer eux même une voiture. Le type sembla satisfais de ce compromis, et envoya immédiatement la note par mail en s'amusant de la roublardise des gens de l'extérieur. En même temps, qu'y avait il d'autre à faire ? Devon lui dit au revoir et regarda le speeder partir, puis il se retourna, regardant le centre qui lui faisait face. Ok il était pauvre, ok il était analphabète, mais il allait se débrouiller, comme toujours.


Plus fort de ce constat, il regarda autour de lui la course des speeders sur l'autoroute toute proche, que des beautés. Et d'une marque, et d'une ligne inconnue, carrément classieuse. Même sur Ys il ne s'était pas sentit aussi dépaysé. Même les gens étaient différents, ils avaient un petit accent chicos comme celui de la donzelle de Ryrys. Il avait devant les yeux le moule ou elle avait été formé et maintenant il la comprenait mieux. Babette demanda à descendre et il la laissa faire. Il était comme hypnotisé par ce qu'il voyait autour de lui, les speeders laqués blancs, peu de motojets, ça lui sembla dommage, la foule de jeunes gens qui entraient dans le centre, il n'y avait que des jeunes ici ? Où sont les vieux, les moches, les bizarres... Il se mit à sourire, le bizarre c'était lui, et ça le foutait mal à l'aise. Enfin, c'était toujours comme ça partout ou il allait. Un groupe de fille le dévisageait, il leur jeta un regard noir avant de les examiner elles aussi. Blondes ou châtains, des mini jupes blanches dans une mousseline aérienne, des shorts en vinyle ou en tissus éponges, et des talons compensées avec un trou derrière comme ceux que portait Miyu. C'était le seul détail qu'il avait déjà vu. Il regarda le lot, jolies mais sans plus, et elles osaient se foutre de lui ? Il prit sa fille dans ses bras, prêt à aller dire deux mots à ces petites pestes, mais quand il se releva, son regard fur harpé par autre chose.
La façade du centre avait perdu sa couleur blanche pour être illuminé par des milliards de petites led affichant une publicité. Un parfum surement, en tout cas quelque chose de très glamour. Il en resta scié. Une femme accroupie, d'une taille et d'une beauté impressionnante. Des paumettes de poupée, des lèvres charnues, des yeux verts, grands et finement maquillés de rose poudré. Et surtout cette crinière rousse presque rouge. Une chevelure libre, frisées et imposante. Sa peau avait été blanchie et son vêtement était une tunique blanche elle aussi, mais dont la coupe et la matière légère lui rappelait ce que portait les elfes. S'il avait fait plus attention il aurait remarqué son oreille légèrement pointue qui s'engouffrait dans sa chevelure. Mais son regard était rivé sur son poignet, fin et délicieux, qui tenait ce qui semblait être le pied d'une chaise. C'était la main qu'il recherchait pour ses poupées. Longue et osseuse comme la sienne, mais doté d'une grâce infinie. Il restait bouche bée, cherchant à saisir le nom de la marque qui engageait une fille pareille. Mais avant qu'il n'ai réussi à déchiffrer les lettres, l'image se brouilla et une autre pub en prit la place. Devon avait le souffle court et desserra un peu sa cravate. C'était ça ce qu'il attendait d'Elpa. Il reprit ses esprits et pensa au centième étage, il était attendu. Il attrapa d'une main Babette, posa son sac sur son épaule et attrapa sa valise, et chargé de tout ce poids il pria de trouver rapidement un ascenseur.


Heureusement le centre avait été bien conçu, et il ne tarda pas à en trouver toute une ribambelle. Tout à l'heure le tourisme, là il avait un rendez vous avec la fortune. Les quatres poupées qu'il allait vendre à ces elpaiens allaient lui rapporter de quoi subvenir à ses besoin pendant un moment. Enfin... sur Elpa ce n'était pas dit. En regardant les étages défiler à travers la parois de verre dépolie de l'ascenseur, il se demanda si le boss de la chatte comblée allait aimer le coup du taxi. Pourtant il ne rendit compte plus tard que cela ne lui avait fait ni chaud ni froid, c'était le prix, un point c'est tout.


L'ascenseur produit un son très doux en s'arrêtant au centième mais refusa se s'ouvrir. Devon s'énerva sur le panneau tactile jusqu'à ce que part hasard le bracelet à son poignet toucha le récepteur et l'entrée lui fut permise. Seul un petit nombre d'elpaien avaient le droit d'accès à ce niveau, et si Devon l'avait su, il se serait félicité d'avoir un truc que les autres n'avaient pas.


Il sortit de l'ascenseur et immédiatement se retrouva face à quelque chose qu'il n'imaginait même pas. Bien sur qu'il savait à quoi ressemblait un quartier des plaisirs, il avait un peu bossé pour un pote d'Hugar dans un sex shop de Zhaari, mais là c'était juste énorme. C'était un étage, à des centaines de mètres du sol mais on avait l'impression d'être dans une petite ville. Une citée avec des vitrines dans lesquelles posaient des filles, des jeunes hommes, des androïdes enfin un peu de tout. Pas de néons mais des façades blanches pour chaque maison close et des lettres en led arc en ciel. C'était juste incroyable. Il posa sa valise et sortit de sa poche le papier sur lequel il y avait l'adresse du night club. Ce papelard avec bien fait rire le chauffeur, qui s'attendait à le voir sortir un I pomme et pas une antiquité de ce genre. Et encore, il n'avait pas vu son portable. Devon mémorisa la forme des lettres qui composaient le titre de la maison, et repris sa marche en cherchant autour de lui. C'était une façade immense, mais en même temps comment juger, ici tout était immense et grandiose. Et quel sens de la mise en scène, c'était comme être dans une ville souterraine. Devon regarda attentivement la droïde qui ondulait dans la vitrine. Elle n'avait aucune classe par rapport à Sedna. Son corps en plastique blanc ressemblait plus à un tupperwear qu'à ce qu'il appelait une femme. Merde, si c'était ça leur icône, ils allaient être salement surpris.


Il entra la tête haute, certain de son talent.
Une androïde en body de lapine à la playboy le reçu et lui informa que les enfants n'avaient pas accès à cet endroit. Il haussa un sourcil et l'envoya se faire foutre en lui demandant si elle avait l'impression qu'il était mineur. Elle eu un blanc de chargement à cause de la tournure ironique de sa phrase et de son accent mâchouillant et s'excusa poliment en lui désignant Élisabeth. Ah oui, c'est vrai qu'elle était là, et comme elle n'avait pas posé les pieds sur le sol de l'ascenseur, ce dernier n'avait pas cramé qu'elle était là. Voyant qu'il y avait de l'animation à l'entrée, une véritable hôtesse, chargée principalement de superviser les droïdes et de réparer leurs boudes, entra dans la conversation. Elle lui répondit la même chose à propos des enfants, et Devon la rembarra en lui demandant à voir son supérieur, et que normalement il était attendu. Elle dégaina un minuscule I pomme attaché à son string et appela la direction. On lui confirma l'information et elle laissa entrer un Devon au sourire satisfait qui lui laissa ses bagages mais pas sa môme.
Il monta un escalier en verre dépoli qui foutait la trouille, et arriva dans un bureau parfaitement insonorisé. Il fut accueillit par mac des mac, dans un lieu qui ressemblait plus à un boudoir qu'à un bureau, à moins qu'ici on trouve ça normal d'avoir un spa dans son bureau. Heureusement il ne lui proposa pas de s'y installer, et Devon s'assit avec le plus de classe possible dans un fauteuil œuf particulièrement profond. Ça l'étonna d'ailleurs, mais il essaya de garder un air cool et détendu. Il jouait au mac sur Elma, alors un peu de classe pour ce rôle de composition.
Le patron de la chatte comblée était un homme comme on pouvait s'y attendre, mais incroyablement jeune. Enfin je dit ça, il ne fallait surement pas regarder derrière ses oreilles. Mais la mode du bishi lancé par June s'était répandu partout, et lui en était une victime consentante. Il accueillit Devon le plus chaleureusement possible avec champagne et tout le tralala. Impatient il lui demanda s'il avait apporté les androïdes avec lui, et il eut le plaisir de lui répondre qu'ils allaient bientôt être livré. C'était comme un matin de Noël qui s'éternise et le pauvre homme avait les nerfs à vif, ce qui ravit Devon, parler d'argent serait plus facile.


"Il y a quatre poupées qui arriveront d'ici une heure. Peut être pourrions nous aller déjeuner ?"



Cette proposition ravie le patron qui le fit donner des ordres pour qu'un repas sois dressé le plus rapidement possible. Il ne posa pas de questions sur Babette car toute son attention était focalisé sur l'arrivage de nouveaux droïdes. Quant à Devon il était trop fier de réussir à grappiller un repas et un taxis pour laisser d'autres chances de ce genre passer. Comme il comprenait que son hôte avait envie de discuter pin up, il lui en donna l'occasion.


"Votre établissement est-il dédié uniquement aux androïdes ?"



"Bien sur, le personnel humain n'est là que pour les superviser."



Devon baissa les yeux et bus une gorgée de champagne. C'était pas mal ce truc, il se demanda s'il pourrait s'en faire offrir par Nei au lieu de son tord boyaux dégueulasse.


"J'ai vu une androïde en vitrine..."



Il lui coupa la parole et lui vanta les mérites de son étoile. Devon garda les yeux baissés, il n'aimait pas, mais alors pas du tout qu'on lui coupe la parole. Autant il le faisait souvent, mais il avait absolument horreur de ça. Et ce gosse pourrit gâté allait le sentir.


"Elle est moche."


Il y eut comme un blanc et on sentit un malaise s'installer. Devon fini sa coupe d'une traite et lui sourit d'un sourire qui se voulait amical.


"Ne le prenez pas mal, je voulais simplement dire qu'elle n'a rien à voir avec les petites princesses qui arriveront bientôt."



Le mac s'assit plus profondément dans son fauteuil œuf, et son sourire chaleureux quitta son visage.


"Savez vous exactement combien d'années d'études ont été nécessaire pour la concevoir et quelle prix elle a coûté ?"



Devon se pencha pour poser sa flute vide sur la table basse.


"Allez y vous m'intéressez."


Fier d'étaler son argent, le mac se pencha comme lui, et posant ses coudes sur ses genoux articula lentement pour être sur que son invité à l'accent crachotant comprenne bien.


"Cinq années d'essais, Trois prototypes et dix millions de crédits."


Le sourire arrogant de Devon ne quitta pas son visage nullement impressionné. Il lui répondit en gardant son regard fixe et en articulant de la même façon.


"Nous parlons d'art, et pour ces quatre œuvres que je vais vous présenter je me dois d'en expliquer les chiffres. Vingt et une années d'essais, mon age en réalité, car je suis le seul capable de rendre cela possible. Quant aux prototypes, ces quatre là sont les toutes dernières que j'ai crée. Et des brouillons il m'en a fallut des centaines. Je ne plaisante pas, j'ai vraiment, depuis que je suis tout jeune, fabriqué en tout plus d'une centaine d'androïdes. Je n'ai appris le maniement du métal que très récemment, dix ans aujourd'hui. Et mes premières poupées étaient en bois, en os, en tissus, en papier. La plupart on été détruites mais je vous donne ma sincère parole que je suis un génie. Quant au prix, je crois que vous me donnerez 20 millions de crédits par tête."


Il y eut un silence, puis le mac de la chatte comblée se mit à rire.


"J'espère que vous avez mesure de ce que vous dites."



"Ne vous inquiétez pas, je ne me rendrais pas ridicule."



A ce moment là, des droïdes habillées en soubrettes apportèrent des plateaux avec dedans un tas de petits récipients replient de bouffe pour liliputiens. Devon regarda le repas, perplexe. Il n'avait pas idée de ce que la gastronomie elpaienne lui réservait mais il imaginait aisément un type derrière une binoculaire et armé d'une pince à épiler, poser le petit bout de ciboulette au sommet de sa mousse d'on ne sait quoi. Avant que les serveuses ne quittent le bureau, Devon les regarda du coin de l'œil. Bon il avait été fort en les rabaissant plus bas que terre, mais il avait confiance en son travail.
Le mac l'invita à se servir et Devon choisit au hasard une verrine dont le bocal était estampillé d'un chat et d'un papillon en verre dépoli. Il y plongea une cuillère de poupée et gouta la mousse. C'était étrange comme texture, mais étonnamment bon. Babette, sage depuis tout à l'heure, s'approcha de la table et essaya de saisir un des verres. Mais avait qu'elle ne réussisse son père l'attrapa par la peau des fesses et la cala sur ses genoux. Il la laissa jouer avec la cuillère tout en faisant attention à ce qu'elle ne pourrisse pas son costard. Pendant ce temps là, son hôte lui parla de son amour pour la mécanique et Devon lui posa une question qui lui trottait dans la tête depuis un bout de temps.


"Pourquoi ce revêtement blanc ou couleur chair sur leurs corps ? Je veux dire, des femmes il y en a partout, et là nous avons l'occasion de créer quelque chose de nouveau, alors pourquoi copier la nature ?"



Le mac posa sa verrine sur a table basse et marqua un temps avant de répondre.


"Votre remarque me plait, mais je suppose que mes clients sont habitués à des stéréotypes humains et que s'en détourner risque de leur déplaire. Voyez, si une androïdes avait quatre bras, même sublime je ne suis pas sur qu'elle serait rentable."



"Rassurez vous, mes poupées n'ont pas quatre bras, mais c'est une idée que je creuserai. Je suis sur qu'au fond elle est bonne. Quant à ce que pensent vos clients, il ne s'agit que d'un effet de mode, que je suis bien résolut à changer."



Une androïde apporta du rab de champagne et le mac la regarda avec une intérêt différent. Elle serait bientôt démodé, et si c'était vrai ça lui foutait les jetons. Il prit la flute pleine de bulles dorées et attendit que Devon ai la sienne en main pour la lever.



"A votre succès, espérons que vous ayez le vent dans le dos."



Ils passèrent un bon moment, et même si Devon s'en voulait d'avoir un peu manipulé Babette pour qu'elle reste sage, il n'en laissa rien paraître. Il aimait ce rôle d'arrogant, et souhaita pouvoir continuer longtemps comme ça. Vers la fin de ce repas qui lui paraissait atypique, une androïde vient les chercher. Les colis étaient arrivés, mais il fallait descendre dans le hall car il n'était pas possible de les monter. Ça n'importuna pas du tout le patron qui bondit hors de son œuf et invita Devon à la suivre. Ça y est c'était Noël, quatre caisses de bois brut, longues comme des cercueils, et une toute petite qu'ils ne remarquèrent pas tout de suite. Le mac se précipita tout de suite sur une grande boite et demanda à ca qu'on la fasse ouvrir. Devon le laissa tranquillement déballer ses cadeaux, avec le sentiment serin qu'il était génial.


Sous les nouilles de polystyrène, le visage de la poupée apparu, des yeux clos, des lèvres charnues, et sa chevelure généreusement donné par une succube qui avait accepté la coupe garçonne. Et surtout sa carcasse cuivrée.
Le mac lui enleva les derniers bidules en polystyrène qui recouvraient sa gorge et la regarda, époustouflé.


"Elle... elle est dorée ?"



Devon s'agenouilla à ses côtés, bien stable sur ses grosses doc.


"Non, ça c'est la couleur du cuivre. Bien poli ça donne un rouge qui tire sur l'or. Il y en a deux comme ça, et les deux autres sont en tôle. Mais une fois poli de le même façon elles sont argentées. C'est plutôt sympa je trouve comme effet."


Cette effet comme il disait, n'avait jamais aussi bien rendu, et le mac, dont la curiosité avait été piqué à vif, chercha à en voir plus et fit déballer toutes les poupées. Au moment d'arriver à la toute petite boite, Devon l'arrêta.


"Celle ci n'est pas à vendre, je l'ai fabriqué pour mon agrément personnel. Mais si vous voulez je vous la montre."



Il jouait avec son impatience, et tira lui même la petite Mew de son lit de plastique et l'assit sur la boite.


"En cuivre elle aussi. Je l'ai voulu de petite taille pour le transport et la queue que vous voyez là lui assure un équilibre incroyable. Quant aux oreilles c'est juste pour faire joli, mais elle peut les bouger."


Il avait follement envie de la manipuler mais il savait que c'était dangereux. Ce qu'il proposait à la vente étaient des carcasses vides, et si l'une bougeait, il aurait des problèmes.
Le patron du night club l'inspecta, complètement fou de la beauté enfantine de la petite mew.


"Si vous ne voulez pas me vendre celle là, peut être accepteriez vous de m'en faire une copie ?"



"Non, elles sont unique. Toutes d'ailleurs. Mais c'est vrai que celle ci me plait particulièrement, alors si jamais un jour je m'en lasse je saurais qu'elle vous plait."



Cet arrangement sembla lui aller et il demanda à Devon de le suivre dans le bureau. Il parlèrent longtemps d'argent, il essaya de le faire changer d'avis à propos de Mew et Devon commençait à céder. Il imaginait la réaction d'Emrys en voyant sa belle en miniature qui ondulait du cul devant une foule de pervers. Après tout il pouvait s'agir d'une vengeance comme une autre, et puis se séparer de cette poupée lui permettrait de faire son deuil de Miyu.


"Vendu, mais pour 20 millions de crédits par tête, pas moins."



Ils levèrent une dernière fois leur verre, et Devon sentit le rouge lui monter aux joues. On lui avait même promis un post dans un bureau d'étude et la priorité d'achat sur ses prochaines œuvres. Ça lui semblait énorme. Dire qu'à Zhaari il en avait vendu une pour dix milles crédits à un gars bizarre, et déjà le prix avait été exagéré. Pour lui ça ne valait rien, que des sentiments, et c'est tout. Et ça il ne l'estimait pas à bien cher.
Ils picolèrent puis il passa le bracelet à son poignet sur une borne et le payement fut fait. D'un coup il se sentit bien dans ce nouvel eldorado ou il lui suffisait de se casser le cul une semaine pour gagner plus d'argent que jamais il n'en avait vu passer sous ses yeux. Et le pire c'est que c'était légal.


C'est ainsi que cet idiot complètement pompette refila une poupée à l'effigie de la plus riche donzelle d'Elpa, remplit de nerfs artificiels qui laissèrent perplexe par leur utilité un étale d'ingénieurs.


Une fois dehors, toujours trainant sa valise et légèrement chancelant, il retrouva le même taxi. Il lui raconta l'histoire en se marrant et lui paya la course avec un pourboire. Il prit son numéro d'identification, au cas ou il aurait encore besoin de ses services, puis toujours aussi légèrement pété, il montra une nouvelle adresse à une des autochtones de ce fameux quartier résidentiels, lieu de centaines de sitcom célèbres dans toute la galaxie. L'elpaienne lui indiqua une tour et quel ascenseur prendre et s'éloigna. Il fit selon ce qu'elle lui avait dit, de toute façon il ne savait pas lire et ne pouvait se dépatouiller autrement. Il prit un ascenseur, puis posa sa valise, son sac et son marmot au sol, il sonna à une porte absolument identique à toutes celles qui se trouvaient sur le palier.


Il était riche ok, mais ce n'était pas une raison pour aller s'emmerder seul dans une piaule d'hôtel alors qu'on a un si bon pote dans le coin, tout prêt à nous accueillir comme un roi. ^^
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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 17:25 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 21:31 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

La tension entre Hugar et Philibert s'était tassée depuis les événements au centre commercial, mais était pourtant bien présente. Cette situation l'agaçait au plus haut point. Il n'était pas d'un naturel rancunier, mais pour Phil, c'était une autre histoire... Ils s'évitaient légèrement sans pour autant avouer qu'ils ne se supportaient plus. 
A cet instant, Philibert se reposait à l'étage, tandis qu'Hugar buvait un café noir en regardant la télé, quand on sonna à la porte.


Assez étonné, il se leva. En fait, il était très inhabituel que quelqu'un sonne chez quelqu'un autre sur Elpa. On ne rendait pas visite à quelqu'un sans d'abord le prévenir par mail. Enfin... Hugar était curieux et décida d'aller voir qui venait sonner chez lui.

Il ouvrit la porte et immédiatement fit des yeux comme ça : O_O
Et une seconde plus tard, il la claqua, et s'appuya s'appuya contre elle.


*Putain mais c'est pas vrai ! Je rêve !! C'est... c'est ! Oh merde... Et si c'est pas lui ? J'ai peut-être fermé la porte au nez d'un inconnu ! Oh merde TT_TT Qu'est-ce que je fais là ?*

Il réfléchit assez vite et décida finalement d'ouvrir la porte pour voir ce qu'il en était vraiment.


"Oh putain, c'est bien toi....! Mais qu'est-ce que tu fous là !!??"
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MessagePosté le: Mar 16 Nov - 23:18 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Devon posa immédiatement son doigt sur les lèvres du joli blond pour qu'il se taise. Il avait un sourire ravi sur la visage, et bien que ça soit une chose positive, franchement ça foutait les boules. Il baissa le ton et plongea son regard dans celui d'Hugar.

"Chut chut chut... Faut pas crier, y'a un bébé qui voudrait dormir."


En effet Babette avait les yeux légèrement rougies, et commençait à piquer du nez sur l'épaule de son papa. Toujours en chuchotant, il tapota l'épaule du blondinet.


"Je suis venu pour affaire ! Ça t'en bouche un coin hein ? Hé ouais t'es pas le seul à avoir réussit maintenant."

Devon sourit, absolument ravi, et également complètement pété. Petit à petit il ne pouvait s'empêcher de monter le volume et Babette commença à grogner pour lui faire comprendre que s'il continuait elle n'aurait aucune pitié et se mettrait à pousser des hurlement de bébé gremlins.

"Je suis content d'être là. Ça fait un bout de temps qu'on ne s'est pas vu Je suis aussi un peu venu pour te voir, et ça me fait plaisir. T'as une allure... hé tu t'es fondu dans le paysage on dirait ! Bon aller fait moi entrer, et aide moi à porter mon barda tu seras gentil."


Il posa son sac sur son épaule et laissa la valise à Hugar, puis pénétra dans l'appartement. Il eu du mal à retenir un petit cri d'admiration devant la beauté du loft. Les murs blancs, le canapé imposant, les consoles épurées, dans un coin un fauteuil dans le même genre que ceux de la chatte comblée. Il devina un étage en voyant un escalier en colimaçon, tout de verre dépoli et d'inox. Il tourna la tête et aperçu la salle à manger, séparée de la cuisine par un bar entièrement laqué. Devon était soufflé, il avait imaginé quelque chose dans le genre, mais cette impression d'être dans un catalogue était énorme.

"Whaou c'est ici chez toi ? J'adore, bah putain tu t'es bien démerdé pour rebondir. Je suis fier. Moi aussi j'ai un peu changé tu vois..."

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MessagePosté le: Jeu 18 Nov - 07:01 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Hugar n'en revenait pas... Alors c'était vraiment vrai ! C'était vraiment Devon ! 
Depuis les années qu'ils ne s'étaient pas vus, il retrouvait son vieux copain s'installer comme un parasite, comme à son habitude. Hugar n'avait pas trop bougé, encore sous le choc, pendant que Devon gigotait déjà partout comme un gosse lâché dans un magasin de jouets...

"Euh... Oui... Bah voilà, c'est chez moi ici, et oui j'ai un putain de canapé ^^"


En fait, il était heureux de ces retrouvailles qui venait ajouter un peu de pétillant dans cette vie dont il commençait à se lasser. Il prit la valise de Devon et ferma la porte.[/size]

"Bon, vas-y installe toi ! Tu veux une bière ?"


Hugar commençait à retrouver cette ancienne joie de vivre qu'il avait perdu en quittant Reikist I, cette amicalité qui n'était pas du tout de circonstance sur cette planète glacée. En fait, il était rarissime, voire impossible que quelqu'un débarque chez vous à n'importe quelle heure du jour et de la nuit et que vous lui proposiez une bière... Alors Hugar était ravi de cette venue impromptue.


"Alors, dis-moi, qu'est-ce que tu fais ici ? Et pour combien de temps ?"
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MessagePosté le: Jeu 18 Nov - 11:31 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Devon s'affala sur le canapé et allongea Babette sur ses genoux. Il faisait pourtant une température idéale mais il ne pus s'empêcher d'enlever sa veste et se l'en envelopper. Elle tombait de fatigue.

"Officiellement 2 mois, mais je vais essayer de gratter pour prolonger mon visa et celui de la pitchoune."

Hugar s'éclipsa dans sa cuisine et revient avec deux bières fraiches. Il les décapsula et tendit une bouteille à son ami. Ses vieux réflexes de zhaarien revenaient. Devon le remercia et après avoir gouté à la bière, s'exclama, mais toujours en chuchotant.

"Han mais c'est de la pisse la bière elpaienne ! On m'avait pourtant prévenu mais j'avais gardé un espoir..."

Il retourna la bouteille qui contenait presque un bon litre et jeta un oeil au degré d'alcool. Il pouffa de rire.


"Ok c'est de l'eau, le café aussi remarque. Enfin à part ça c'est pas mal comme endroit. Et toi alors qu'est ce que tu devient ? T'as monté le host club dont tu rêvais ? Ta comédie musicale avec les chansons d'abba ? Enfin t'as fait lequel des projets délirants que tu avais en la tête ?"



 
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MessagePosté le: Lun 22 Nov - 00:05 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Hugar venait de se rendre compte qu'il était passé à côté d'un très léger détail. Certes Devon venait de refaire irruption dans sa vie, mais.... pas seul...
Ce n'est qu'une fois assit qu'Hugar se rendit compte (à moins que ce n'était qu'à cet instant que son esprit accepta de voir) que Devon tenait dans ses bras une sorte de..."mini-moi"...


"O.O Putain c'est quoi ce truc dans tes bras ?!?"

Il se leva du canapé.

"Putain de putain ! T'as eu un gosse !? Mais avec qui !? Me dis pas que c'est avec.....Nemmy ?! Ou pire ! Une de ses protégées !! Oh mon dieu j'ai créé un monstre pervers qui engrosse des pauvres vierges sans défenses TT_TT"

Hugar faisait les cent-pas et se tenait le front. Il prit une gorgée de sa bière et vint se rassoire.
Il regarda le bébé dans les bras de Devon.


"Ah... C'est donc ça.... Ah mais elle est violette.... Putain.... C'est.... dégueulasse...."

Elle était vraiment toute petite et frêle, limite baveuse. Hugar tourna son regard.

"Bon là franchement, il faut que tu m'explique, je capte plus rien.... D'où tu sors ce truc ?"
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MessagePosté le: Lun 22 Nov - 11:57 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Devon poussa un rire franc, et le mouvement de ses côtes fit grogner Babette qui n'appréciait pas du tout de se faire remuer de la sorte. Il le comprit et se tordit dans tout les sens pour attraper dans son sac posé par terre, la couverture et le sac à bébé de mademoiselle. Il la fourra dedans, bourra la totote dans la bouche, lui fit un calin, et l'allongea sur le canapé un peu plus loin. Essayant de reprendre la conversation le plus sérieusement du monde, il regarda Hugar dans les yeux puis éclata de rire à nouveau.

"D'où je la sors ? Bah en l'occurrence c'est pas moi qui l'ai sortit, heureusement en fait... Non sérieux, ta mère t'a jamais expliqué ça ? Remarque ça marche peut être pas pareil chez toi... Bon ne t'inquiète pas, je vais t'apprendre !"

Il se contorsionna à nouveau et prit dans son énorme sac son carnet à dessin qui dépassait, et farfouilla plus longuement pour mettre la main sur un crayon moyennement taillé. Il parcouru les pages, et fini par en trouver une vierge entre deux croquis de poupée mew.

"Alors ça c'est un monsieur... Bon jusque là tu comprend on en est. Et ça c'est une madame, comme Nemmy tu vois... Nan laisse tomber cet exemple, elle on sait pas. Une madame comme... euh tu te souvient la poivrote qui était le pilier de bar de toutes les tavernes du coin ? Ouais elle avait les cheveux un peu comme ça... rouge... bon t'imagine, j'ai pas de feutre. Et elle vouait un culte à une plante qui était un peu comme ça... Oui y'avait quatre pétales et des poils sur la tige, c'est important je t'expliquerai après... Donc ça c'est un monsieur, c'est moi... oups je l'ai peut être dessiné un peu grosse, on dirait un chat bite... Enfin c'est pas grave comme ça tu comprend mieux l'idée. Et ça c'est la madame, en l'occurrence Hélène. Et monsieur et madame on fait ce que bon nombre de gens font, quand ils ne virent pas sodomites comme certain, à savoir... un bébé !"

Très fier de lui, il lui plaça sa démonstration sous le nez, avec à la fin un petit croquis de Babette.


"Et là normalement si tu as bien suivit tu devrais me demander comment ils s'y sont pris ! Et bien je vais te répondre mon enfant. Alors là monsieur il chauffe un peu la dame... oh et puis merde on passe à la suite, case suivante... Bah on peut faire comme ça... ou comme ça mais c'est un peu plus acrobatique... comme ça aussi mais en général elles veulent pas... mais moi perso je l'ai fait comme ça parce que j'étais complètement déchiré et qu'elle m'a grimpé dessus la salope... Enfin ! C'est déjà pas mal pour une explication, c'est pas tout les parents qui t'expliquent avec d'aussi joli dessins si pédagogiques. A la fin tu me dis ce que tu en a pensé pour savoir si faudra que je change des choses à ma présentation quand j'en parlerai à la petite. Bon alors reprenons, c'est bien joli de dessiner le kamasutra mais maintenant il faut expliquer ce qui arrive quand le monsieur jute dans la mada... tu savais que les hommes jutaient ? Bah oui je suis con, t'as déjà changé mes draps. Et bah... bah j'en sais pas beaucoup plus, mais quand le monsieur est un peu con ou qu'il est trop amoché pour penser à mettre une capote bah... ça peut faire un bébé... voilà... des questions ?"
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Dernière édition par Devon le Mar 23 Nov - 18:05 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 23 Nov - 00:18 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Le ciel était vraisemblablement un peu gris ce jour là. Il était tôt, tôt bien avant d’être tôt quand on se lève pour aller bosser et pas assez tôt pour dire qu’on revenait de soirée ( on peu en effet rentrer tôt, tard, très tard…et vraiment très tôt…tout est bien évidement dans la nuance…pas très évidente certes mais existence sans le moindre doute [ qui se loge dans le décalage entre 22h/00h30/3h30/7h30 ] notez bien sur qu’il est aussi possible de ne pas rentrer du tout et d’enchainer tout de suite le vraiment très tôt et le tôt )

Comme chaque matin donc, les derniers soiffards finissaient leurs dernières bibines de « vraiment très tôt/tard/très tard » et s’apprêtaient à rejoindre femmes/moutards/parents pour passer comme le veut la coutume…un beau savon ( marseillais ). Le Dj rangeait ses platines, pendant que des serveuses un peu crevées ( comme pouvait l’attester leurs cernes, leur maquillage coulant, et leurs fesses qui avaient fini par prendre la forme des mains des poivrots à force d’être malaxées. ) qui jetaient dans de grandes poubelles les restent de la fiesta de la mort qui tue qui venait de s’achever. Le lieu de cette action importe peu…c’est toujours la même histoire. Les fêtards quittent les lieux, vont se coucher, décuver ( dans un lit ou dans un métro ) ou partent directement en after… au Djoe-Djoe burger. Il ne faut pas oublier qu’il y a toujours un DjDj burger pas loin d’un bon endroit de fiesta bien réputé.

La machine à faire du jus d’orange faisait du jus d’orange, l’eau du thé était lentement portée à ébullition ( pas de café au DjDj-burger [ c’est l’unique information utile de ce post -_-‘ ] et les pates étaient servies à toutes les sauces, mais de préférence nature avec du beurre…comme nous le savions, y a rien de meilleur quand on est encore déchiré et qu’on veut retrouver son état normal ( si y a tjrs le bout de saucisson, et les kellock’s !!! ).
C’était calme, tout juste un bon petit air de blues, l’un de ceux qu’on a tous entendu sans en connaitre ni le titre ni l’auteur.

Djoe-Djoe mit sa casquette (point)



j'adorerai te sucer avec ma langue...  
Et maintenant…les cours d’éducation sexuel de tonton Djoe-Djoe 
 
 
( ou comment Dj-Dj répondrait à la question fatidique « papa… comment on fait les bébés ? » ) pour vous permettre de mieux visualiser la scène, nous ferons une reconstruction scénique narratrice ( aucune idée de ce que ça veut dire )
Un petit garçon/fille aux cheveux bouclés s’avance vers son père, qui a lui aussi les cheveux bouclés mais plus court et comme il porte une casquette ridicule on le voit pas.

« Papa…comment on fait les bébés ??? »

Devant le regard perdu et interrogateur de sa progéniture, Dj-Dj reste perplexe…et finit par répondre :

« Et bien tu vois…il faut se faire des gros câlins très fort »

« Mais alors papa, on peut avoir des bébés avec tout le monde !!!??? »

« Euh non ça marche pas comme ça…bon imagine que le papa c’est une prise jack et que tu le branches dans la maman chaine Hi-Fi pour faire de la musique… »

« Mais papa…tous les jacks ne s’adaptent pas toujours aux mêmes prises, y a même des jacks qui possèdent deux autres connections pour brancher deux autres jacks… »

« Oui bon…bon bah regarde ça »

Allume la télé, met Matrix Reloaded, scène de la grotte où Neo et Trinity baisent comme des fous pendant la (partouse générale ) fiesta.

« Voila…c’est comme ça qu’on fait des bébés »

( je suis persuadée que Djoe-Djoe a du faire un cours sur "l'utilité de la capote" a Devon après l'arrivée de Babette ^^ merci tonton Dj-Dj mais c'est un peu en retard -_-' en tout cas...cette scène est presque véridicte et n'a presque pas été modifiée)

[voila ce qui me vient quand j'ai de la fièvre...c'est pas briant -_-' ]


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MessagePosté le: Mar 23 Nov - 12:46 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Hugar regardait et suivait attentivement le petit cours d'éducation sexuelle, fier de constater que ces trois ans de vie commune avaient été riches en apprentissages pour Devon.

"Hmm... Je vois...."

Il lui pris le crayon des mains et dessina (très réalistement d'ailleurs) une illustration un peu osée où figurait a priori un lustre.

"Tu l'a connaît celle-là ? Parfois on fait même ça avec Philibert."

Et tout en parlant, il dessina une mélée de jambes et de.. ahem...
Cependant, il tilta en même temps que Devon quand il prononca le nom de Philibert. Il venait de se prendre une baffe en se rappelant que cette liberté qu'il éprouvait en compagnie de Devon n'était que très éphémère. Eh oui, c'est vrai que Phil n'était pas là, et que mystèrieusement, tout était agréable....


"Ah merde ! oui ! Je te l'ai pas présenté...... Euh... D'ailleurs.... Comment dire... Tu devrais te tenir à carreaux... Disons qu'il n'est pas très ouvert d'esprit, surtout quand il s'agit d'étrangers... Donc.... Lave-toi bien les mains ! ><"

Conscient que Devon ne devait pas biter grand choses, vu qu'il ne connaissait pas Philibert, Hugar pris la peine de préciser les choses.

"Là il boude à l'étage je crois.... Mais bon, il va descendre bientôt par jalousie que je parle avec quelqu'un... Ah......"

Hugar était vraiment blasé depuis quelques temps, mais son moral était remonté après la venue de Devon... Et il espérait qu'il resterais un peu plus longtemps qu'il ne l'avait prévu.....
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MessagePosté le: Mar 23 Nov - 13:33 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Se laver les mains ? Devon réfléchit longuement au sens obscure de cette suite de mots. Était ce une expression elpaienne ? En tout cas la chose n'était pas très imagée, car il ne comprenait pas du tout ce que cela voulait dire.
Maintenant qu'il y réfléchissait, une fois Hugar lui avait passé les mains sous le robinet et lui avait demandé de se les frotter avec l'espèce de bloc carré destiné à décorer le côté gauche du lavabo. Naïf, il s'était prêté au jeu, avant de réaliser qu'il s'agissait d'une parade amoureuse de sodomite destiné à assouvir ses penchants sexuelles immoraux. Car cet insupportable bloc de ce qu'il croyait être du plastique, n'arrêtait pas de lui glisser entre les doigts. Comprenant qu'il s'agissant d'une ruse pour lui lubrifier les doigts, il acheva ce serviteur de Satan, le savon pas Hugar, en lui infligeant une mort lente et douloureuse. A savoir une totale dissolution dans l'eau.
Hugar s'était beaucoup fâché cette fois là, certainement par ce que son plan maléfique avait foiré, et il s'empressa de racheter d'autres savons, de diverses formes et de diverses couleurs, toujours pour essayer de le duper. Ce qui ne marcha pas, puisse que Devon mettait un point d'honneur à contrer cette attaque sodomite en les noyant un par un dans les toilettes, comme les petits chats.
Il réfléchit encore à cette expression stupide, en se remémorant cette fois ignoble ou Hugar l'avait balancé tout habillé dans la douche. Cette phase "cra cra <3" de sa traumatisante adolescente était désormais pratiquement fini, mais il y avait quelque chose dont on pouvait être sur, c'est qu'Hugar ne s'était pas montré très tolérant envers son prochain.

Et s'il y avait quelqu'un d'encore moins tolérant avec l'idée qu'un jeune homme sentant le fauve vienne squatter son canapé, c'était Philibert. Sujet apparemment sensible, puis ce qu'Hugar l'évoquait à voix basse, visiblement terrifié.
Ignorant la dangerosité de la chose, Devon en profita pour infliger quelques sarcasmes un peu lourd à ce pauvre Hugar.


"Alors comme ça tu t'es trouvé un seme qui te tyrannise ? Tsss, t'es trop fleur bleu je te l'avais dit. En même temps il te fallait bien te maquer pour pouvoir rester ici, alors c'est un mal pour un bien. Moi je suis là depuis ce matin alors j'ai pas encore trouvé de fille, mais j'ai déjà un mac."

Il sourit, et dit sur un ton de confidence.

"Il veut m'engager pour lui concevoir des poupées, et c'est méga bien payé. En attendant je suis un peu sans rien, alors il faut que je me trouve un petit travail sympa et pas trop fatiguant. Comme ça je me fais de la tunnes et ça fait bien sur mon visa, ça fait genre je m'intègre tu vois..."


Il entendit craquer à l'étage et se redressa immédiatement, regardant l'ombre des pieds sur les marches de l'escalier en verre dépolis qui menait à la mezzanine. Devon attendit, le dos bien droit, espérant donner une bonne première impression, et dissimuler encore quelques heures sa profonde nature larvaire.

Quand Phil descendit de l'escalier, il se retrouva face à ce qu'il y avait de plus inattendu dans toute la galaxie. Il s'était attendu à la présence d'un "invité", puisse que celui ci avait sonné, et qu'il avait entendu l'écho d'une voix masculine inconnue. Pour bien faire sentir que cette visite gênait, il était resté en pyjamas lapin, ajoutant par dessus dans un soucis de pudeur le peignoir amosséen d'Hugar. Il en souleva l'ourlet en descendant la dernière marche; La dernière chose qu'il voulait était de se casser la gueule d'une façon ridicule. Il était digne, froid au possible, et Hugar sentait déjà émaner de lui une profonde colère. Phil allait lui faire une scène c'était sur, mais pas tout de suite, plus tard quand l'invité serait loin.
La bombe à retardement enveloppé dans un lourd peignoir duveteux, s'assit sur la méridienne à côté d'Hugar, examina Devon et son mouflet de la tête aux pieds, puis consentit à tendre la main et à murmurer du bout des lèvres :


"Enchanté. Je suis Philibert, le compagnon d'Hugar. Et vous êtes ?"

Devon jeta un regard sceptique à Hugar, celui qui a l'air de dire "tu te tape des mômes toi maintenant ? On en reparlera plus tard espèce de dégueulasse..." puis serra la main peu amicale de Phil.


"Devon, j'étais le colocataire d'Hugar à Zhaari. Mais je suis originaire de Saolu..."


Il s'était sentit obligé de rajouter ça, comme si ça allait faire la différence et le faire passer pour un demi voyou. Mais pour Phil tout ça c'était la même chose, du tiers monde. Et même s'il connaissait le nom de Zhaari comme capitale de R1, il était incapable de positionner la planète sur une carte du système, alors Saolu... Non pas qu'il lui manquait une éducation, disons plutôt que pour la majorité des elpaiens la géographie du système n'avait aucun intérêt.
Philibert n'afficha aucune expression à part celle de jmfaischier et lui demanda sur un ton neutre, en caressant le furet lové dans son cou.


"C'est passionnant, et qu'est ce que vous faites ici ?"


Devon ne répondit rien, ce qui était étonnant chez ce moulin à paroles. Il était scié par un tel manque de chaleur chez un individu. Et son regard n'arrivait pas à se détacher de la gueule de fouine de l'animal qui s'échappait de la capuche du peignoir. Il finit par balbutier :

"C'est quoi ça, un rat ? C'est carrément cool, j'en ai jamais vu des comme ça."

Phil se sentit complètement perturbé par cette remarque hors propos. Il jeta un regard inquiet à Hugar et quand Devon lui demanda s'il pouvait le prendre, il lui répondit que non, que c'était un animal très fragile et qu'il fallait s'être stérilisé les mains pour le toucher. Une fois de plus Devon resta scié. Il se laissa tomber dans la profondeur du canapé en râlant que ce n'était qu'un rat, et que ça avait de la résistance, même aux tirs de blaster. Phil n'y prêta pas attention, et lui reposa sa question. Devon qui faisait la gueule répondit sèchement, à croire que la mauvaise humeur était contagieuse.


"Je suis venu à Elma avec ma fille pour concevoir et vendre des androïdes à un night club du 100ème étage... Et aussi pour rendre visite à mon pote, ça te pose un problème ?"


Phil jeta un regard noir à Hugar, comme si celui ci était responsable de l'éducation de ce sale petit insolent.

"Et toi Hugar, qu'en penses tu ?"

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MessagePosté le: Mer 24 Nov - 07:07 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Et merde.... Hugar savait bien que Philibert était un sale rancunier, vicieux et malsain ; mais pas qu'il serait si désagréable en recevant un hôte. Il lui parlait vraiment très mal, au point qu'Hugar ne pu s'empêcher de lui lancer une pique :

"Ce que j'en pense ? Eh bien je pense que tu es très malpoli d'accueillir comme tu le fais mon hôte et mon ami, et que, au final, tu n'as strictement aucun commentaire à faire ni aucune question à poser. D'ailleurs, je crois que Devon est déjà passé par les Agents de Douane, n'est-ce pas Devon ?"

Il se tourna vers lui avec un sourire hautain dessiné sur le visage genre "Phil, je te pisse à la raie".
Il avait conscience que l'ambiance était très tendue pour des retrouvailles, et celà à cause de la venu de Philibert. Il lui proposa :

"Ah, et si tu es descendu pour nous faire chier, tu peux remonter. Permets-moi de retrouver un vieil ami sans lui faire subir un interrogatoire, car je crois bien qu'il en a assez des interrogatoires de cette planète de merde..."

Il finit sa phrase avec une voix très basse, comme apeuré que quelqu'un l'entende. Hugar avait un peu honte de montrer Elpa de cette façon à quelqu'un qui rêvait d'y aller, mais après tout, c'était la réalité, et il se devait de lui montrer la vérité.

"Enfin... Tu n'avais pas des choses à faire là-haut ? Car nous, oui, on a matière à converser. Tout les deux. Et c'est tout."

Un peu plus durement, Hugar demandait purement et simplement à Philibert de se casser. Malgré son assurance, il était très effrayé de parler de cette façon à celui qu'il aimait tant auparavant, sachant qu'il pouvait parfois être très...violent...
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MessagePosté le: Jeu 25 Nov - 19:59 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Phil se leva brusquement, sans porter attention à Devon qui se faisait gentiment oublier. Il regarda Hugar, le visage impassible mais les yeux brulants de colère. Bien qu'il ne soit pas grand il le surplombait, et de là ou il était Hugar pouvait voir sa poitrine se gonfler et se dégonfler vivement, comme si tout son corps bouillonnait à l'intérieur. Phil n'aimait pas froisser les apparences et faire des scènes en public, mais là Hugar était allé trop loin. Et puis il n'avait absolument rien à faire de la présence de cet étranger chez lui. Il déglutit douloureusement, la gorge gonflé par un sentiment de rage intense. Ses joues rosissaient et il savait que quand il aurait éclaté il se mettrait à pleurer. Et ça il ne le voulait pas, pas devant celui qui depuis ces derniers temps montrait une ingratitude prononcée envers sa patrie et tout ce qu'elle incarnait. Phil avait essayé de le changer un nombre incalculable de fois et finalement il avait à peu près réussit à donner une apparence normal à cet être cynique qui refusait de façon ingrate l'ordre établis.

Phil serra ses petits poings à l'intérieur de ses manches amples. S'en était trop, il craqua. Ses muscles se détendirent d'un coup sous l'effet d'un raz le bol, et sa paume vient frapper Hugar en pleine poire. bien qu'il n'ai pas spécialement de force, la gifle avait bien claqué et avait laissé sur la peau blanche de son amant une marque rougit et un léger gonflement. Phil baissa son bras, sa paume le picotait. Il était lui même surpris par le coup qu'il venait de lui mettre, mais il n'en laissa rien paraitre. Quant à Devon, il ne s'y attendait pas non plus et resta scié, incapable de se lever.
La claque qu'il venait de lui mettre n'avait en rien détendu Philibert, il se sentait incroyablement fort et sur de lui. A travers sa mèche blonde qui lui tombait dans la gueule, ses yeux brillaient d'une lueur haineuse.


"Si vous avez matière à converser, vous allez converser dehors ! Ça suffit de tout critiquer ! Ici c'est chez moi et si vous n'y êtes pas bien vous n'avez qu'à partir... Dehors !"

Sa voix tremblait, et il se ressaisi pour ne pas sangloter. Il se retourna vers Devon qui immédiatement sauta sur ses jambes, tenant du mieux qu'il pouvait sa fille endormit dans ses bras. Lui qui avait la réplique facile et la langue bien pendue ne trouva rien à dire et se contenta de tenir Hugar par le bras, tirant sur sa manche pour l'inciter à sortir. Phil les suivit jusque sur le palier et avant de fermer la porte balbutia, de la colère et des sanglots dans la voix :


"Soit demain à l'heure pour le premier service. C'est ta dernière chance, fait le si tu m'aimes. Si tu ne viens pas j'ouvrirai quand même le restaurant, mais après j'irai signaler ton abandon de domicile aux services sociaux, et tu devras en répondre... Bonne nuit."

Et sur ce il claqua la porte, se laissa tomber contre le battant et se roula en boule pour pleurer, le furet serré contre sa poitrine comme une peluche.


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MessagePosté le: Jeu 25 Nov - 20:07 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

De l'autre côté Devon enveloppait Babette dans l'immense tissus qui lui permettait de la tenir contre lui. Elle lui jeta un regard humide de bébé fatigué qui ne comprend pas pourquoi ni comment on l'a réveillé, et la tétine à la bouche, s'endormit contre la poitrine de son papa.

"T'avais raison Hugar, c'est une sale teigne... Enfin n'en parlons plus. On va se démerder pour la nuit, et demain t'iras lui faire des fausses excuses et tout redeviendra normal..."


Mais au fond il se semblait pas convaincu de ce qu'il disait. Il garda le sourire un moment puis soupira.


"Désolé vieux... C'est de ma faute, je n'aurai pas du venir m'incruster comme ça... C'est que je ne pensais pas que ça se passerai comme ça. Je pensais que peut être tu t'étais trouvé quelqu'un mais pas que tu vivrais en couple, et encore moins que je ne serais pas le bienvenu. Mais ça c'est comme ça partout depuis que je suis là, je crois que les elpaïens n'aiment pas trop les étrangers... Enfin n'en parlons plus. J'ai regardé les hotels, c'est cheros et les putes c'est pas beaucoup mieux..."


Il appela l'ascenseur et quand le petit voyant blanc s'alluma, il eu la révélation.

"Hé mais tu diriges un resto c'est ça ? Allons squatter là bas ! Et comme ça il sera bien niqué en te trouvant là bas à l'ouverture. Aller c'est bon plan, ça facilitera les retrouvailles."

Ses yeux pétillaient d'envie à l'idée de passer la soirée dans un endroit plein de nourriture.

"Et puis j'ai faim, rien à manger depuis ce midi, et encore on m'a servit de la bouffe de poupées..."
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MessagePosté le: Sam 27 Nov - 09:17 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

Putain mais quel enfoiré de petit blond !! Hugar était vraiment en colère contre Philibert qui c'était montré odieu, et qui l'avait même.... giflé !! O.O Rha ! Gomez de gomez, ça va chier ! >.<
Bon, un petit point s'impose... Alors, suite à une dispute assez violente où Devon avait, judicieusement, fermé sa gueule, les deux compères se trouvaient maintenant bah.... dehors.
Philibert avait posé un ultimatum à Hugar, qui hésitait encore sur sa décision finale. En fait, il ne savait vraiment pas quoi choisir : la liberté ou... la baise? Désespéré, il décida de remettre cette décision dans les mains de Devon, selon ce qu'il décidera de faire, Hugar le suivrait.

Finalement, Devon avait eu une bonne idée : pourquoi ne pas aller se réfugier au Chat Botté ?


"Mouais, t'as raison. Allons-y, j'ai pas envie de rester ici plus longtemps."


Ils se dirigèrent vers l'ascenseur, dans lequel Hugar passa son poignet contre le lecteur prévu à cet effet. Sur l'écran tactile, Hugar sélectionna "Sous-Sol 8". Quelques secondes plus tard, un petit "Ding, Sous-Sol numéro 8" se fit entendre et la porte s'ouvra, sans qu'il ne se soit même pas rendu compte que l'ascenseur avait bougé...


"Viens, suis-moi, on va prendre mon speeder".


Ensemble, ils allèrent vers le fameux speeder blanc pétant d'Hugar, qui ouvrit par simple contact avec son poignet.


"Aller, monte. On en a pour une dizaine de minutes"


Le speeder démarra doucement dans un ronronnement très léger, et Hugar manoeuvra pour sortir du garage. Une fois dehors, il se mélanga très naturellement dans l'embrouillamini (mais organisé) défilement de milliers d'autres speeder (blancs pour la plupart).
Devon semblait fasciné par la technologie du speeder. Hugar savait qu'il était passionné par la mécanique.


"Eh, interdit de la démonter, hein ! "


Il préférait prendre ses précautions.... Ils arrivèrent bientôt au centre commercial, où Devon s'était rendu auparavant. Hugar rentra dans un sous-sol pour s'y garer. Ils descendirent et se dirigèrent vers les ascenceurs. 


"Aller, let's go..."


L'ascenseur les mena à l'étage.... désiré [je me souviens plus c'est lequel >.<], et une fois devant la devanture du Chat Botté, Hugar lui dit :


"Et voilà, on y est !"


[Je pense que je vais le continuer, mais si vraiment tu veux répondre tu peux. Je comptais juste dire qu'Hugar ouvrait la porte et qu'on rentrais dedans]
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MessagePosté le: Sam 27 Nov - 20:17 (2010)    Sujet du message: Eldorado Répondre en citant

( =_=' t'es gonflé, c'est encore bibi qui va se cogner toutes les descriptions, en plus t'en a fait trop long, je voulais donner mon mot à dire... bon je vais un peu faire de l'anti jeu avec ton perso)

Quand Hugar lui parla de speeder, les yeux de Devon de mirent à pétiller. Des speeder il en avait vu des quantités mais il ne s'était jamais assis devant. Il hésita à lui demander s'il avait le droit de conduire mais il savait qu'il refuserait, ou du moins pour cette fois. Parce que ici on était pas à Zhaari et que personne ne s'éclatait complètement bourré à faire des freins à mains en pleine nuit dans un parking désert et verglacé. Chose qu'il avait fait principalement avec Emrys mais aussi un petit peu avec Hugar, il y a longtemps.

Néanmoins l'idée de voir le speeder d'Hugar était plus forte que la nostalgie de faire des conneries, et il le suivit en sautillant jusqu'à sa place de parking. Arrivé devant il siffla. La ligne était belle, les phares ronds, les portières s'ouvraient au contact du poignet et même son ronronnement était joli. Devon en fit le tour. C'était étrange pour lui de voir un design aussi différent de tout ce qu'il connaissait. Il demanda à voir sous le capot mais Hugar le lui interdit car au fond il savait que ce qu'il démontait il n'arrivait pas toujours à le remonter. Devon entra dans le speeder en faisant la gueule, mais cela ne dura pas très longtemps. Il contemplait l'habitacle et les commandes, curieux de tout. C'était fou à quelle point cette titine avait l'air petite à l'extérieur et grande à l'intérieur. D'ailleurs c'était une des raisons pour laquelle la plupart de la classe moyenne l'avait adoptée. Devon qui en avait vu beaucoup de ce modèle rouler sur l'autoroute, se douta qu'elle était très populaire et harcela Hugar de question à son sujet pendant tout le trajet. C'était un bonheur pour lui de rouler sur l'autoroute. Il gardait le nez collé à la vitre, regardant les speeders qui passaient à côté d'eux. Et une fois dans le parking il se laissait aller à la contemplation de toutes ses machines laquées blancs laiteux ou mat, derrière lesquelles il imaginait une technologie supérieur. Il demanda une nouvelle fois à Hugar d'ouvrir le capot et insista tellement qu'Hugar céda, en échange de ses mains qui resteraient au chaud au fond de ses poches. Il passa son poignet sur un logo qui marquait la serrure, et le capot s'ouvrit avec un bruit étouffé. Quant à Devon, il afficha une mine déconfite. Il n'y avait rien à voir. Chaque partie du moteur était planqué sous des caches en plastique, clipsés ou vissés avec des vis propriétaires. Tout était fait exprès pour empêcher les magouilles, les réparations home made, ou tout simplement pour ne pas que les gens viennent se mêler de ce qui ne les regardent pas. Devon était sidéré et surtout incroyablement déçu. Hugar ferma le capot et l'emmena dans le Centre, éclairé comme pour un réveillon. Les écrans à led affichaient des pub en continu et des jolis arcs en ciel couraient sur la façade. Devon resta un moment planté là, à regarder en l'air, complètement sous le charme du paysage by night. Bon il faut dire aussi qu'il espérait aussi revoir la publicité avec la fille rousse. Mais Hugar ne lui laissa pas le loisir d'attendre des heures, l'ascenseur arrivait et les amena d'une traite à l'étage 42.
(Comment tu pouvais oublier ça ?) Il n'y avait que des restaurants, pour la plupart en train de fermer. Il suivit le blond qui marchait du pas décidé de celui qui se fait le trajet tout les matins, et détailla le restaurant qu'il lui montra. Sans lumière c'était un peu étrange, mais à travers la vitre on avait l'impression que l'endroit était endormit. Devon leva les yeux, il essaya de déchiffrer le nom sur l'enseigne. Il plissa les yeux, ces formes de lettres lui disaient quelque chose, il les avait vu des centaines de fois. Il fouilla dans sa mémoire, puis se mit à rire.

"C'est dingue ! Tu l'as appelé comme ta boite à pervers ? Le chat botté... putain les souvenirs..."
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 11:01 (2017)    Sujet du message: Eldorado

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