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Neilerua
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MessagePosté le: Mar 4 Oct - 21:56 (2011)    Sujet du message: Home, Hell Home Répondre en citant

La terre fut en vue après de longs jours d’attentes. L’équipage commençait à s’impatienter et l’ambiance devenait hostile. Le moindre prétexte animait des rixes que se devaient d’empêcher les supérieurs. Seulement, maintenir le moral était difficile. Même les plus endurants à ce genre d’exercice donnaient des signes d’énervement. Pour compléter le tableau, le capitaine restait cloîtré dans sa cabine. Il ne faisait que de courtes apparitions et repartait aussitôt. Certaines mauvaises langues crurent bon de répandre qu’ils étaient perdus et que jamais ils ne retrouveraient leur terre natale.
Cependant, ils furent obligés de reconnaître qu’ils avaient torts. Les rivages apparurent avec les premiers rayons de soleil et la ville semblait s’illuminer à leur venue.
Tout le monde était sur le pont, à s’émerveiller. Certains pleuraient de joie et d’autres remerciaient le ciel de sa miséricorde. Tous étaient heureux d’être enfin rentré et aspiraient déjà à leurs activités une fois à terre. Des femmes les attendaient, des enfants aussi, qu’ils n’avaient pas embrassé depuis une éternité.
C’est alors que le capitaine daigna se montrer. Il prononça d’une voix forte


"Chéri, on te demande au poste de pilotage "!


Neilerua referma le livre qu’il était en train de lire et leva des yeux amoureux vers son aimée. Elle était simplement vêtue de cuissardes d’un rouge éclatant, d’un shorty en matière pas si synthétique que cela et d’un débardeur suffisamment bien taillé pour mettre en valeur sa poitrine fort généreuse. Tout en teinte écarlate. Une ceinture noire ceignait aussi ses hanches sublimes et clinquaient avec ses pas décidés. Sa longue chevelure blonde chutait merveilleusement bien dans son dos. Une véritable déesse. Mais pour le moment, une déesse courroucée qui regardait son homme avec une certaine colère.
Il est vrai que l’enfermement dans lequel elle se trouvait depuis un certain temps maintenant n’aidait pas à améliorer son moral. Certes, la présence de son mari était réconfortante, mais les possibilités de déplacements se révélaient assez réduit, même dans une barge. Une fois le vaisseau visité des cales jusqu’au poste de pilotage, en passant par les cuisines et les courtines, il ne restait plus grand-chose à découvrir.


C’est pourquoi l’énervement qui se lisait sur le doux visage de Nadia préoccupa Neilerua. Le voïvode avait conscience de l’état de ses troupes et tentait de les distraire autant que possible, par des duels, des fêtes ou juste une orgie. Cependant, cela ne suffisait pas pour maintenir le bon esprit. Les victoires passées étaient joyeuses à raconter mais le manque d’activités remplaçait ses sanglants souvenirs pour un morne présent. Les nerfs étaient à vifs et chacun en souffrait. Le Doc Cyborg avait eu l’intuition de s’isoler dans son vaisseau, n’en donnant qu’un accès limité. Ainsi, il demeurait cloîtré chez lui et personne ne venait l’embêter. Celui qui devait le plus souffrir de la lassitude des guerriers eldars noirs devait être Net. Malgré la protection de Tsaëk, le jeune humain récemment cyborg subissait des brimades et devenait le passe temps.


L’eldar noir observait sa femme et finalement se leva pour venir à sa hauteur. Il était simplement vêtu d’un pantalon léger noir et d’une chemise tout aussi légère, de la même teinte. Ses longs cheveux noirs détachés ruisselaient sur son dos et ses yeux bleus perçaient d’un froid regard son épouse. Elle soutint ce regard par défi et il prononça d’une voix douce, esquissant un tendre geste de la main vers la joue de son aimée :


"Tu es le soleil qui resplendit sur ce monde. Tu me réchauffes le cœur mon amour et je te suis reconnaissant."


Elle resta interdite devant ces belles paroles et répliqua d’un ton sec :


"Peut-être, mais il n’empêche, tu es demandé au poste de pilotage. Un guerrier m’en a informé alors que je discutais avec les succubes."


Neilerua ramena sa main et hocha doucement la tête.


"Et il n’existe pas de moyens de communications sur ce fichu vaisseau ? Ou au moins des portables ? Comment vous faites pour communiquer ?"


L’eldar noir baissa la tête piteusement et déclara :


"J’ai tout coupé afin de lire tranquille …"


La déesse sortit de son état tranquille pour déverser sa colère sur l’infortuné époux :


"Tu te fiches de moi ?! Mais tu es complètement irresponsable ! Ce n’est pas possible d’être aussi … aussi …"


"Nadia …" tenta d’attendrir Neilerua. Toutefois, sa piètre tentative de la prendre dans ses bras se solda par un mouvement des bras pour le repousser et un autre chapelet d’injures :


"Imbécile, Salaud ! Misérable crétin ! Enfoiré !"


"Maintenant, ça suffit !" Cria Neilerua d’une voix forte.


Il la maintenait par les épaules fermement et continua du même ton autoritaire :


"Tu vas me faire le plaisir de te calmer ! Ce n’est pas parce que cela fait beaucoup trop de temps que nous sommes enfermés ici que nous devons céder à nos émotions ! Nous nous devons de rester dignes, même si nous endurons le pire. J’attends de toi un comportement exemplaire et je te fais confiance pour ça. Je ferais comme si je n’avais rien vu."


Alors qu’elle allait riposter, il ajouta :


"Et une dernière chose."


Pour l’embrasser prestement, calmant le volcan par un baiser ardent. D’abord réticente, elle se laissa porter par ses émotions et ils finirent enlacés, se caressant doucement puis avec plus d’ardeur. Les mains posées étaient des brûlures. Les lèvres se cherchaient et lorsqu’elles se trouvaient, c’était une véritable fusion. Leur cœur bouillonnait et leur corps réclamait plus. Les regards jetés sous-entendaient des activités plus charnelles.
Alors qu’ils se dirigeaient vers le lit, la porte s’ouvrit sur un guerrier essoufflé. Le pauvre eldar noir ne faisait que colporter un message et manqua de se faire tuer par un couteau lancé en sa direction. Même si les portes de la barge permettaient à tout le monde d’entrer n’importe où, ces moments intimes avec sa femme ne méritaient pas d’être dérangés. Neilerua avait donc réagit instinctivement et lancé un couteau vers l’importun.
Réalisant qu’il avait manqué son coup, il demanda au guerrier qui ne semblait pas se formaliser de cette atteinte à sa vie :


"Qu’y a-t-il ?"


Le guerrier répondit fort obligeamment :


"Votre présence est sollicitée au poste de pilotage, voïvode."


Se rendant compte qu’il ne pouvait échapper à cet appel, il soupira. Il se tourna vers sa sublime femme qui lui fit comprendre par un regard explicite que ce n’était que partie remise. Il déposa un tendre baiser et suivit le messager. Il ne prit pas la peine de porter un masque, n’en éprouvant pas le besoin lorsqu’il évoluait au sein de son cabale. Il y a quelques temps, il ne se serait pas permis cette incartade. Cependant, des changements viennent parfois troubler les anciennes habitudes. Celle de porter un masque avait pour origine la volonté de dissimuler des traits elfiques qui pourraient le trahir. Sa nature de Sang-Mêlé le hantait. A cause de la culture eldar noire et des rumeurs au sujet de ces êtres hybrides, il ne pouvait décemment pas se révéler à la communauté. Il serait exécuté sur place. Or, il ne tenait pas encore à mourir.
Néanmoins, au fil des différentes épreuves endurées avec son cabale, il reconnut la valeur de chacun et acquis leur confiance. Ainsi, il considérait qu’il n’avait rien à craindre de leur part et daignait se montrer à visage découvert.
Tout en suivant d’un pas digne le guerrier qui le menait au poste de pilotage, Neilerua se remémorait le passé de ce cabale formé de manière si … burlesque. L’opinion générale le faisait meurtrier de son propre mentor, le contraignant à fuir de Commoragh avec des fidèles. Les rangs vinrent à grossir, pas nécessairement pour les bonnes raisons. Toutefois, il ne pouvait se permettre de refuser ses hommes prêts à mourir pour lui. Et des morts, ils y en avaient eu. Tant de morts …


L’esprit de Neilerua se noya dans un fleuve de sang. Il voyait passer sous ses yeux les cadavres de ceux qui s’étaient dressés contre lui, ou qui s’étaient simplement retrouvé sur sa route. Leurs regards étaient noirs, ils voulaient le tuer pour ses crimes. Ils le haïssaient pour toutes ces vies gâchés. Le capitaine du vaisseau attaqué qui avait fini par s’écraser sur Elpa. Les chasseurs de prime qui voulaiten sa mort. Les passagers des vaisseaux abordés. Les eldars noirs d’autres cabales venus le tuer. Le capi de la Mafia qu’il avait torturé. Tous le regardaient. Leurs têtes dépassaient du fleuve pourpre pour lui lancer des regards noirs. Parfois, ils parvenaient à extraire jusqu’à leur torse. Ils l’invectivaient violemment, menaçant du poing ou de ce qui leur restait de membres. Leur visage ravagé offrait un piteux spectacle.
Pourtant, Neilerua demeura de marbre. Il continua d’avancer à travers la barge de son mentor tout en ayant l’esprit ailleurs. Son propre passé remonte à bien plus loin, mais c’est  l’histoire du Cabale de la Larme Noire qui lui revient en mémoire.
Devoir quitter Commoragh à cause d’un malentendu. Puis les évènements qui se succèdent et s’enchaînent. Quand reverra t il la citée aux milles tourments ?


Lorsqu’ils arrivèrent au poste de pilotage, une certaine effervescence animait les membres présents. Hormis les incubes qui attendaient leur maître stoïquement à l’entrée de la salle. Dès son entrée, ils l’encadrèrent pour l’accompagner à la source de cette agitation étrange. Neilerua commença à se poser des questions et tout en avançant, scrutait les visages de ses subordonnés. Une joie manifeste se lisait sur leur visage. Les pilotes effectuaient leurs manœuvres fébrilement et leurs gestes dénotaient un empressement certain.
A la vue que lui offraient les larges vitres du poste de pilotage, le voïvode du Cabale de la Larme Noire Neilerua comprit l’enthousiasme de ses troupes. Devant eux, c’était Commoragh qui se montrait. Ils étaient de retour à la maison.


Un vague sentiment de joie envahit l’eldar noir. Son visage s’illumina de ce sentiment qui l’envahit peu à peu. Un sourire se dessina doucement sur ses lèvres. Ses yeux brillaient d’une flamme éclatante. Des picotements lui parcouraient l’échine. Des frémissements lui chatouillaient les doigts. Tout son corps se mettait à réagir à la nouvelle et semblait crier son bonheur.
Pourtant, il ne se sentait pas entièrement euphorique, contrairement au reste de l’équipage. Tandis que la nouvelle s’insinua à travers toute la barge, circula parmi les guerriers, mais aussi les esclaves et rendit les uns heureux et les autres plus sceptiques, Neilerua éprouva une sorte de mélancolie. Naturellement, il était ravi de revenir parmi les siens. Cependant, il était conscient qu’il n’y était sûrement pas le bienvenu pour tout le monde. Il connaissait les us et les coutumes. Au sein de Commoragh, personne ne vit ; tout le monde survit. Même les plus puissants peuvent vaciller et se retrouver au plus bas. Telle était une des dures lois de l’existence eldar noire. Auprès de son mentor, il se sentait en sécurité. Il était désormais seul. Il avait fui Commoragh pour se protéger.


Alors qu’il prenait le chemin vers son appartement privé afin d’apporter lui-même la nouvelle à Nadia, il se rendit compte combien il s’était comporté en lâche. Ce n’était pas son foyer qu’il avait fui, mais bien les représailles. Il ne voulait pas combattre de front. Il ne voulait pas combattre du tout. Alors il s’était enfui, emmenant dans son sillage des fidèles. Il avait entraîné de braves guerriers dans sa déchéance. Ils n’étaient que des fuyards.
Au milieu de l’euphorie générale, de sombres pensées s’imposaient à son esprit. Il avait abandonné son mentor. Il avait laissé la Tour Noire aux mains de n’importe qui. Ceux qui étaient restés là-bas et qui voulaient le tuer ne pouvaient faire le poids contre les autres Cabales qui jalousaient celui de la Lame Noire. Ce cabale mort avec la fuite de Neilerua qui ne s’était pas gêné pour en fonder un nouveau sur les cendres encore fumantes de l’ancien. La Tour Noire était elle encore debout ? Appartenait elle à un autre ? Comme cet arrogant Draz Ötv ? Rien que d’y penser, le voïvode en frissonna.
Puis ses sentiments changèrent au fur et à mesure qu’il marchait. Ses pas lents s’accélérèrent. Il releva la tête et un fin sourire se dessina sur ses fines lèvres. Certes il n’était pas apprécié. Naturellement il devait s’attendre à subir des tentatives de meurtres. Bien sûr il ne savait pas comment il allait retrouver son foyer.


*Et après ? Je suis le voïvode du Cabale de la Larme Noire. Nous avons enchaînés les victoires ! Nous nous sommes élevés parmi les autres. Le chant de nos armes est mélodieux. Pourquoi craindre l’inévitable ? Nous allons faire face. Nous leur montrerons, comme nous avons montrés aux autres, de quoi nous sommes capables. S’il faut combattre, nous combattrons ! Car telle est la raison de l’existence d’un eldar noir : survivre.*


Fort de ses pensées, il pénétra dans son appartement privé où l’attendait patiemment Nadia. Elle était étendue sur le lit, alanguie et désirable. Il demeura un instant figé devant ce tableau magnifique. Elle était vraiment une sublime créature. Sa pose lascive suggérait l’immodération dans la débauche. Le regard qu’elle lui lança lorsqu’il était rentré en disait long sur ses intentions. Enfin, le fait qu’elle se trouvait seulement vêtue d’un string noir expliquait aussi l’état d’hébétude de Neilerua. Il la contempla un bon moment, parvenant à avancer lentement vers le lit ; cet écrin où le joyau de sa vie l’attendait.
Parvenu à sa hauteur, il commença à se dévêtir avec soin. Elle ne se contenta que de l’observer. Une fois ses vêtements au sol, il monta sur le lit doucement, à la manière d’un chat. Il la surplombait et la dévorait des yeux. Son rythme cardiaque s’accéléra et sa respiration se fit plus chaude. Il continua d’avancer tel un reptile vers cette proie offerte et finit par l’atteindre, son visage face à celui lumineux de sa femme. Son chemin s’était fait lentement, ses lèvres effleurant à peine la peau de sa bien-aimée, ses doigts esquissant par moment des caresses. Il se retrouvait maintenant complètement au dessus d’elle, la dominant tranquillement.
Ses lèvres s’approchèrent mais évitèrent la bouche pour glisser sur la joue. Elle tourna légèrement la tête alors qu’il continuait, ses lèvres parcourant furtivement son cou. Elles s’attardèrent un peu plus longtemps sur l’épaule, de légers baisers venant l’humidifier.
Soudain, il ouvrit largement sa bouche et au moment où ses dents pénétrèrent violemment dans la chair, Nadia poussa un hurlement mêlant la surprise, la douleur et le plaisir. Instinctivement, elle s’agita, ses bras voulant repousser l’agresseur. C’était sans compter sur la rapidité de l’eldar noir qui lui immobilisa les poignets fermement. Elle tenta avec ses pieds mais n’y parvient pas, Neilerua enfonçant toujours plus ses dents. La douleur et le plaisir conjugué par cette soudaine et violente morsure amenuisa la résistance de Nadia qui, finalement, enserra les jambes de son époux avec les siennes et le plaqua contre elle. Quittant enfin l’épaule, il lui offrit un baiser ardent, ses mains la caressant avec fièvre. Il en oublia ce qu’il était venu dire et se laissa porter par sa passion.




Dernière édition par Neilerua le Mer 12 Oct - 22:12 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 4 Oct - 21:56 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 16 Oct - 22:25 (2011)    Sujet du message: Home, Hell Home Répondre en citant

 

Après des ébats à faire rugir la Vierge et contenter la Déesse de la Luxure, Nadia et Neilerua s’accordèrent un repos bien mérité. Les traces de leur passion marquaient la peau de l’autre et la chambre ne ressemblait plus à grand-chose. Des bougies gisaient à terre, des papiers s’étalaient, alors que le bureau avait été complètement dégagé. Le lit était défoncé par endroit et les draps déchirés pendaient aux lampes murales. Même dans la salle de bain, un ouragan semblait être passé. De l’eau commençait à couler vers la chambre. Les produits étaient renversés et se mélangeaient sans gêne aucune, formant de magnifiques couleurs. Des traces sur le mur laissaient à penser qu’une vive lutte avait eu lieu. Les incubes qui gardaient l’appartement privé pouvaient témoigner de la violence de la passion aux sons perçus, mais ils avaient le devoir de rester silencieux, et ça leur convenait parfaitement.
 

C’est pourquoi lorsque le voïvode sortit accompagné de sa femme, ils n’émirent aucune remarque, se contentant de fixer le mur en face d’eux. Neilerua avait tenu à admirer l’arrivée à Commoragh depuis la verrière de la salle de réunion se trouvant au troisième pont.
 

Note : j’ai enfin fixé l’agencement de la barge d’Eth’Ik, voici la fiche du véhicule :
 

Nom : Barge de la Larme Noire, anciennement Lame Noire
Taille : croiseur (plus petit qu’un star destroyer, aussi grand que la Tantiv IV)
Nombres de ponts : 5
Répartitions : (du plus inférieur au supérieur)
*Cales avec entrepôt de marchandises et réacteurs
*Cuisines, réacteurs, système d’hyperpropulsion, chambres de guerriers ainsi que douche commune
*Sas, salle de réception et d’entraînement, ainsi que salle de réunion avec verrière.
*Appartements privés (3) et poste d’observation, directement lié au pont supérieur :
*Poste de pilotage.
Armements :
*tourelles longue porté (3) réparties à l’avant, piloté indirectement
*tourelles courtes portés (6 de chaque bord) piloté directement, au niveau du 3ème pont
Blindage : Faible
Système de propulsion : subliminique avec moteur à âmes
Hyperespace : oui
 

La vue qui s’offrait à eux était magnifique. Ils n’étaient pas les seuls présents, beaucoup de guerriers et de guerrières ayant eu la même idée. De leurs yeux ravis, il contemplait leur foyer. Cet immense Vaisseau-Monde de la taille d’une planète réchauffait leurs cœurs refroidis par de longs séjours dans l’espace. De loin, elle paraissait être une gigantesque boule sombre, quelques éclats bleutés venant ponctuer ça et là la surface obscure. Parfois, une sorte de brume verdâtre semblait s’étendre sur une zone.
La flotte avançait doucement, les manœuvres d’approches étant entamées. La formation choisie était celle protégeant en priorité la barge, le reste des vaisseaux s’agglutinant autour. Les moteurs fonctionnaient à bas régime.
Dans la salle de réunion, un silence de respect s’installa. Cette sphère qui grossissait à leur approche leur rappelait tant de choses. Bonne ou mauvaise, mais une pensée s’imposait à l’esprit de tous : ils étaient de retour chez eux.
 

Au fur et à mesure, les plus hautes tours se dessinèrent et la boule se transforma en amas d’aiguilles hérissées. Les éclats bleus devinrent des boules d’énergie émanant des tours chargées de distribuer l’énergie du noyau principal et d’émettre un bouclier suffisamment puissant pour qu’aucun vaisseau puisse espérer le percer. Les lueurs de la citée leur parvinrent et Commoragh leur parut vraiment vivante. Ils étaient au milieu de nulle part, aucune étoile ne venant les éclairer. La seule lumière provenait du Vaisseau-Monde, et elle était diffuse. Dans l’obscurité de l’espace, brillait un enfer.
Les mouvements des autres vaisseaux pouvaient désormais se déceler ; ils étaient suffisamment proches pour cela. Le style gothique de l’architecture eldar noir se voyait maintenant, les tours s’élevant devant eux.
Leur approche se faisait le plus lentement possible, on ne savait jamais. Les coordonnées entrées étaient celles de la Tour Noire et la flotte amorça une descente dans l’atmosphère artificielle de Commoragh.
 

C’est alors que les membres du poste de communication (situé au même endroit que ceux du poste d’observation) reçurent un appel émanant d’une tour de sécurité. On leur demanda sèchement de décliner leur identité et la raison de leur venue. Après une conversation houleuse et une menace de destruction massive, l’autorisation de pénétrer en territoire pirate leur fut accordée, à leurs risques et périls. Envoyant se faire brûler chez les Dieux Noirs l’interlocuteur, les préposées à la communication mirent fin à l’échange verbal et passèrent l’information comme quoi il valait mieux se dépêcher de franchir le portail ouvert.
Le sport étant de réussir à avancer assez rapidement avant qu’il se referme, les techniciens s’en occupant étant de nature facétieuse. La flotte s’ébranla donc et se précipita vers l’ouverture à peine perceptible à l’œil nu et complètement invisible sur les radars. Il fallait y aller à l’instinct.
 

Tout le monde parvint à pénétrer dans l’atmosphère viciée et même si ils se trouvaient à l’intérieur des vaisseaux, les eldars noirs pouvaient ressentir ce vice. La flotte se faufila à travers le dédale de tours de Commoragh en se dirigeant vers la Tour Noire. Leur entrée ne passa pas inaperçue et les mandragores de plusieurs cabales se hâtèrent de rapporter cette information à leurs employeurs.
Tandis qu’ils fendaient le ciel obscurci aux nues verdâtres, les passants se retournaient puis retournaient à leurs occupations, comme le test de résistance d’un corps à la chute d’une hauteur de cent mètres. Les tours défilaient devant eux et la barge oscillait au gré des manœuvres d’évitement de la part des pilotes excités d’être de retour. Un mouvement fit tomber Nadia dans les bras de Neilerua qui lui proposa de s’asseoir. (Oui, je sais, c’est vu, revu et déjà vu, mais que voulez vous =P) Main dans la main, ils admirèrent la beauté de l’architecture eldar noire, inspiré par le gothique et le baroque. Les pointes jalonnant les murs des tours chatouillaient les vaisseaux. Des corps pendaient parfois lamentablement au bout de ces pointes et nourrissaient la faune charognard qui s’était développée sur Commoragh. Si près, les tours étaient immensément hautes. Elles sont parsemées de décorations plus sublimes les unes que les autres, jalousant de grandiloquences. Des reliefs représentants des scènes de combats, des héros ou simplement des formes runiques parsèment l’extérieur des tours, et parfois l’intérieur. Malgré la beauté des décors, quelque chose dérangeait. Une sorte de manque, mais dont les eldars noirs ne pouvaient discerner la teneur.
 

Toutefois, Nadia le ressentit dès l’instant où ils pénétrèrent dans Commoragh.
Cette désagréable sensation la faisait frissonner. Neilerua la serra dans ses bras et tenta de comprendre la raison de ce ressenti. Il lui murmura de douces paroles réconfortantes mais elle demeura de glace. C’est alors qu’il comprit.
Commoragh était une planète artificielle. Une planète sans étoile pour la réchauffer. Une planète sans écosystème réel. C’était une planète froide. Dénuée de vie. Bien que quelques animaux étaient parvenus par on ne sait quel miracles à se développer, il n’y avait aucune plante. Aucun arbre. Tout était de métal. Et c’était cette ambiance glaciale qui dérangeait Nadia.
Les prisonniers qui n’étaient encore jamais venu dans la citée des eldars noirs ressentirent eux aussi cette impression de mort. Les enfants se mirent à pleurer et leur mère dut les consoler et étouffer leurs pleurs en les serrant dans les bras. Leurs gémissements s’échappaient des cales mais ne troubla pas l’excitation des guerriers trop ravis de retrouver leur maison.
 

Lorsqu’ils furent en vue de la Tour Noire, ils constatèrent qu’elle était toujours debout et qu’aucun étendards ou fanions ennemi claquaient contre ses flancs. Ils tentèrent d’établir une communication avec les résidents, mais personne ne répondit. La flotte s’avança donc prudemment vers les hangars tandis que l’ordre de se mettre au poste de combat fusa. Neilerua raccompagna Nadia à leur appartement privé et la rassura. Il se devait de diriger la manœuvre et tenait à la sécurité de son épouse en cas d’embuscade. Il posta cinq incubes devant la porte et partit, non sans lui avoir susurré des mots doux et d’amours et l’embrasser avec toute la passion possible.
La porte se referma doucement en glissant sur lui et il partit commander son cabale.
 

Un calme étrange environnait la Tour Noire. Ils allaient bientôt être fixé sur la nature ce calme.


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MessagePosté le: Lun 30 Avr - 22:34 (2012)    Sujet du message: Home, Hell Home Répondre en citant

Les raiders pénétrèrent dans les hangars doucement, les moteurs à faible puissance. Les pilotes prenaient garde à ne pas se percuter entre eux et établissaient les différents points d'atterrissages. Sans aucune communication extérieure pour les guider, l'entrée devait se faire avec précaution. Chacun veillait à la trajectoire de l'autre. Toutefois, grâce au nombre important de hangars disponibles, peu de vaisseaux stationnaient encore en dehors. La flotte se répartissait en utilisant le vieux procédé du premier arrivée, premier servi. Néanmoins, la barge eut la priorité sur le reste par son importance. La manœuvre s'effectua tranquillement, presque en silence. L'euphorie qui avait gagné le Cabale était retombé et désormais, tout le monde s'activait pour rassembler ses affaires et se préparer à fouler à nouveau le sol du foyer tant espéré.
Le poste de pilotage résonnait des ordres et des indications donnés par les pilotes. Différents sons informaient l'avancement de la barge au sein du hangar et le tableau de bord ressemblait à un banquet de lucioles multicolores.
Dans les courtines, les guerriers et les guerrières couraient pour aller chercher des affaires ou encore se préparer à débarquer. Les pas claquaient sur le sol d'acier et les lueurs bleutées éclairaient des visages ravis de revenir à la maison mais aussi inquiet concernant l'état dans laquelle elle se trouvait.
Nadia demeurait auprès de son mari dans le poste de pilotage. Elle n'avait pas exprimé le souhait de diriger la manœuvre même si l'envie la titillait.


Cela faisait tellement de temps qu'elle ne s'était pas assise devant un moniteur de contrôle et amener à bon port un vaisseau ! Elle n'en avait pas eu l'occasion. De plus, elle passait le plus clair de son temps avec son époux eldar ou bien avec les succubes qui lui enseignait l'art de combattre. Elle en possédait quelques rudiments mais elle avait trouvé la proposition de Vytra amusante et c'était prêté au jeu. Au cours de son long voyage dans l'espace, loin de toute planète, elle avait appris à manier le couteau et à utiliser un blaster d'une manière insoupçonné. Elle faisait la démonstration de sa progression à Neilerua qui approuvait et l'encourageait. Parfois même il assistait aux séances et se permettait d'intervenir afin de montrer un certain mouvement ou donner une certaine explication. Quelques séances s'étaient terminées en apprentissage corporel mutuel. Le niveau qu'elle atteignait désormais lui conférait la possibilité de se défendre parfaitement seule contre une dizaine d'adversaires mieux armés qu'elle.
Toutefois, à la longue, ces séances lui pesaient. Neilerua se faisait plus absent. Au fur et à mesure qu'ils s'approchaient de Commoragh, le voïvode se terrait dans leur chambre et devenait muet. Ce comportement devant son Cabale étonnait mais l'allégeance des guerriers et des guerrières ne faiblissaient pas. Seulement, Nadia n'était pas aussi patiente et désirait savoir pourquoi son mari se murait ainsi. Elle tenta de lui en arracher la raison mais la colère qu'elle provoqua l'en dissuada. Pour le moment. Peut-être qu'il sera plus disposé à parler une fois installé chez lui ?


L'épouse du voïvode tourna la tête pour regarder le chef de ce Cabale qui était aussi son époux. Il portait comme toujours un masque qui dissimulait la moitié supérieure de son visage. Il se tenait parfaitement droit, les mains croisées dans le dos, à observer leur entrée dans le hangar. Elle ne parvenait pas à discerner l'ensemble des sentiments qui l'agitait. Elle lisait de l'agitation, de l'appréhension, comme si revenir lui évoquait des mauvais souvenirs. Pourtant, elle pouvait voir aussi qu'il était heureux d'enfin retrouver cette tour dans laquelle il avait passé presque toutes ces années.
Elle lui attrapa sa main – il portait des gants noirs- et chercha à capter son regard, difficile lorsqu'un masque vous empêche de voir les yeux de votre partenaire. Néanmoins, un sourire parut sur les fines lèvres de Neilerua et il se pencha pour embrasser sa bien-aimée.


"Nous voici rentrés chez nous. Je veux dire, pour le Cabale."


"Je sais. Ça me fait bizarre. Cette … planète me fait un drôle d'effet, je … je ne m'y sens pas bien chéri."


Il la serra contre lui et lui souffla :


"Ne t'inquiète pas, je suis là. Je réchaufferais ton atmosphère. Et les succubes aussi sont présentes. Tu ne seras jamais seule."


Elle lui retourna d'un ton amusé :


"Même sous la douche ?"


"Même sous la douche."


Ils s'embrassèrent de nouveau tandis que la barge franchissait le portail du hangar. Des techniciens arrivèrent d'un pas flegmatique et apportèrent de quoi s'occuper de la maintenance des vaisseaux. C'est en voyant arriver ces eldars noirs que le Cabale se mit sur ses gardes. Les guerriers se postèrent aux sas de sortie, armes en mains, prêt à en découdre.
Commencer un retour au foyer par un combat en interne pouvait se révéler autant revigorant que fatal. Vu leur position, il suffisait à leurs assaillants de faire exploser les moteurs et les vaisseaux étaient réduits en épaves, les occupants en cadavres.
Toutefois, nul besoin était de combattre puisque ces eldars noirs qui s'approchaient étaient fidèles au Cabale de la Larme Noire. Après discussions, ils expliquèrent qu'ils n'avaient pas répondus par flemme et aussi parce que les systèmes de communication étaient déficients. La première réponse était plus valable que la seconde mais il ne leur en fut pas tenu rigueur.


Ces guerriers et guerrières qui avaient investit la Tour Noire étaient des fidèles à Neilerua et avaient participé au bon fonctionnement du Cabale à leur manière. Puisqu'une majeure partie avait quitté Commoragh, il en fallait bien pour entretenir la Tour. Cependant, il n'y avait que peu d'esclaves à disposition, la majorité ayant été emporté par les troupes refusant de suivre Neilerua. Il était d'ailleurs étonnant qu'ils n'aient pas cherché à prendre possession de la Tour. D'habitude, l'ancien Cabale faisait tout pour conserver les lieux d'origines. Mais là, aucune résistance, ils avaient tous débarrassés le plancher sans demander leurs restes. Alors qu'ils avaient poursuivis le pauvre apprenti lorsque la nouvelle de la mort d'Eth'Ik était tombée. D'après les rapports qui avaient été transmis, ces soldats qui conservaient une foi inébranlable en Eth'Ik et qui surtout considérait Neilerua comme un traître s'étaient tous rassemblés sous la bannière de Drazh Ötv. Cela expliquait pourquoi certains avaient été combattus lors d'attaques dans l'espace. Passer sous le commandement de ce grand voïvode ressemblait à une insulte pour les membres du Cabale de Neilerua car tout le monde connaissait l'animosité qui régnait entre les deux eldars noirs. Rivaux dès l'Académie. Cependant, Neilerua avait suffisamment mûri pour abandonner l'idée de se focaliser sur Drazh alors que ce dernier semblait obséder par leurs différences. Il était indéniable que le jeune eldar noir devenu grand voïvode possédait désormais un Cabale plus puissant. Pourtant, il demeurait derrière en matière de stratégie et de respect de la part de ses troupes. Trop tyranniques, il les poussait à bout. Cette divergence dans le traitement des soldats expliquait pourquoi il y avait des fidèles pour s'occuper de la Tour Noire en l'absence de son chef.


Les troupes débarquèrent donc et se répandirent immédiatement, chacun se trouvant une tâche à accomplir. De la baie vitrée, cela donnait l'impression d'observer des ruisseaux s'écoulant à travers un ensemble de métal. Les rôles se distribuaient instinctivement mais aussi selon les habilités de chacun. Certains guerriers ayant étudiés la mécanique portait assistance à la maintenance ou se mettaient en route pour vérifier les installations. D'autres connaissaient mieux l'électronique et partaient s'occuper des nombreux systèmes parsemés dans tout le bâtiment. L'ensemble de la structure devenait la proie de guerriers et guerrières changea de casquettes pour devenir artisan du rétablissement de la Tour.
Naturellement, les esclaves furent aussi déportés et au lieu de nettoyer les sols, murs et plafonds des vaisseaux, ils furent chargés de nettoyer les sols, murs et plafonds de la Tour, tâche beaucoup plus considérable. Le lavage des vêtements, des tissus et de pleins d'autres choses entraient aussi en ligne de compte et leur travail ne faisait que commencer.
Parmi ces eldars noirs sortant des raiders, il se trouvait Net, ce petit bout d'humain au collier étrange. Avec l'escouade de Tsaëk, il fut assigné à la patrouille. En effet, la sécurité faisait aussi partie des tâches à effectuer et les tours de gardes s'établirent après une rapide discussion dans une salle pouvant rassembler au moins cinq escouades. Les étages les plus stratégiques et les plus vitaux furent choisis et chacun prit son poste sans rechigner. Net était même encouragé par ses nouveaux camarades et il répondait par un faible sourire. Bien qu'il ne le montrait pas, le voyage l'avait éreinté et il avait cru que l'arrivée résonnait avec se reposer. Sa déception était grande mais encore plus grande encore était son désir de se montrer à la hauteur de la personne qui lui avait coupé un bras. Cette relation étrange qui s'était établie ne le tourmentait pas pour l'instant mais il viendra un moment où des questions se poseront.
Le Docteur Cyborg put aussi faire atterrir son immense vaisseau clinique dans un hangar aux dimensions gigantesques mais il demeura à l'intérieur, le contact avec le reste du Cabale ne l'emballant point. Neilerua lui demanda de bien vouloir patienter le temps que ses troupes s'installaient et que la Tour retrouve son éclat d'antan. Le chirurgien accepta de mauvaises grâces et commença à se demander si c'était une si bonne expérience que cela. L'apport de livres issus de la bibliothèque d'Eth'Ik ne le dérida pas mais il s'y plongea néanmoins, ne connaissant pas certains ouvrages.
Les incubes aussi eurent une tâche à accomplir. Ils entrèrent en communication avec les Incubes de la Mort, ces incubes qui se chargeaient des eldars noirs tombés au combat. Aidés par des esclaves et des guerriers, les incubes purent préparer les corps pour le transport. Tous les morts n'avaient pu être récupérés mais ceux qui pouvaient l'être étaient pris en charge afin d'avoir une sépulture décente à Commoragh.
Enfin, ce fut au tour de Nadia de quitter la barge et de prendre possession de ses nouveaux appartements. Accompagnée des succubes et des esclaves portant ses bagages, elle comptait bien se reposer de ce long voyage. Son époux n'était pas à ses côtés, ses obligations envers son Cabale le retenant malheureusement. Il lui promis de la retrouver rapidement, l'embrassa avec toute la passion qui émanait de son amour pour elle et lui sourit tendrement. Heureuse, elle suivit les succubes qui connaissaient le chemin. Au cours de leur marché, elles évoquèrent diverses sujets, dont l'orgie qui avait précédé le départ de Devon, ce cher marionnettiste aux doigts agiles et à la chevelure si sexy. D'ailleurs, depuis son départ, toutes les succubes arboraient la teinte violette à leurs cheveux. Vytra ne manquait pas de détails croustillants concernant le jeune homme et Nadia prêta une oreille amusée.


Pendant que son Cabale s'activait et que sa femme s'amusait, en sécurité, Neilerua se dirigea, seul, vers la salle qu'il avait quitté il y a des mois. C'est de cette salle que tout commença. C'est à l'intérieur de cette salle qu'il s'était entretenu avec son maître. C'est dans cette salle que son mentor l'avait convoqué avec un but précis en tête.
La Lame Noire de la Terre se trouvait accrochée à sa ceinture et lui battait la jambe. Il pouvait sentir son agitation. Elle aussi se souvenait de l'endroit. Les passages de l'entretien lui revinrent en mémoire, comme des lames lui charcutant le visage. Il affichait une mine froide, austère, mais en son for intérieur, une véritable déferlante de sentiments lui labourait le ventre. Il devait s'y rendre, il le savait.


Les torches n'étaient pas encore allumées dans cette partie de la Tour et il avançait grâce à la vision nocturne des eldars noirs. Le couloir était simple, peu de décorations le jalonnaient. Quelques figures monstrueuses, des représentations de souffrances, des gargouilles, rien de bien extraordinaire.
Il régnait une atmosphère glaciale mais il ne s'en préoccupait guère.


Il parvint enfin devant la porte aux lourds battants. Une scène de torture était représentée sur chaque battant et au centre se figurait une créature ailée, aux formes humanoïdes, au visage souriant d'une multitude de dents pointus, cornue. Les pieds griffus reposaient sur deux crânes, deux crânes qui étaient mis en relief pour recevoir dans le nez les lourdes boucles en fer qui servaient à la porte en bois.


Neilerua fit face à cette lourde porte. Il lui semblait que la créature ailée le fixait. Il rabaissa son regard pour pousser les battants dans un mouvement lent. Il était temps d'affronter son passé. 


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MessagePosté le: Sam 18 Aoû - 15:31 (2012)    Sujet du message: Home, Hell Home Répondre en citant

L'atmosphère lugubre du lieu happa la gorge du voïvode. Il poursuivit néanmoins son avancé et s'enfonça encore un peu plus au sein de cette salle chargée de noirceur.
Il y faisait si sombre qu'un être humain normal se serait cru entouré de ténèbres, sans pouvoir distinguer aucune forme. Seule une lueur rouge émanait du centre de la pièce de manière diffuse, une brume persistante accentuant l'effet de luminosité tamisée. Grâce aux yeux eldars noirs, Neilerua pouvait contempler les murs et le haut plafond mais il ne s'y attarda pas.


La pièce ressemblait à un enchevêtrement de tuyaux et de tubes dont l'origine coïncidait avec le centre. Les murs étaient recouverts de conducteurs cylindriques imposants qui se divisaient pour obtenir une ramification impressionnante. Cette arborescence se perdait dans les coins de la salle et s'enfouissait sous les trappes ou se jetait au plafond. Il pendait quelques câbles et certains traînaient tranquillement sur le sol d'acier froid.
Il régnait en ces lieux une impression de mort inquiétante. Bien que l'environnement de Commoragh soit déjà naturellement peu favorable aux réjouissances, ce qui enveloppait cette pièce n'en faisait pas moins frémir. La température négative expliquait la formation de fumée à la sortie de la bouche de l'eldar noir qui marchait prudemment vers le centre de la pièce.
Le son de ses bottes sur le sol faisait écho au silence étouffant. Même les bruits de l'extérieur ne lui parvenaient pas. A l'intérieur de cette salle, il avait la désagréable sensation d'être seul, coupé du monde, sans aucune possibilité de retour.


La raison d'être de cette salle qui se situait à un niveau extrêmement proche de la base de la Tour Noire échappait au voïvode. Il en avait appris l'existence seulement le jour où son maître Eth' Ik l'avait convoqué sans lui dire pourquoi. L'apprenti voïvode avait du trouver la salle de lui-même, sans aucune indication. Après plusieurs recherches, il était tombé sur l'immense porte presque par hasard et avait découvert son maître siégeant au centre.
Cependant, jamais il n'eut l'opportunité de savoir à quoi pouvait servir cette si étrange pièce. Le temps de s'attarder sur la question lui avait manqué aussi. Après son départ, ses occupations avaient occulté ces interrogations de son esprit. Maintenant qu'il retrouvait cet endroit, ses questions revenaient et lui cinglaient la figure. A quoi pouvait servir cet endroit ? Qui l'utilisait ? A quel fin ? C'est en s'approchant un peu plus de la source de l'unique lumière qu'il commença à comprendre l'utilité de l'endroit ainsi que la raison de la température négative.


Des vapeurs glaciales émanaient du puits présent au centre de la pièce et venaient chatouiller les jambes de l'eldar noir. Derrière les lueurs rouges se profilaient une lumière plus froide, bleutée. La Lame Noire à sa ceinture semblait prendre vie, il sentait l'agitation contenue dans cette arme légendaire. Etait ce parce qu'il approchait de l'endroit où l'échange s'était opéré ? S'il était possible de visualiser les ondes que prodiguaient la lame, la salle en serait remplie et il en serait étouffé. Déjà le froid ambiant lui gelait les lèvres et sur le sol d'infimes cristaux disparaissaient sous ses pas. Il apportait un peu de chaleur dans cet environnement confiné par le froid. Le temps paraissait avoir été gelé et sa présence perturbait l'ensemble. C'était comme si la pièce le rejetait par des vagues de froid. Il avançait néanmoins, imperturbable.
C'est alors qu'il aperçut ce qui siégeait au centre de la pièce.
Un système de cryogénisation. Le puits contenait un caisson d'hibernation renfoncé, avec une vitre sûrement à l'épreuve de bien de catastrophes. Les parois épurées aux angles vifs n'avaient pas l'air d'avoir connu la lumière. Leur aspect ternes et sombres donnaient l'impression que la surface s'était nourris de l'obscurité pour former une nouvelle couche. Des tuyaux se connectaient au caissons en divers endroits afin d'assurer l'alimentation générale ainsi que la survie de l'occupant. Et toujours aucun bruit, comme si l'installation avait été oublié depuis trop longtemps. Car le métal avait vieilli malgré tout. Pourtant, il gardait une surface pure qui sacralisait presque le caisson.
Situé en contrebas, dans le puits, seule la partie supérieure du caisson d'hibernation était visible. Les leurs rouges s'expliquaient par la présence de néons autour du puits et la lumière bleuté par le système de cryogénisation. La profusion de câbles et de tuyaux prenait désormais tout leur sens. Cette pièce était dédiée à cette seule fonction. Maintenir en vie celui qui avait fait érigé cette tour. Eth'Ik, grand voïvode du Cabale de la Lame Noire.


Revoir le visage strict de son maître fit s'arrêter Neilerua. Il enleva son masque pour contempler le faciès de l'eldar noir qui lui avait enseigné tant de choses, bien plus qu'il n'avait pu apprendre au cours de ses études à l'Académie des Cabales. Une certaine émotion le gagnait. Pourtant, fidèle aux préceptes de son mentor, il n'en laissa rien paraître. Il observa l'installation, tenta de suivre le cheminement des câbles, d'en comprendre le fonctionnement et se perdit dans l'arborescence métallique. Tout était si froid. Tout respirait la Mort. Ou plutôt, la non-Mort. Un gel du temps. Neilerua se perdait en conjonctures. Est ce que tout avait été prévu depuis le début ? Pourquoi son maître en était arrivé là ? Enfin, si, il le savait. Ou plutôt, il s'en doutait. Son maître trompait la Mort. Cela expliquait pourquoi leur discussion avait tourné court. Eth'Ik avait cherché à provoquer son élève. A le réduire à commettre l'acte qui permettrait de faire changer le propriétaire de la Lame Noire. Mais dans quel but ?


"Ainsi te voilà enfin de retour …" Prononça une voix diffuse, comme sortant des tréfonds de Commoragh.


Neilerua faillit perdre pied en reconnaissant le ton impatient de son maître. Le corps dans le caisson n'avait pas cillé. La voix venait d'ailleurs. L'eldar noir se retourna lentement et n'en crut pas ses yeux. Sortant d'un recoin de la pièce, une silhouette formée de brumes et d'un visage narquois s'approcha lentement, volant au dessus du sol vu l'absence de pieds. Elle ne paraissait faite que d'une cape élimée, de brumes, de maigres bras et d'une tête plus consistante que le reste. Les yeux brillants vous transperçaient pour mieux vous décortiquer. Et ce sourire sadique qui laissait entendre que bien des souffrances vous attendaient … C'était bien Eth'Ik. Ou du moins, sa forme éthérée. Neilerua, quant à lui, regardait cette silhouette fumeuse voler vers lui d'un air hébété.
Le regard insistant lui fit reprendre contenance et l'eldar noir redevenu élève fit face à son maître avec tout le maintien requis. Il croisa ses mains dans le dos, l'une d'elle tenant toujours son masque. Nul son ne franchit la barrière glacée de ses lèvres, l'effarement le maintenant sous silence. Et de toute manière, la parole soufflée de son maître n'appelait aucune réponse.


"Tu en as mis du temps … Le ton de reproche ne déclencha aucune réaction, Neilerua étant habitué. Apparemment, te marier avec cette putain prenait plus de temps que de me retrouver."


Cette fois-ci, les yeux bleu de Neilerua s'agrandirent d'étonnement et sa bouche se crispa d'indignation. Il reconnaissait bien dans ces mots la dureté de son maître. Malgré l'obéissance qu'il lui devait, l'époux de Nadia supportait mal de l'entendre se faire traiter de putain. Pourtant, il fit tout son possible pour se maîtriser et ne rien laisser paraître. Il toisait son mentor avec un air de défi mais en son for intérieur, une bataille féroce s'engageait. Découvrir que le grand voïvode Eth'Ik n'était pas mort, tué par sa faute, le réjouissait. Retrouver cette relation maître/apprenti l'enthousiasmait moins, car il avait pris son indépendance. Toutefois, il était conscient qu'il devait à son maître ce qu'il était maintenant. Il ne pouvait l'ignorer.
La silhouette environnée de brumes qui s'approchait toujours un peu plus de Neilerua siffla de mépris :


"La honte devrait te faire plier devant moi … Tu m'as beaucoup déçu … Tu transpire la faiblesse …"


Bien que le respect d'un élève envers son maître érigeait quelques limites, Neilerua ne put supporter plus longtemps les réprimandes et s'exclama :


"Maître ! Comment pouvez vous …"


"Silence, avorton ! As tu obtenu la permission de parler ?"


"Je vous croyais mort."


"Quand bien même ! Ton attitude ne m'a apporté que déceptions. Tu t'es conduit comme un lâche. Est ce ainsi que je t'ai appris à te battre ? A vivre ?"


Ce n'était que pure rhétorique. Chaque phrase était une épingle enfoncée avec joie par Eth'Ik dans l'âme de l'eldar noir de Sang Mêlé. Le visage du mentor irradiait de colère et ses yeux brillaient dans la pénombre ambiante. Il fut bientôt si proche que le souffle de ces remontrances cinglaient le visage de Neilerua. Le voïvode redevenu apprenti n'avait osé bougé et encaissait. La colère montait doucement en lui et les jointures de ses mains se mirent en mouvement, lentement, hésitant à former un poing qui finirait dans la figure de celui qu'il estimait plus que tout.


"Je plaçais de si grands espoirs en toi, c'était pourquoi je t'avais convoqué … Mais tu n'as pas suivi mes enseignements. Tes décisions se sont révélées vide de sens et d'intérêt. Quant à ce mariage … Par les Dieux Noirs, quelle folie t'a transpercé l'esprit ? Te rends tu compte ? Une humaine ? Une vulgaire humaine ?"


"Ce n'est pas une vulgaire humaine ! C'est ma femme !" Cria Neilerua, les poings désormais serrés.


"C'est une stupidité sans nom ! Qu'a t elle fait à mon cher apprenti ?"


"Je ne suis plus votre apprenti." Murmura l'élève empreint de liberté.


La vague qui le fouetta pour le faire reculer de plusieurs mètres le laissa interdit. Les vapeurs environnantes se dissipaient, soufflées par une énergie puissante. Quelques câbles oscillaient. Et Neilerua dévisageait son maître, stupéfait. Ce n'était pas le fait d'avoir été violenté qui le médusait mais plutôt le fait que cette … forme pleine de brumes avait réussi à le toucher. D'ailleurs, il ne savait toujours pas de quoi était constitué cette apparition. C'était son maître, indéniablement. Mais c'était aussi son maître dans le caisson d'hibernation. Donc que se passait il ici ? Les paroles grondantes l'empêchèrent de prolonger sa réflexion.


"Que me vaut ce manque de respect ? As tu perdu la tête ? Tes fréquentations ternissent vraiment mon travail …"


"Mais comment savez vous tout cela ?" Ne résista pas plus longtemps Neilerua.


"Mon pauvre Neilerua … N'as tu rien appris ? Certes, au début, tu employais mes enseignements. Mais il a suffit qu'une putain et un déchet te rencontrent et tu oublies tout. Quel est le meilleur moyen de tout savoir ?"


"Les Ombres …"


La leçon était aisée. C'est alors que le voïvode du Cabale de la Larme Noire comprit l'énervement de son maître. Il avait effectivement négligé ce qu'il savait. Les espions, la manière de se battre, les subterfuges, la raison d'être des eldars noirs et surtout … son propre maître. Il avait tout abandonné, au détriment de sa valeur guerrière.


"Ta réponse est juste, mais elle n'est pas celle que tu attendais. Il y a une autre raison à ma connaissance de tes actes stupides …"


La brume se déplaça pour faire le tour de notre pauvre Neilerua qui demeura stoïque, imitant là le comportement de ses propres incubes.


"Et cette raison explique aussi mon état … déplorable … Pourtant, ce n'est pas cela qui m'intéresse … Parlons plutôt de ton Cabale."


Le dernier mot fut prononcé avec mépris, un rictus qui sous-entendait le peu de considération qu'offrait Eth'Ik à ce rassemblement de guerriers.


Le tour terminé, l'apparition auréolée de brumes s'exprima d'un ton sec :


"Tes soldats ne croient pas en toi. Ton Cabale n'est qu'un ramassis de ratés éperdus ou d'espions des autres Cabales. Tu es si aveugle que tu ne te rends pas compte que ton fruit, non content de ne pas être mûr, est déjà pourri ? Tout le monde a Commoragh connaît tes frasques et se gausse de tes décisions. Certes, je te concède tes victoires. Tu as combattu, tu es vivant, mais as tu réellement vaincu ?"


La notion de victoire impliquait naturellement l’annihilation de l'autre camp. Ce qui ne s'était jamais produit.
Les paroles furent accompagnées de gestes grandiloquents afin de montrer le côté dérisoire et ainsi accentuer la moquerie :


"Alors oui … tu as détruit un centre commercial sur Elpa. Bravo ! Alors que ce sont des employeurs … Magnifiquement joué. Certes, tu as survécu à des attaques de la part d'autres Cabales … Mais ils sont toujours présents et n'attendent qu'une nouvelle occasion de te détruire, eux. Je l'avoue, tu as semé la destruction sur Reikist I. J'en étais presque fier. Si seulement tu avais toi-même combattu et que la raison d'une telle attaque n'était pas … une erreur de la nature humaine. Mais non, tu n'as même pas daigné participer à la bataille et le travail a été bâclé. Oui, le parrain de la Mafia locale a été exécuté. Mais la Mafia existe toujours ! Aucune sévère destruction. Et cet abordage de vaisseau de transport. Alors là … Sublime, dans les règles de l'art. Tu ne t'es pas renseigné sur l'équipage, sur la valeur des marchandises, sur leur trajet, rien. Tu y es allé directement, fou que tu es ! Tu as peut-être récupéré des esclaves et quelques babioles. Mais tu as surtout perdu une occasion d'accumuler plus de richesses si tu avais su que parmi l'équipage, il se trouvait d'importants politiciens et chercheurs dont leur rançon aurait rapporté gros !"


Le coup était dur pour Neilerua. Son maître avait raison. Il n'y avait pas de quoi se vanter. Il n'avait accomplit aucun coup d'éclat. L'humiliation faisait l'effet d'une douche froide mais était parfaitement justifiée. Quant au coup qu'il avait reçu de la part de son maître, il ne le ressentait même plus. Son maintien demeurait impeccable et il était prêt à subir d'autres remarques cinglantes. Toutefois, il supportait difficilement de voir insulter sa femme et ses fréquentations. C'est pourquoi ses poings restaient fermés et qu'il fixait dans les yeux celui qui le dénigrait à présent.
Le silence emplit la pièce. Neileura n'avait aucun mot à dire, il remâchait ses piètres victoires et se remit à s'interroger sur le mystère de la cryogénisation. Eth'Ik se délectait de la torture d'esprit de son élève. Ce Sang-Mêlé l'avait beaucoup déçu. Suivre ses péripéties avait été si simple, mais si peu encourageant. Sa colère était justifiée et ne le quittait pas. Histoire d'accentuer encore plus le malaise, plus aucun son ne sortit de sa bouche.


N'y tenant plus, l'eldar noir aux origines métisses s'exprima, occultant complètement les remontrances de son maître pour assouvir sa curiosité et comprendre le mystère qui le taraudait :


"Maître, comment … qu'êtes vous en ce moment ? Pourquoi cette forme ? Comment …"


La forme si intrigante s'éloigna pour mieux approcher l'installation qui maintenait en vie le corps de l'eldar noir et expliqua, satisfait que son élève daigne enfin lui poser la question :


"Tu n'es pas sans savoir que j'appartiens à la très illustre famille Ik. Que mon père est Ire Nat Zadh'Ik, le sombre prophète eldar qui nous sauva. Son sang coule dans mes veines, m'octroyant des pouvoirs que tu ne soupçonneraient même pas.
Tes connaissances ne te cachent pas non plus les dons psychiques que les eldars possèdent. Nous en avons perdu une grande partie. Néanmoins, grâce à la noblesse de mon sang, j'ai hérité de plusieurs de ces dons fabuleux. Et l'un d'eux m'a permis de mettre en place ce système."


Il désigna la structure d'hibernation puis l'ensemble de la pièce, comme un artiste présente une œuvre magistrale. Il était fier. Il jubilait. La question de l'héritage, de la pureté du sang et des ancêtres avait toujours passionné Eth'Ik qui clamait son haut rang.
Neilerua était obligé d'avouer que la puissance de son maître était impressionnante. Il demanda, sa réflexion suivant un courant peut-être pas si erroné :


"Vous avez … séparé votre esprit de votre corps ?"


"Presque !" Eth'Ik applaudit la performance de son élève. "Je suis parvenu à extraire mon âme de mon enveloppe corporelle en maintenant le lien par l'esprit. Les technologies dérobés à travers toute la galaxie m'ont permis de créer ce caisson d'hibernation afin de conserver mon corps intact. Une fois cela exécuté, j'étais libre d'arpenter l'univers sous cette forme."


"Pourtant, je peux vous voir ainsi. Et je vous aurais remarqué si vous m'aviez suivi."


"Tu n'entrevois que les débuts … Tu oublis ce qu'il s'est déroulé ici même …"


Les souvenirs vinrent assaillir le pauvre voïvode redevenu apprenti. La convocation, la recherche de la salle puis les paroles de son maître et l'ordre … un ordre dénué de sens, que ne pouvait décemment exécuté Neilerua … pourtant, il a été contraint de le faire … de tuer son maître.
Désormais, il comprenait pourquoi. Il devait tuer son maître pour que ce dernier puisse extraire son âme.
Soudain, une question survint. Si son maître n'était pas mort … Alors qui était propriétaire de la Lame Noire ?


Eth'Ik sourit. Son élève avait enfin comprit. Il prononça d'une voix si douce qu'elle en devenait inquiétante :


"Ta réflexion te mène au bon endroit. Avec la question essentielle : qui est maître de la Lame Noire ? Je vais y répondre : c'est moi."


L'annonce qu'anticipait Neilerua le frappa tout de même. Il avait été trompé. Et si on approfondissait le processus, la façon dont son maître était au courant de tout apparaissait d'elle-même :


"Vous étiez dans la Lame Noire …"


"Parfait !" Applaudit le grand voïvode du Cabale de la Lame Noire. "Et maintenant, tu vas me la rendre."


Le spectre s'avança avec véhémence et tendit un bras ferme pour récupérer son bien. Malheureusement, il fut accueillit par un recul de l'eldar noir qui avait à sa ceinture l'Artefact convoité. Neilerua avait réagit instinctivement. Il considérait la Lame Noire comme son bien et entendait le défendre. De plus, il venait d'apprendre qu'il avait été trompé. Enfin, les injures faites à l'encontre de ses rencontres n'avaient toujours pas été digérées. Mû par un esprit de revanche, il décida de faire face.


"Donne moi la Lame Noire !" Exigea en criant Eth'Ik, ses yeux flamboyant.


Pour toute réponse, Neilerua recula à pas lent, sur la défensive, se préparant à combattre. Sa respiration se fit plus dosée. Il se remémora la distance qui le séparait de la sortie, la configuration des lieux. Battre son maître était un fol espoir. La première fois n'était qu'illusion et cette nouvelle forme, plus intangible, conférait un avantage certain. Donc la fuite semblait la meilleure des options.
Le spectre a l'aspect menaçant le suivait, le bras toujours tendu :


"DONNE LA MOI !"


Le souffle du cri propulsa Neilerua en arrière mais il tint bon, conservant son équilibre. Il répliqua d'une voix forte :


"Je me montrerais digne de vous, maître !"


Un rire moqueur témoigna du peu d'espoir que plaçait le maître en cette promesse.


"Je réduirais au silence des Cabales."


Une nouvelle vague d'énergie lui coupa le souffle mais il reprit de plus belle, prenant soin de garder ses distances :


"Ils me rejoindront en admirant ma puissance !"


"Ta puissance est inexistante et basée sur du vent !"


Chaque phrase était ponctuée par un brusque mouvement d'attaque et d'évitement, la pièce devenait le théâtre d'un ballet volubile.


"Le vent peut balayer des montagnes !"


"Donne moi cette Lame Noire, elle m'appartient !"


"Vous ne pouvez rien sous cette forme."


"C'est pourquoi tu dois me la remettre."


Une manœuvre de Neilerua le mena auprès du caisson d'hibernation. Il évita la charge de son maître et dégaina la Lame Noire. L'énergie qu'elle dégagea balaya les alentours, forme spectrale d'Eth'Ik comprise. Une nouvelle lumière irradiait désormais la pièce. Elle était verte. Du même vert qui composait le ciel de Commoragh. Cette aura repoussait les ténèbres pour emplir les lieux.
Neilerua abaissa la lame de l'Artefact en esquissant le geste de frapper le caisson d'hibernation.


"NOOOON !" Supplia son maître.


"Laissez moi vous prouver que je peux être digne de vous."


Le temps se suspendit. La Lame Noire diffusait sa puissance en saturant l'air. Les câbles s'agitaient sous cette énergie émanant des Dieux Noirs. Neilerua était prêt à exécuter sa menace. Ses vêtements et ses cheveux flottaient légèrement autour de lui tellement la puissance de l'Artefact se dégageait avec force. Eth'Ik réfléchissait posément. Une telle rébellion n'avait pas été exclu de ses plans. Il allait devoir mettre en application certaines mesures. Même si tout ne se passait pas comme prévu, aucun danger réel n'était en vue. Il fit mine d'être apeuré puis donna l'impression de se résigner :


"Comme tu voudras … Je te laisse faire … Tu ne te rends pas encore compte ce que cela implique … Me laisser sous cette forme …"


"C'est me montrer digne de vous que de vous obliger à conserver cette apparence pour le moment."


Eth'Ik ricana. L'être en face de lui se croyait plus malin que lui. Qu'il le pense encore suffisamment longtemps pour que son plan soit opérationnel. Il s'écarta pour montrer qu'il acceptait la situation.
Neilerua le dépassa d'un pas rapide, tenant toujours fermement la Lame Noire en cas de traîtrise. Parvenu à la porte, il se retourna et voulut adresser à son maître une dernière parole mais il n'y avait plus personne. Il ne demeurait que le faible halo au centre de la pièce. Il était à nouveau seul.


Lorsque les lourdes portes se refermèrent, il sembla à Neilerua que la présence de son maître n'avait en rien disparu. Il comprit qu'il devait cette sensation à la Lame Noire. Son mentor devait l'observer par ce biais. Le voïvode se mit en marche. Il avait du travail. Commoragh allait souffrir. Mais avant, il devait régler quelques affaires.




 
 
 
Le coffre était simple. En apparence boisé, avec les angles travaillés pour former quelques figures horribles évoquant des créatures oubliées telles que les démons ou les dragons, la surface possédait un contact froid. Le couvercle s'ouvrait par un jeu de manipulation sur différents panneaux. L'intérieur était dénué de tout ornement. Un coussin rouge se préparait à accueillit un Artefact légendaire. Il en épousa les formes avec douceur et le noir se fit lorsque le couvercle se rabattit.

Neilerua ordonna que le coffre soit transporté dans les soutes de la Barge du Cabale. Une bonne chose de faite. L'étape suivante consistait à faire disparaître les espions. De biens belles séances de tortures en perspective, le Docteur Cyborg allait s'en donner à cœur joie ...


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