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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Steam Machine Index du Forum -> Système galactique Yssien -> Ys -> Capitale : Riahnon -> Le Dorolosta
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Armand
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MessagePosté le: Sam 21 Avr - 19:43 (2012)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

musique : http://www.youtube.com/watch?v=5v7kN9UXzlE

Armand regardait d'un air las Anaria assise sur l'accoudoir du canapé, en train d'attacher les boucles de ses bottines. Elle se leva d'un bon et lui prit des mains la veste et le blackberry qu'il lui tendait. Elle enfila ton trench et lança son portable dans son énorme sac à main rouge. En voyant le regard morne d'Armand elle se lova dans ses bras pour l'embrasser. Peut importe si ça abimait son rouge à lèvres, elle en avait dans son sac et profiterai du premier feu pour une petite retouche. Armand se laissa faire et glissa ses mains sur sa taille. Peut importe si elle le tartinait de rouge à lèvres, la salle de bain n'était pas loin et la première chose qu'il ferait dès qu'elle aurait claqué la porte serait de se passer un coup d'eau. A vrai dire qu'il aurait largement préféré être taché de partout plutôt que de la laisser partir, mais il la respectait trop pour lui taper un caprice. Quand elle relâcha son étreinte il fit la même chose. Anaria le rassura, lui assurant qu'elle rentrerait bientôt. Il acquiesça, il la connaissait suffisamment pour savoir qu'il était inutile de lui demander une heure. Elle reviendrait pour diner, et c'était déjà bien. L'air de rien elle était beaucoup moins volage qu'avant. Elle avait besoin d'être avec lui et revenait seule au bout d'un moment. Ça lui allait très bien, même si en général elle commençait à lui manquer dès qu'elle n'était plus dans son champ de vision. Il lui arrivait de se demander comment il avait pu tenir un siècle sans elle. Son esprit avait méticuleusement effacé toutes traces de ces douleurs et il se surprenait en essayant de s'en souvenir.

Armand lui fit un petit signe de la main et lui dit la même chose qu'à chaque fois qu'elle sortait sans lui. Porte toi bien, passe une bonne journée, fait attention sur la route, à ce soir, amuse toi bien... Il n'avait qu'à piocher au choix, mais n'oubliait jamais de lui dire qu'il l'aimait. Quand elle claqua la porte il resta là à regarder le battant, comme s'il s'attendait à la voir s'ouvrir à nouveau. Souvent ça marchait, car il était très fréquent qu'elle oublie quelque chose. Mais là non, bon ce n'était pas plus mal, ça évitait une nouvelle séparation. Il soupira et s'empressa d'aller à la salle de bain. Il fit couler un peu d'eau dans le lavabo et se savonna les joues pour enlever ce rouge griotte qui allait si bien avec la chevelure noire d'Anaria. Plus que la peine et l'ennuie de se retrouver tout seul, ce qu'il ressentait en ce moment était un profond inconfort. Depuis qu'il avait quitté le presbytère, Anaria et lui vivaient dans un hôtel, le temps de préparer le mariage et de trouver LA maison de leurs rêves. Armand savait bien qu'il s'agissait d'une situation de transition, et c'est lui même qui avait insisté pour ne pas aller vivre au palais. Ils auraient tout aussi bien pu s'installer dans le loft de Myrddin, mais le confort était des plus spartiate. De plus il leur fallait du temps pour trouver LA maison, ce petit nid dans lequel ils voulaient fonder leur famille, avec un garage pour le pick up de madame et un autre pour le monospace de monsieur, et à côté un jardin avec un potager et des balançoires. Aussi incroyable que cela puisse paraitre, deux personnalités aussi radicalement différentes qu'Armand et Anaria partageait le même rêve naïf de famille aimante et nombreuse. Bien sur s'il n'y avait que ça... Avant de trouver cette maison de rêve qui sonnerait le début d'une nouvelle vie, Anaria tenait à son mariage de princesse. Une fois encore elle venait de partir avec ses copines, ou plutôt comme elle disait, de ses troupes d'élites, chargées de veiller à l'organisation de l'évènement du siècle (voir même plus). En attendant Armand était un peu en dehors du coup. Ça ne le gênait pas, et il se foutait pas mal qu'il y ait des tulipes ou des roses sur les tables. En fait il se foutait même de cette histoire de mariage, il avait proposé ça comme ça, pas la peine de le prendre au sérieux. Lui tout ce qui l'intéressait c'était de vivre avec elle pour toujours, que ça soit officiel ou non quelle importance ? Mais même s'il respectait son souhait d'en mettre plein la vu à tout le monde, il commençait à trouver cette situation de transition un peu pesante.

Il sortit de la salle de bain après avoir minutieusement vérifié que son visage était impeccable. Il arpenta longuement le couloir, et fut harpé par un rayon de soleil qui s'échappa de la porte vitrée. Cette vision lui réchauffa le coeur, il fit glisser la porte et passa sur le balcon de la suite. La vue sur le centre historique de Rihanon était magnifique. Il s'accouda à la rambarde et commença à détailler les grands édifices. On était assez proche du temple, que l'on reconnaissait à ses bâtiments circulaires. Plus loin on voyait le dôme de la bibliothèque et en face le musée des beaux arts. Au plus loin, sur une avancée surplombant la mer, on distinguait le palais, immense et majestueux. Pour une fois à Rihanon le ciel était plutôt dégagé. Il aurait presque pu faire beau si il n'y avait pas eu comme tout les jours ce vent qui venait de la mer qui rendait le fond de l'air frais. Cependant Armand n'avait pas froid, il était plutôt bien. Enfin, s'il s'était sentit à sa place dans un cadre aussi luxueux il se serait certainement sentit bien. Il pensa à son ennuie, puis à Anaria, puis enfin à son fils. Elle lui avait dit que ça allait pour lui, mais sans plus. Elyah avait dit la même chose, et bien entendu ça ne lui suffisait pas. Il voulait le voir, le connaitre. Armand avait beau savoir que c'était impossible, cette attente forcé le déprimait tout autant que ces préparatifs de mariage interminables.


Armand alla dans ce qui leur servait de salon. A défaut d'avoir un vraie cuisine, il avait aménagé un coin sur une table avec une bouilloire électrique et de quoi faire du thé. Bien qu'ils commandaient midi et soir à manger, ils vivaient au fond d'une façon aussi inconfortable que dans l'appartement tout vide d'Emrys, enfin selon Armand. Il remplit la bouilloire dans la salle de bain et mis l'eau à chauffer. Il se prépara une tasse, versa l'eau bouillante et retourna sur la terrasse avec son mug I<3ROCK N ROLL, cadeau de Ryrys pour la fête des mères il y a plusieurs années.
Il s'assit à la table sous la pergola qui le protégeait un peu du vent, posa sa tasse brûlante et s'avachit dans son fauteuil, épuisé de ne rien faire. Un rayon de soleil lu réchauffa le visage et il se laissa aller à une douce torpeur. Si Myrddin était là il aurait fait une théière, et puis aurait commandé des pâtisseries et des loukoum, à défaut de pouvoir les faire lui même. Ils auraient parlé de tout et de rien, ils se seraient mieux connu. En définitive cette situation lui était insupportable. Armand se leva, bien décidé à faire quelque chose qui ne se fait pas, mais alors pas du tout.
Il entra dans la chambre, et pris l'ordinateur portable qu'Anaria avait laissé ouvert sur le lit, avec une page affichant encore un panier chargé de 5 robes de mariées, de quoi en faire des heureux époux. Armand ferma la fenêtre et pris le pc sous son bras. Il l'emporta sur la terrasse et le jeta dans le vide et le posa sur la table, face à sa chaise. Il s'assit confortablement en face et commença à trifouiller dans la boite mail de sa futur femme à la recherche de la liste de ses contacts. Il n'y cherchait pas un amant, loin de là, quoique il fut quand même tenté de lire les mails d'Elyah, mais il ne se laissa pas entrainé du côté obscure. Il cherchait le mail le plus réçent d'Emrys, et quand il le trouva il se déconnecta et ouvrit sa propre boite mail. Il n'avait pas eu beaucoup de mal avec son mot de passe, déjà parce qu'il savait que c'était la date de naissance d'Emrys couplée à celle d'Anaria, et puis aussi parce qu'elle n'avait pas pris la peine de la refermer en partant.


Devant la page blanche il réalisa que trouver un objet était toujours aussi chiant. Armand avait plus de facilité à s'exprimer à l'écrit sur du papier, mais là il n'avait pas trop le choix.



DE : Armand Altair [ajouter aux contacts]
A : Emrys Myrddin

OBJET : Mon très cher fils.

Mon très cher fils,


Je me permet de te contacter parce qu'il y a quelque chose qui me tracasse, non qui me torture. Je t'ai attendu toute ma vie alors que je ne savais même pas que tu existait déjà quelque part. Ta mère et moi nous nous sommes quitté sur une méprise des plus stupides, et il ne s'est pas passé un seul jour sans que je regrette cet énorme gâchis. Si j'avais su que tu étais encore en vie je serais accouru et j'aurais fait tout ce que l'on attend d'un père. Je te pris de me pardonner, je donnerai tout ce que j'ai pour remonter le temps et te voir grandir.
 
Tu es mon trésor le plus cher. Je suis malheureux parce que je ne sais rien de toi, parce que je ne sais pas sous quel cieux tu t'endors ni quel bonheur anime tes jours. J'espère que tu es heureux, où que tu sois. Ta mère et moi nous nous sommes retrouvé et nous sommes plus amoureux que jamais. Je l'ai à nouveau demandé en mariage et cela la ravit. Je sais qu'elle y tient beaucoup, mais moi ce qui me ferait le plus plaisir c'est que tu sois présent à nos côtés. J'ai été Djins avant toi, et je sais que ce n'est pas forcément une bonne chose pour ta formation qui quitter le temple, même pour un temps très court. Nous attendrons le temps qu'il faudra, mais je n'entend pas me marier sans t'avoir à mes côtés.

J'imagine que tu te demande qui je suis et pourquoi je n'apprend ton existence que maintenant. Je suis navré, j'aurais du commencer par là. Je m'appelle Armand Altair, j'étais ambassadeurs Djins bien avant ta naissance. J'ai rencontré ta mère à la cour, et bien que comme tu le sais cela m'étais interdit, je me suis attaché à elle. Ne me juge pas je t'en supplie, ou si tu le fait sache que même si j'étais aveuglé par l'amour je n'ai jamais renié mes vœux. Ma seule faute et de m'être caché au lieu de quitter l'Ordre, j'ai faillit à mon honnêteté, je souhaite de tout mon cœur que Dieu te préserve d'un tel tourment. Pourtant il faut que tu sache que lorsque ta mère m'a annoncé être enceinte de toi je n'ai jamais été aussi comblé de ma vie. Te savoir dans son ventre m'a donné le courage de quitter l'Ordre pour me consacrer uniquement à ton bonheur et à celui de ta maman. Malheureusement les choses ne se sont pas passé comme je l'aurais voulu. J'ai du me cacher pour rester en vie, et durant toutes ces années j'ai vécu avec sur ma conscience le mensonge qu'elle me détestait et avait avorté de toi.
Il faut aussi que tu sache que pendant ces années de solitude je me suis consacré à Dieu. Quand ta mère et moi nous nous sommes retrouvé j'étais alors prêtre. Une fois de plus j'ai tout quitté pour elle et pour toi. J'espère que tu me comprendra et que tu ne me condamnera pas. Je ne suis ni frivole ni infidèle, je n'ai qu'une parole et qu'un seul but dans ma vie, celui de m'occuper de cette famille dont tu fait partit et dont j'ai tant rêvé.
Il faut aussi que tu sache qu'Anaria n'est pas au courant que je t'ai écrit cette lettre. Elle fait mine d'ignorer quand je lui parle de mon besoin d'être avec toi et de te connaitre. Je ne la blâme pas, elle ne connait pas la douleur d'être séparé de son enfant et je prit le ciel pour qu'elle ne la connaisse jamais. S'il te plait conserve cette correspondance entre nous. Je comprendrais également que tu ne veuille pas me répondre pour ne pas compromettre ta place parmi les Djins. Je te tiendrais quand même informé de la date du mariage quand elle sera fixée. Mon souhait le plus cher serait de t'y rencontrer.

Porte toi bien.
Je tiens énormément à toi.

Armand.
 


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MessagePosté le: Sam 21 Avr - 19:43 (2012)    Sujet du message: Publicité

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Emrys Myrrdin
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MessagePosté le: Dim 27 Mai - 01:36 (2012)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

Il n’y avait rien tout autour, rien que de la tôle, des tuyaux rouillés et des ombres. L’odeur de merde moisie et de vieux relents d’égouts étaient insupportable au point d’en avoir des vertiges. Il fallait malgré tout avancer, sans le moindre bruit, en évitant des cadavres de rats et d’autres bestioles à moitié bouffées par les vers. Les trois hommes avançaient emmitouflés dans leurs capes amples. Lorsqu’une bifurcation se présenta à eux, l’un d’eux sortit un plan gribouillé sur un vieux bout de papier jaunit. Il fit signe aux deux autres de prendre le chemin de gauche, puis ils repartirent, aussi silencieusement qu’ils le pouvaient. Les corridors défilaient, toujours aussi pestilentiels. Ils passèrent une porte, puis deux, les codes que l’indic avait donnés étaient bons. Pour le moment tout allait bien. Arrivés à la troisième porte, ils firent halte, deux hommes armés y montaient la garde. Le plus grand des trois hommes rabattit alors sa capuche sur ses cheveux blancs, sortit de l’ombre et s’avança vers les gardes. Une fois qu’ils eurent remarqué la présence de leur invité surprise, ils braquèrent leurs AK-47 sur lui et lui crièrent de s’arrêter. Mais à peine avaient-ils finit de parler que le jeune homme tira son sabre de sa ceinture et sans le moindre effort les réduit au silence. Il récupéra le pass qui l’un d’eux avait dans la poche de son treillis, et ouvrit la porte, laissant ses compagnons entrer en premier. La salle était éclairée par des néons verts dégueux qui crépitaient méchamment. L’odeur de pisse et de gerbe y était omniprésente. Les murs semblaient trembler sous les coups des basses d’une musique de bourrin écoutée un peu plus loin. A l’opposé de la porte d’entrée se trouvait un couloir qui semblait descendre encore plus profond dans les entrailles de cette planète pourrie. Sans attendre, les Djinns l’empruntèrent, et plus ils avançaient, plus la musique était forte et l’impression d’enfermement puissante.
D’après leur indication, leur cible se trouvait au bout de ce couloir avec deux trois putes. Qui il était, ils n’en savaient rien, il fallait juste s’assurer qu’il reste dans cette cave pourrie à moisir avec les rats. Un cadavre de plus ou de moins, la mafia en avait pas grand-chose à foutre de ses petits macros de merde, mais un connard de moins c’était déjà ça. Ils obéissaient aux ordres, sans chercher à peser le pour et le contre. Sans chercher à comprendre pourquoi l’ordre Djiin commanditait ses assassinats.
Ils ouvrirent la porte, et trouvèrent la cible assise à une table, les attendant. C’était pas normal. Il leur sourit. Une grande quantité d’hommes l’entourait, tous armés, trop nombreux pour trois. Quelqu’un les avaient balancé.
La cible ouvrit la bouche et parla, mais la musique couvrit ses mots. Mais c’était pas compliqué de lire « butez-les ! » Sur ses lèvres. Et ils ouvrirent le feu.
 
 
 
« Emrys…emrys réveille toi !! »
 
Le jeune homme ouvrit les yeux en sursautant. La respiration était haletante, son front trempé de sueur. Son cœur battait si vite qu’il en éprouvait un incroyable sentiment de mal être et une grosse  envie de gerber. Il vit le visage de Trinity qui le regardait avec inquiétude et tenta de se calmer. Il prit une grande inspiration et expira en refermant les yeux.
 
« Ça va aller ? »
« Ouai t’inquiète pas c’est juste un cauchemar… »
 
Emrys prit alors sur lui de se redresser et il s’assit en se tenant la tête dans les mains. Il se trouvait sur le canapé du coin fumeur de l’appart, qui était vide à cette heure de la journée. Morphéus et Tank étaient partis en repérage, Fabalio bossait et Miyu…bah on sait pas, on va dire qu’elle était sortit manger un bout avec son vieux pote June pour changer. Il n’y avait que Trinity.
 
« Putain jme suis endormis comme une loque. J’ai dormi longtemps ? »
« A peine deux heures…Je vais faire du thé, ça te fera du bien.»
 
Elle sortit de la pièce et se rendit dans la cuisine, laissant le jeune homme seul. Juste à côté de lui, sur la table basse, se trouvait encore les restes d’un  repas chinois, ainsi que quelques canettes de bière vides. Il soupira et tendit le bras pour attraper son ordi qui trônait au milieu de ce bordel et le posa sur ses genoux. Se sentant un peu mieux, il chopa aussi son paquet de clope et en alluma une.
 
Ouvrant sa boite mail pour voir si son super tonton lui avait bien envoyé les infos qu’il attendait, il remarqua non seulement le mail attendu, mais aussi un nouveau provenant d’une adresse qu’il ne connaissait pas.
 
« Mon très cher fils…c’est quoi cette connerie… »
 
Il ouvrit le message en fronçant les sourcils. Et si l’objet du mail l’avait interpelé, le contenu de celui-ci le frappa de plein fouet. Son cœur qui quelques instants auparavant battait à tout rompre, sembla s’arrêter au fur et à mesure que sa lecture avançait. Une fois arrivé aux derniers mots, il ne put s’empêcher de le relire pour être sur qu’il ne s’agissait pas d’une mauvaise blague. Au bout de la troisième fois, il resta interdit, les yeux perdus sur l’écran de l’ordinateur, incapable de réagir. Trinity revint à ce moment là avec deux tasses fumantes qu’elle posa sur la table.
 
« Emrys, est ce que ça va ?? »
 
Mais le jeune homme ne semblait même pas l’entendre. Il était partagé entre une incompréhension totale de ce qui venait d’arriver, une envie incroyable de hurler et de rire en même temps, il ne parvenait pas à comprendre.  Il ne faisait que répéter « qu’est ce que c’est que cette merde » en boucle dans sa tête.
Des années durant, il avait cherché à savoir qui était son père. Toute son enfance il avait voulu savoir pourquoi il n’était pas là, pourquoi il était partit. Mais cette simple question avait toujours été sans réponse. Anaria n’avait jamais voulu en parlé, c’était trop douloureux d’en parler. Elle n’avait lâché que quelques petites informations de-ci de-là en cent ans. Cette absence l’avait toujours affecté, comme un vide qu’on ne peut remplir. Avec le temps, Emrys avait préféré penser qu’il était mort, qu’il était inutile de l’attendre car il ne reviendrait pas. Cette idée avait fini par s’enraciner en lui, et il l’avait accepté.
Ce mail était comme un boulet de canon qui venait tout balayer dans sa tête.

 
« Emrys ? »
 
La voix de Trinity finit par le sortir de la torpeur, il tourna la tête vers elle et la regarda droit dans les yeux.
 
« Je viens de recevoir un mail de mon père… »
 
Il se leva et alla jusqu’à la fenêtre, regardant l’extérieur en tirant de grosse taffs pour se calmer.
 
« Mais tu ne m’avais pas dit qu’il était mort. »
« C’est ce que je croyais…en fait je n’en savais rien. »
 
Soudain, il sentit la colère monter en lui, une colère qu’il ne s’expliquait pas, mais qui était là depuis des années et des années. Une colère d’incompréhension, celle d’un fils qui avait cherché son père sans le trouver, et qui le voyait revenir dans sa vie sans prévenir.  Il se sentait paumé, encore plus que d’habitude. Il lui avait toujours manqué un repère, mais il avait finit par faire avec. Et lorsque ce repère revenait, il se sentait plus perdu encore, c’était paradoxal mais compréhensible.


« Mais c’est quoi ce bordel putain ! C’est pas possible, elle me l’aurait dit, elle m’aurait prévenu. Il…est…il…merde putain ! ça peut pas être vrai, il peut pas être vivant ! »
 
Trinity se rapprocha de lui et posa la main sur son épaule pour le rassurer.


« Calme-toi Emrys… »


Il se retourna alors violement vers elle et l’agrippa par les épaules.


« Comment veux-tu que je me calme ! C’est de la folie ! C’est pas possible !! Il est mort ! MORT !!!! »
« La preuve que non… »
 
Et de voir le visage de Trinity, calme et forte malgré sa réaction, la colère passa, laissant place à une grande tristesse et une impression de solitude. Il desserra sa prise et passa ses bras autour de son cou, allant se réfugier contre elle. Ils se connaissaient depuis des années et une amitié puissante les liait depuis leur enfance qu’ils avaient passée ensemble au temple.
 
« Ça va aller ne t’en fait pas… »
 
Il la serra un peu plus contre lui, cherchant à caler sa respiration sur la sienne, à reprendre son calme pour réfléchir à la situation.
 
« Tu sais, si ta mère ne t’en a jamais parlé, c’est surement pour ton bien… »
« Oui…oui ça doit être ça… »
 
Le jeune homme se trouva soudain parfaitement stupide. Il avait toujours rêvé de rencontrer son père et c’était à présent non plus un rêve, mais bien une réalité. Il fallait au moins prendre le risque de le connaitre. Mais d’un autre côté, cette idée lui faisait peu, car au fil des décennies, il s’était forgé une image bien particulière du père qu’il pensait avoir, qui ne serait certainement pas celui qu’il avait vraiment. Mais après tout, il fallait bien essayer pour savoir. Il respira une dernière fois le parfum de la jeune femme et desserra son étreinte.
 
« Je vais lui répondre. »
 
Elle lui sourit tendrement et le laissa aller se rassoir. Une nouvelle fois, il prit l’ordi sur ses genoux et cliqua sur répondre.




  

DE: Emrys Myrrdin 
A: Armand Altaïr 
Objet : Re-mon très cher fils 

 
Père, 
  
Pour être parfaitement sincère, je n’arrive pas à me rendre compte que je suis en train d’écrire à mon père. Pour moi, tu n’as jamais été qu’un être immatériel que mon imagination de petit garçon a imaginé bien des fois sans jamais parvenir à te voir apparaitre. Cent ans d’absence est un temps bien long à rattraper, surtout pour un père et son fils qui ne se sont jamais connus.  
Mais malgré ta qualité de père et malgré l’amour que tu portes à ma mère, je ne peux pas m’empêcher de te considérer aujourd’hui comme un étranger, comme quelqu’un dont j’ignore tout alors que je lui dois la vie. J’ai beaucoup de mal à croire en tout cela, en ce retour soudain, en cette histoire de rupture. Je ne dis pas qu’il ne s’agit pas de la vérité, mais je n’arrive juste pas à m’en rendre compte. Tout est trop soudain. 
Depuis ma naissance, je n’ai jamais eut qu’un parent. Et même si elle n’est pas parfaite, ma mère a toujours fait en sorte que le vide que tu as laissé en partant ne soit pas insurmontable pour moi. Malgré ses efforts et tout son amour, il l’a été. Et j’ai aujourd’hui besoin de temps pour m’habituer à cette nouvelle situation.  
  
Cette correspondance me semble une première approche appropriée sachant que je ne rentrerai pas tout de suite sur Ys, nous pourrons ainsi commencer à remplir nos cents ans de retard. 
  
Emrys Myrrdin 
  


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Armand
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MessagePosté le: Mer 30 Mai - 09:58 (2012)    Sujet du message: Délation : Oreste plie les chaussettes comme un maniaque Répondre en citant

Bien loin des troubles et des drames qui agitaient Emrys, Armand pliait tranquillement ses chaussettes et repassait du linge. Bien sur il y avait le room service pour ça, mais après une discussion amicale avec les femmes de ménages, elles avaient compris que s'il elles ne lui laissaient pas faire quelque chose il allait finir par devenir fou. Et puis ça leur faisait moins de boulot. De toute façon boulot ou pas, ce monsieur était tellement gentil est charmant qu'elles lui avaient aussitôt donné la clef de la buanderie comme elles auraient pu lui donner leurs propres enfants à garder.

Ainsi Armand passait ses vides journées comme une petite desperate housewife, à faire des mots croisés et à bavarder avec le personnel de l'hôtel comme si c'était ses voisins. Bref il était atteint du Miyu syndrome et savait que si la situation durait de trop il finirait par se pendre dans le placard.

Mais bon, pour l'instant ça allait. Il essayait par tout les moyens de se distraire en répétant des activités familières. Là il repassait des chemises en gardant un oeil sur un très intéressant reportage sur les mœurs sexuels des lémuriens, et ne pouvait s’empêcher de pousser un petit soupire attendrit en voyant les mamans lémures avec leurs bébés à gros yeux accrochés à leurs poils de dos. Il posa sa chemise parfaitement rigide sur un cintre à coté de la panière ou les chaussettes étaient soigneusement pliées selon une taille standard, et empilées selon un code couleur à la manière du plus parfait des tetris. Autant d'indices qui pourraient indiquer à sa futur femme à quel point il se sentait seul.

Ce qu'Anaria ne devinait pas non plus, c'est que son desperate de mari lui faisait de plus en plus de cachoteries. Il allait fumer dehors avec les employées de l'hôtel pendant leurs pauses avec de plus en plus de régularité, seul moment de la journée où il mettait un pied dehors, et surtout il entretenait une correspondance secrète avec quelqu'un qu'il cachait pire qu'une maîtresse. Armand étant la personne la plus irréprochable et honnête que cette terre ait porté, il lui était très facile de dissimuler quoique se soit. Il était le plus insoupçonnable de tous et cachait parfaitement son jeu. Bien sur il ne s'agissait pas vraiment de mensonge, mais de non dit, et il savait bien qu'un jour il avouerait tout à Anaria. Cependant il savait aussi qu'il était plus sage d'attendre un peu.

De temps en temps il regardait l'ordinateur dans l'attente d'une réponse d'Emrys. Il faisait ce petit manège environ toutes les heures, et les journées ou Anaria partait avec son pc lui semblaient incroyablement longues. Bien sur il aurait pu lui demander d'en avoir un pour lui, mais déjà 1) il avait peur que ça paraisse suspect  2) Il n'avait pas un rond pour s'en acheter ne serait ce que la moitié d'un, et il tenait à tout payer par lui même.

Dans la panière de linge propre Armand attrapa un jean à Anaria, qu'il comptait repasser jusqu'à ce que celui ci soit bien rigide et cartonneux. Il le posa sur la table et horreur découvrit que celui ci avait des trous soigneusement découpés au cutter sur les genoux. Cette vision lui fendit le cœur et il poussa un grand soupire. Cette femme resterait une ado toute sa vie. Il éteignit la centrale vapeur et sortit le nécessaire pour repriser ces vilénies punk. Bon pour les traces de javel il ne pouvait pas faire grand chose mais il s'engageait à faire de son mieux.
Il se laissa tomber sur un fauteuil et commença à recoudre le pantalon. Son regard se posa un instant sur l'ordinateur allumé à côté. Une petite icône orange s'était allumée, lui annonçant qu'il avait un nouveau mail. Il se sentit des sueurs froides, balança le jean sur la table basse et ouvrit le mail, les mains tremblantes.
C'était lui.

Il lus le mail à toute vitesse, et le parcouru encore plusieurs fois. Sur le coup il ne savait pas trop quoi dire. Un profond sentiment de joie et de culpabilité l'envahissait. Terrifié par ces flots de sentiments contraires et intenses. Il se remis à coudre, des mots pleins la tête. Finalement il n'y tenait plus et se mis à écrire.

 

DE: Armand Altaïr 

A: Emrys Myrrdin
Objet : Re re Mon très cher fils



Mon très cher fils,

Je suis très heureux que tu accepte de correspondre avec moi. J'avais terriblement peur que par rancune tu refuse cette main tendue. J'imagine que la situation dans laquelle tu te trouve n'est pas pas facile à vivre, et je comprend que tu te sente perdu. Je serais là pour te soutenir quoi qu'il arrive. Je sais que je suis un étranger pour toi, et moi non plus je ne sais pas beaucoup de toi. Ta mère m'a un peu parlé de ton enfance et montré des photos. Cela m'a permis de me faire une meilleure idée, mais ma curiosité n'est pas assouvit pour autant. Je m'engage à répondre à n'importe laquelle de tes questions et à toujours te dire la vérité. Demande moi ce que tu veux, tu peux avoir une confiance absolue en moi.

Porte toi bien et veille à poursuivre ta formation avec assiduité, je suis fier de toi.
Je t'aime.


Armand. 


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MessagePosté le: Mar 26 Juin - 23:39 (2012)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

L’arrivée soudaine d’Armand dans sa vie avait pour le moins perturbé l’équilibre déjà fragile d’Emrys. Il avait bien du mal à se concentrer sur la mission qu’on lui avait confié, et cette dernière en fut légèrement ralentie. Heureusement pour le pauvre Kao qui poireautait dans sa i-cellule, le jeune homme n’était pas le seul sur le coup. Il ne put dormir la nuit qui suivie la réception du premier mail. Sa tête fourmillait de questions et de doutes auquel il ne trouvait nulle réponses. Il ne parlait que très peu, se contentant de quelques mots concernant la mission.
Il avait une furieuse envie d’appeler sa mère pour lui demander de tout lui expliquer, mais quelque chose l’en empêchait, un besoin étrange de garder secrète cette correspondance. Il n’en parla à personne, pas même à Miyu qui d’ailleurs était absente la majeure partie du temps (le bonheur de pouvoir refaire les boutiques sans tomber sur des clodos à tous les coins de rue). Trinity ne lui posait aucunes questions et il l’en remerciait silencieusement. En fait, il ne voulait pas en parler, comme si en parler aurait brisé l’illusion. En réalité, il avait un peu peur qu’il s’agisse d’une grosse blague bien douteuse, ou carrément d’un gros problème mental…
Mais heureusement (ou malheureusement) pour lui…C’était bien réel, et c’était bien son père qui était de l’autre côté de l’écran.

Il finit par se remettre au boulot. L’attente d’une réponse était bien trop difficile et il voulait à tout pris se sortir ça de la tête. Mais le fait de rester la presque totalité du temps dans l’appartement de Fabalio n’aidait pas. En effet, Emrys sortait le moins possible sur cette planète où il faisait vraiment trop tache, même habillé normalement, et il fallait rester le plus discret possible pour ce genre de mission.Il restait donc dans l’appart à marcher de long en large, à parler stratégie de sortir avec Trinity, Morpheus et Fabalio, et à étudier les plans de la Brain qu’ils avaient piratés…on se serait cru dans Ocean Eleven…sans le casino.

 
Ce fut au moment où il n’y pensait presque plus…qu’un nouveau message arriva. Kidnappant littéralement l’ordi et s’enfermant dans une des nombreuses chambres de la suite (qu’on pourrait qualifier d’impériale) de Fabalio, il lu les quelques lignes écrites d’un trait.
Cette fois il n’y eut plus aucune hésitation et il répondit de suite.




 
DE : Emrys Myrrdin 

 
A : Armand Altair 
Objet : Re re Mon très cher fils 
  
Père 
  
Je suis heureux de voir que nous nous comprenons. Comme toi je ne souhaite en rien brusquer les choses, autant pour toi que pour moi… 
Nous avons bien des choses à nous dire et je souhaite moi aussi en savoir un peu plus sur toi, sur ta vie et ta famille, puisqu’elle est aussi la mienne à présent.  
Il y a tellement de questions que je souhaiterai te poser que je ne sais trop pas où commencer, tellement de choses que j’ignore encore et que je redoute d’apprendre. Où es-tu né ? As-tu des frères et des sœurs ? Qui sont mes grands-parents ? (T’as du budget ?)…Qui es-tu ? 
A quoi ressembles-tu ? 

 
Emrys 
   


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MessagePosté le: Mar 17 Juil - 20:24 (2012)    Sujet du message: Coleeeeette ! XD C'est la reine des paupieeeeettes... Répondre en citant

Pour palier à l'ennui mortel dans lequel son futur petit mari avait sombré depuis plusieurs semaines, Anaria l'avait encouragée à se trouver une occupation. Elle même ne savait pas vraiment ce qu'il pouvait faire, et dans le fond culpabilisait un peu de le voir déprimer à l’hôtel alors qu'elle était surbookée par l'organisation du mariage du siècle.
Amrand avait beaucoup réfléchit, mis sa vie à plat pendant des heures et au final s'était rendu compte d'une affreuse réalité. Les meilleures années de sa vie il les avait passé à se râper le cul sur les bancs d'universités diverses, et qu'il avait beaucoup de mal à trouver un sens à son existence quand il n'était pas en train de bachoter. Il voulait apprend, pas tellement avoir un métier parce que ça... hum
u_u  mais quitte à passer des nuits blanches à gratter du papier, il voulait avoir la saine satisfaction de s'endormir en récapitulant toutes les merveilleuses choses qu'il avait appris dans la journée. Même s'il s'agissait de connaissances qu'ils n'utiliseraient jamais, il avait au moins l'impression d'avancer vers un but, et que ses lendemains seraient toujours meilleurs que les années précédentes.
Après avoir mûrement réfléchi au fait qu'il serait un intello binoclard jusqu'à la fin de ses jours, il en parla à Anaria. Il avait un peu peur de sa réaction, même s'il savait qu'elle serait douce et gentille
(il est amoureux hein) il avait peur qu'elle se moque. Un vieux comme lui sur les bancs de la fac ? C'est un peu ridicule peut être ? Avec beaucoup de pudeur il lui soumit son projet, et en vérité comment aurait elle pu lui refuser ? Elle voyait bien qu'il tournait en rond, et puis si ça pouvait éviter qu'il traine avec les femmes de ménages qui avaient des vues évidentes sur un homme aussi serviable et charmant (et incroyablement seul et déprimé)... La belle lui donna le feu vert et de toute la nuit il ne réussi à dormir. Se tournant et se retournant dans tout les sens en pensant à tous les trucs super chouettes qui allaient lui arriver. (Des interro par exemple ouaaaais !)

Le lendemain il pris le bus jusqu'à l'université de Rihanon. Il n'y avait pas beaucoup d'arrêts entre l'hôtel et le quartier universitaire, et Armand regretta de ne pas avoir son beau vélo pour faire une petite balade. Si seulement il l'avait mis à l'arrière du pick up... au lieu de cela il était resté tout seul attaché à la grille derrière le presbythère. Il pensa d'ailleurs à faire une mission commando pour aller le récupérer sans se faire trouer la peau au fusil de chasse par la mère sup... mais un autre jour ! Là il était lancé sur autre chose. Il prit les différents papiers et formulaires d'inscriptions, et les consultas comme on cherche dans une brochure de vacances. Armand n'avait aucune idée de ce qu'il avait envie d'étudier et s'il s'écoutait se serait bien inscrit partout. La brochure de la section philosophie lui semblait la plus flatteuse. C'était son premier choix, mais la littérature le tentait pas mal aussi. Il fini au bout d'un moment effroyablement long.... par choisir complètement autre chose
u_u' Sa curiosité avait été la plus forte et il s'inscrit dans la classe d'anthropologie sociale tout en se disant qu'il pourrait toujours changer après si ça ne lui plaisait pas.
Tout fier de lui il déposa son dossier, son chèque
(de la main de celle qui gère les comptes, lui n'a même pas de quoi se payer un bigmac) et on lui assura qu'il recevrait cartes et certificats rapidement (mon oeil). Bref de bref, c'était l'inscription la plus smouth de toute l'histoire de sa longue et chaotique scolarité, comme quoi il aurait du venir sur Ys depuis bien longtemps.

Et ainsi Armand passa le plus clair de son temps entre les amphithéâtres et la bibliothèque. C'était toujours mieux que de comater en regardant le 13h ou de s'acharner à laver, relaver et rerelaver les carreaux entre chaque pluie, sachant qu'à Rihanon le petit crachin ambiant sévissait tout les quarts d'heures.
Mais malheureusement la vie étudiante n'arrangea pas sa consommation de cigarettes
^^' Cependant il résistait à l'appel de la vie chaotique en préparant sa thermos de thé vert et son déjeuner bio lui même et en venant en vélo (un nouveau, la mère sup dans un accès de rage l'avait bourré de coup latte jusqu'à tordre les roues en 8). Et c'est de cette façon qu'Armand découvrit le mail de son rejeton sur un ordinateur de la bibliothèque, inconfortablement assis sur une chaise cassée (mais ça aurait pu être pire, une fois je me suis retrouvé avec un ordi sans souris xD). Il lui répondit aussitôt.




  
DE : Armand Altair
  
A : Emrys Myrrdin   

Objet : Re re re Mon très cher fils


  


Mon cher Myrrdin,

Je suis très heureux que tu me pose des questions sur ma famille. Malheureusement je ne les ai pas vu depuis de nombreuses années et je ne pourrais pas te tenir au courant des faits les plus récents. J'envoie une carte à mon frère et mes soeurs à chaque noël, mais il m'était impossible de laisser une adresse. J'ignore ce qu'ils deviennent mais je pense beaucoup à eux. Ta mère va bientôt envoyer les faire parts de mariage, et j'ai vraiment hâte de les voir. J'imagine qu'ils ont fondés des familles de leurs côtés et j'espère que tout le monde va bien.

Nous sommes originaires de R6, et comme tu peux le deviner nous sommes des métis. Notre père était un humain et notre mère une elfe de Käa. Quant à notre fratrie elle est composée de quatre frères et soeurs. Je suis l'aîné, et mon nom de baptème est Raphaël. J'ai décidé de renier ce nom il y a très longtemps car il correspondait à ce que l'on attendait de moi, et non pas à ce que je suis vraiment. J'ai cependant conservé mon nom de famille pour ne pas me détacher de mes frères et soeurs que j'aime beaucoup. Après moi est né mon frère François Geoffrey (XD), puis ma soeur Colette (XDD) et enfin la petite dernière Marie Bénédicte (XDDD). Comme tu peux le constater nous portons des prénoms issus de la tradition catholique dans laquelle nous avons été élevés. Notre mère a également embrassée cette religion à son mariage et s'est complètement détachée de sa culture maternelle. J'ai appris l'elfique au lycée et elle a toujours refusée de le pratiquer avec moi. Je suppose que c'était sa façon de s'intégrer. Tu ne verra aucun de tes grands parents au mariage car ils sont tout les deux décédés. Je t'ai promis de tout te dire jusqu'aux sordides secrets de famille, mais en toute sincérité j'aimerai que tu ne te tracasse pas avec ça. En réalité je ne suis pas sûr qu'elle soit décédée, car personne ne sais ce qu'elle est devenue. Quand j'ai dû couper les ponts avec mes frères et soeurs pour entrer chez les Djins, notre mère était toujours portée disparue depuis de nombreuses années. Je ne sais pas si aujourd'hui sous quel état elle est déclarée, mais je n'ai pas d'espoir de la revoir et mon deuil est déjà fait depuis longtemps.

Je vais essayer de reprendre sur une note plus joyeuse parce que je suis très ému de te raconter cela. J'espère que tu n'y pensera plus car il n'y a pas de raison de s'inquiéter. Se sont des choses terribles mais qui sont loin maintenant.

Ta question "Qui es tu ?" me pose quelques problèmes car je ne sais pas comment me qualifier. J'imagine être quelqu'un de bien, en tout cas je m'efforce de l'être. Ce n'est pas présomptueux de ma part de dire cela, car c'est ce à quoi j'aspire de toutes mes forces.  

Je suis également quelque peu embêté de ne pas pouvoir t'envoyer une photo de moi tout de suite. Je t'écris à partir d'un ordinateur public et je n'ai pas de photo sur moi. En rentrant je vais essayer de prendre une photo avec mon téléphone pour te l'envoyer la prochaine fois. Je n'ai encore jamais fait ça alors je dois lire le manuel d'utilisation, ce qui risque de me prendre un peu de temps. En tout cas une chose est sûre, tu peux remercier la génétique d'avoir pris essentiellement de ta mère car je suis quelqu'un de très ordinaire et là encore il est difficile pour moi de me décrire.


Je suis très heureux de converser avec toi et j'ai hâte de te rencontrer.
Porte toi bien. Je t'aime


Armand
 

PS : J'ai oublié de te dire quelque chose qui vient de m'arriver. Ces derniers temps je m'ennuyais beaucoup et manquait de perspectives, alors je me suis inscrit à l'université. Là actuellement je suis à la bibliothèque et je t'écrirai désormais depuis ce poste. J'espère que tu ne trouves pas ridicule que ton vieux père aille à l'école en même temps que toi. Je suis un peu gêné de suivre des cours dispensés par des professeurs très jeunes, mais j'ai plutôt l'impression qu'ils sont encore plus indisposés que moi car ils ne savent pas toujours de quelle façon me parler. Quant à ta mère elle me taquine beaucoup sur le fait que je suis très assidu dans mes méthodes de travail, mais je sais qu'en réalité elle est contente pour moi.

 Travail bien également de ton côté, tu ne t'en rend peut être pas encore compte à ton âge mais c'est très important.
 


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Emrys Myrrdin
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MessagePosté le: Mer 12 Sep - 01:17 (2012)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

(juste comme ça parce que j'aime bien http://www.youtube.com/watch?feature=endscreen&NR=1&v=QXwPUYU8rTI )


Les yeux d’Emrys s’arrêtèrent sur le point final du mail, et il ne put s’empêcher de relire machinalement tout le contenu du message. Apprendre ces quelques informations sur sa famille ne lui faisait en réalité ni chaud ni froid. Il avait déjà du mal à imaginer avoir un père, alors aller jusqu’à concevoir l’idée d’avoir des oncles (autre que Tonton Elyäh) et même des tantes…c’était un concept que le jeune homme avait un peu de mal à assimiler.
 
Depuis sa plus tendre enfance, Emrys n’avait jamais vraiment eu de famille normale. Elevé dans un premier temps au Temple par sa mère et ses prêtresses, entouré de leurs enfants,  il avait vu son monde changer en partant chez les Djiins qui étaient devenus ses frères, qu’il avait ensuite fui.


Le fait que son père reprenne des études ne le choqua par outre mesure. C’était assez fréquent chez les elfes de retourner approfondir certaines notions, apprendre de nouvelles choses et d’en réapprendre d’autre. Leur longue vie leur permettait, et ils pouvaient de cette façon effectuer au cours de leur existence, de très nombreux corps de métier différents.
Ce qui gênât le jeune homme…c’est que son père pensait qu’il était encore en formation sur R3.


*Mais pourquoi maman lui a pas dit…*


La réponse, il la connaissait. A la suite des évènements qui l’avaient conduit à quitter l’académie, Anaria n’avait plus voulu rien entendre à propos des Djiins (elle avait même poussé Elyäh à faire raser leur temple pour avoir fait du mal à son bébé d’amour…mais faut pas abuser). Elle n’en disait jamais rien, mais il savait qu’elle s’en voulait, qu’elle s’en voulait terriblement. Elle s’en voulait d’avoir accepté de le laissé partir là bas, de l’avoir laissé là bas pendant la guerre le pensant en sécurité. Elle s’en voulait de l’avoir élevé ainsi, de n’avoir pas été…la mère qu’il aurait fallut être.


Mais elle l’avait pourtant été, à sa façon.




 

De : Emrys Myrrdin 
 
A : Armand Altair 
 
Objet : Quelque chose d'important à te dire 
 





Père 
 
  
 
Je suis heureux d’apprendre que je pourrai  – et j’espère dans un futur proche -  rencontrer cette partie de ta famille qu’il me tarde de connaitre [un poil faux-cul mais le cœur y est XD].  
 
 
 
Courage également pour les préparatifs du mariage. Il parait que ce n’est pas une mince affaire d’ordinaire…et connaissant maman, ça doit être bien pire. Tu as bien fait de te trouver une échappatoire.  
 
 
 
Je dois à présent dissiper un petit malentendu. Je pensais que maman te l’aurait d’une manière ou du autre annoncé, mais peut être souhaite-elle que tu l’entente de ma bouche plutôt que de la sienne. J’avoue ne pas trop savoir comment le dire, car tu semble très attaché à ce point de la description de ma personne qu’elle t’a faite. 
 
 
 
Cela  fait des années que j’ai quitté les Djiins. 
 
 
 
Pour pallier à d’éventuelles questions, je suppose que quelques explications s’imposent. 
 
Lorsque tout jeune, on me proposa d’entrer au service de la Force, c’est avec beaucoup de joie que je pris la décision de partir, car sans savoir que tu avais appartenu à l’ordre, je sentais que cette voie me rapprochait de toi. Je commençais donc ma formation, avec autant d’assiduité et de passion que si ma vie en dépendait. De nombreuses années s’écoulèrent, et après avoir passé les épreuves, je devins chevalier Djiin, comme toi avant moi.  Ce fut à cette époque que l’ordre commença à prendre parti dans la guerre, de manière totalement confidentielle, sous couvert de son habituelle neutralité. Bien des choses changèrent alors, les ambassades pacifiques devenaient des boucheries sans noms. Les soi-disant « gardiens de la paix » que nous étions censés être de vulgaires tueurs, cibles à notre tour d’autre tueur envoyé par d’autre camp. J’aurai dû partir dès que les choses se gâtèrent, mais pour tout dire, je ne m’en rendis pas compte.  L’ordre symbolisait pour moi le chemin juste à suivre, la bonne voie. Mais il me fallut voir tomber un à un mes camarades, il me fallut les voir mourir dans mes bras pour comprendre que ma place n’était pas ici, et que tout ça n’avait plus le moindre sens. A quoi servent la justice et la paix lorsqu’elles se mentent à elles même ?   
 
 
 
Je sais que ça doit te décevoir, mais sache que je ne regrette pas un seul instant ma décision de quitter l’ordre.   
 
N’accable pas ma mère avec cette histoire. Elle a toujours voulu me protéger et elle n’était au courant de rien.  
 
Je suis seul responsable de mes actes. 
 
 
 
Ton fils.

 
 


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MessagePosté le: Ven 21 Sep - 11:08 (2012)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

Comme à l'ordinaire désormais, Armand entra dans la bibliothèque universitaire en saluant d'un geste aimable la fille qui glandait à l'accueil. Il en profita pour lui rendre quelques livres et lui demanda poliment et à voix basse, l'état de sa santé aujourd'hui. Bien sur ça ne l'intéressait pas particulièrement, mais il était quelqu'un de singulièrement attentionné au point que la vieille fille de la bibliothèque commençait à se demander si ce beau monsieur ne lui faisait pas du gringue. Ceux qui le connaissaient un peu plus savaient que c'était sa façon de se comporter avec tout le monde, et qu'il ne fallait pas y voir là une quelconque marque d'affection ou d'intérêt.
Une fois ses livres rendus, en avance sur l'échéance bien entendu, il était particulièrement ponctuel à ce sujet, Armand se dirigea vers la rangée d'ordinateurs à la disposition des lecteurs. Il avait prévue une petite heure de battement avant le prochain cours, pour rendre ses bouquins, consulter ses mails et en emprunter d'autres. De plus, après plusieurs heures à consulter le manuel et plus dur encore de se tenir droit devant la glace de la salle de bain, il avait finalement réussi à prendre une photo de lui avec son téléphone qu'il conservait comme la prunelle de ses yeux. Il savait bien qu'elle était d'une qualité ignoble, mais il avait fait de son mieux et espérait qu'Emrys apprécierait ses efforts.

Il prit une chaise sans faire de bruit, posa son cartable par terre, s'assit et tapa son mot de passe pour accéder à sa session. Il commençait à avoir l'habitude de la manip, mais au début ce n'était pas vraiment ça. Il ouvrit sa boite mail sans aucun problème et sentit son coeur bondir quand entre les chaines bizarres pour les droits des animaux et les pourriels qui faisaient de la réclame pour du viagra, il aperçu le nom de son fils écrit en gras. Il s'empressa de cliquer dessus et lu le mail avec un mélange de bonheur intense et d'attention diffuse.

Soudain sa gorge se noua, il lui fallut relire plusieurs fois le passage et encore il avait du mal à y croire. Il sentit un frisson lui traverser l'échine et le sol se dérober sous ses pieds. Qu'est ce que c'était que cette embrouille encore ? Il se prit le bas du visage dans la main et fixant l'écran d'un regard vide. Pour essayer de se raisonner il se mit à faire des comptes et à chercher sa mémoire. Tout d'abord l'âge d'Emrys, ensuite l'âge moyen où on entrait chez les djins, et puis bien sur les dates du début et de la fin de la Grande Guerre. Il refit plusieurs fois les comptes, incapable de savoir s'il se trompait ou non. Il relit les lignes, sans arriver à se concentrer dessus. Il ferma son compte sans réfléchir et se leva d'un bond. Sa chaise racla le sol et son cartable produisit un son mat en se renversant. La fille de l'accueil fit retentir un chut sonore et tout le monde replongea son nez dans son étude. Seul Armand resta debout, les bras ballants et les mains tremblantes. Il ramassa à toute vitesse ses affaires renversées par terre, pris son cartable sous le bras et quitta la bibliothèque en marchant le plus rapidement qu'il pouvait, sans courir non plus parce que c'était interdit dans les allées.

Il descendit les escaliers de marbre, traversa le hall imposant, poussa la lourde porte et sentit le vent frais de l'extérieur lui piquer le visage. Ça lui fit un bien fou et il sentit qu'il respirait beaucoup mieux. A ce propos il essaya de se calmer en faisant des exercices de respiration zen mais il était tellement angoissé que ça ne fonctionna qu'à moitié. Il marcha d'un pas lent jusqu'à l'arrêt du tram et se mêla à la foule qui attendaient. Il commença à être agité de sanglots et sa vue se brouilla subitement. Il enleva ses lunettes et essuya ses yeux avec la manche de son trench bleu marine. Ses larmes laissèrent des tâches noires au dessus de son poignet et il était à présent incapable de relever la tête. Il entra dans la tram en pleurant silencieusement. Il en oublia de valider sa carte et s'en rappela seulement quelques arrêts plus tard. Apparemment debout dans la foule personne ne se rendait compte qu'il pleurait, et lui même s'en cachait sous sa manche. Il réussit néanmoins à se calmer avant de perdre son arrêt et une fois dehors un profond sentiment de solitude et de vulnérabilité l'envahit. Il nettoya ses lunettes sur le chemin et retourna à l'hôtel d'un pas lent et peu assuré. Il prit un ascenseur et croisa son reflet dans le miroir. Il avait les yeux encore rouge, le teint pâle et semblait porter sur lui le poids du monde. Armand détourna son regard de cette sale vision de lui, puis sortit de l'ascenseur.
 
Il chercha d'un geste confus la clé dans sa poche, et entra dans la suite. A cette heure matinale Anaria était encore sous la couette en train de dormir. Armand laissa tomber son cartable, ne pris pas la peine d'enlever son trench et entra dans la chambre encore dans le noir. Il s'assit sur le lit de son côté et lui secoua l'épaule le plus doucement qu'il pouvait. (C'est à dire de façon assez rude quand même)


"Anaria, dit moi où est Emrys en ce moment. Il faut qu'on aille le chercher tout de suite."


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MessagePosté le: Dim 23 Sep - 23:36 (2012)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

Depuis longtemps, Anaria entendait dire que le jour du mariage était le plus beau de la vie d’une femme…et bien elle l’attendait avec impatience ce jour de merde !! Car à l’instar d’Armand qui se faisait grandement chier et que cette situation commençait à énerver, la jeune femme était à deux doigts de l’infarctus en permanence.
L’organisation d’un mariage, c’est bien connu, c’est comme préparer un voyage sur la lune. C’est long, c’est chiant, c’est prise de tête, et au final t’es tellement stressé que tu oublies complètement qu’à la base tu te maries par amour.
Depuis qu’Armand était revenu dans sa vie et que le projet « le mariage du siècle » était relancé, l’elfe n’avait même plus une seule seconde pour elle. Entre les préparatifs, les réunions avec sa super assistante Monica, même plus le temps de boire un petit coup tranquille ni même de passer du bon temps avec son homme. Elle regrettait de ne pas réussir à lui accorder plus de temps, mais elle avait trop de truc à gérer en trop peu de temps.

Le mariage n’était pas sa seule préoccupation.  En effet, la jeune femme s’était longuement interrogée sur sa position en temps que Grande Prêtresse au temple. Il ne s’agissait pas d’écrire une lettre de démission et de faire ses bagages pour partir avec son cher et tendre sur un voilier sous les tropiques. Cette place, elle l’assurait avec passion et dévotion (mort de lol) depuis plusieurs décennies, elle ne pouvait pas prendre de décision à la légère.
Contrairement à Armand, elle pouvait très bien se marier et rester au service des Dieux, mais cela signifiait rester à Rhiannon, et elle savait que son fiancé tenait à cette vie de famille à la campagne dont ils avaient toujours rêvé.
C’était avant toutes autres choses cette envie de vie simple qui la motivait. Et plus le temps passait, plus elle se disait qu’ils feraient mieux de se tirer à l’anglaise tout les deux dans la forêt, et de s’unir vite fait bien fait, dans la joie, la simplicité, l’amour et la bière.

 
Ce matin là, Anaria s’accordait quelques heures de sommeil en plus qu’à l’accoutumé afin de reprendre des forces. Bien qu’étant une femme assez active, sa vie au temple se résumait un peu à picoler toute la journée avec des copines, et elle n’avait plus l’habitude du rythme qu’elle s’imposait. Armand était partit à la fac, et devait y rester toute la journée. Elle trouvait l’idée de reprendre les cours excellente, ça lui permettait de ne pas l’avoir dans les pattes et de ne pas s’en vouloir de le laisser à l’hôtel toute la journée. Elle avait même prévu  de l’emmener au restau le soir pour lui dire qu’elle avait trouvé plusieurs appartements simpa dans lequel ils pourraient s’installer le temps de trouver la cabane de leur rêve. Il leur suffisait d’aller les visiter le lendemain et de choisir ce qui leur convenait.
Perdue dans un songe plein de dentelles et de pétales de rose, la jeune femme ne se réveilla pas lorsque son homme rentra bien perturbé et vint s’assoir à ses côtés. Lorsqu’il la secoua (pas si légèrement que ça), elle émit un grognement et remonta la couette un peu plus haut. Mais ce fut la phrase qu’il prononça qui la réveilla totalement. Rejetant les couvertures, elle se redressa et s’assit.

 
« Mais de quoi est ce que tu parles ? »


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MessagePosté le: Mer 26 Sep - 15:12 (2012)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

Légèrement essoufflé et fébrile, Armand se laissa aller à son angoisse et à sa colère.

"Myrrdin ! Notre fils ! Il m'a dit qu'il n'était plus chez les djins depuis des années. Comment est ce que tu as pu me cacher ça ? Anaria on va se marier, il faut qu'on se fasse confiance. On parle quand même de notre enfant, ça doit être la chose la plus importante à nos yeux. Je pense qu'il va très mal, il faut le ramener à la maison et s'occuper de lui."

Armand pris la main d'Anaria dans la sienne et passa aux aveux. Il s'en voulait de la détester de lui avoir caché des choses, et pour laver sa conscience il lui parla de la correspondance.

"Je suis désolé, je n'en pouvais plus d'attendre pour le voir alors j'ai cherché son adresse mail dans ton ordinateur et je l'ai contacté. On a échangé des messages, et ce depuis un moment. Je suis terriblement désolé de ne pas t'en avoir parlé et de mettre comporté comme un lâche. Je ne comprend même pas pourquoi je t'ai caché cela alors que ça te concerne tout autant que moi. Pardonne moi s'il te plait. Allons le chercher s'il te plait, c'est notre enfant et nous n'avons que lui au monde. Il a besoin de nous, il m'a raconté pour la guerre et... Il doit terriblement souffrir. Dit moi où est ce qu'il est, il faut le ramener à la maison."


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MessagePosté le: Mar 23 Oct - 22:33 (2012)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

Lorsqu’Armand s’emporta, Anaria sentit des larmes lui monter aux yeux. Elle s’en voulait énormément de lui avoir tout caché, mais ne sachant comment si prendre, elle avait décidé de ne rien lui dire avant de savoir quand leur fils reviendrai de mission. Quand il évoqua le fait qu’ils allaient se marier, elle eut comme un pincement au cœur,  un malaise qui s’accru lorsqu’il lui révéla la correspondance qu’il entretenait avec Emrys depuis quelques temps. Et malgré la culpabilité qu’elle ressentait face à son mensonge à propos des Djiins et de l’institut où Emrys n’était plus depuis un bail, elle sentit en elle une pointe de ce qu’elle assimila à de la trahison. Depuis la naissance de son fils, il avait toujours été pour elle à la fois une source de problèmes, et à la fois sa seule raison de vivre. Plus que les cachoteries d’Armand, c’était celles d’Emrys qui la faisait souffrir. Lui le fils qu’elle n’avait pas prévu et qu’elle avait élevé comme elle avait pu. Sentant la moutarde lui monter au nez, mais sachant très bien qu’il était inutile de piquer une crise face à son homme, elle se leva précipitamment et enfila un peignoir.
 
« On ne peut pas le ramener Armand, on ne peut PAS. Je ne t’en ai pas parlé parce que je pense que ce n’était pas à mi de le faire, et parce que j’appréhendais ta réaction. Après avoir quitté les Djiins, ton fils a traversé une sale passe de laquelle il tente de se sortir. J’ai fait ce que j’ai pu pour l’aider mais c’est à lui de faire son chemin, c’est un adulte ! Depuis quelques années il travaille pour la couronne, et je crois que ça lui réussit ! Il a des amis, une copine, des responsabilités, il est parrain, il se prépare à devenir Aryon… Alors je sais qu’il fait des erreurs, comme j’ai fait les miennes, mais nous sommes ses parents et nous devons aussi respecter ses choix et croire en lui et en la force qu’il a en lui ! »
 
Elle se tenait face à lui, les cheveux en bataille, des larmes plein les yeux et la voix.
 
« Pour tout te dire, ce qu’il fait à l’heure d’aujourd’hui je n’en sais rien. Mais ça ne m’empêche pas de penser à lui à chaque instant, et de savoir qu’il nous reviendra en temps voulu. »


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MessagePosté le: Jeu 15 Nov - 22:23 (2012)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

Armand et Anaria étaient à présent à deux doigts de se mettre à pleurer, et menaçaient de craquer définitivement au moindre faux pas. Sans le vouloir Anaria jouait sur cette mince limite. En entendant ses paroles, Armand sentit une bouffée de colère l'envahir. Il ne voyait que de l'irresponsabilité en elle, et ça le choquait. Il l'estimait toujours énormément et il n'avait jamais rien au à reprocher à ses choix souvent excentriques. Mais là c'était trop. Sa déception était telle, qu'il sentit ses nerfs lâcher et entra dans une violente colère. Il avait soudain envie de chercher des coupables, et s'en prendre à tout le monde le soulageait. Et ce à commencer par Anaria qu'il avait justement sous la main.

"C'est n'importe quoi ! Mais sur quelle planète tu vis pour croire que ça va bien pour lui ? Il ne va pas s'en sortir tout seul, personne ne se sortirait tout seul d'une situation pareille. Tu ne peux pas t'en foutre sous prétexte que tu pense qu'il est grand. D'autant qu'il n'est pas du tout adulte ! Je m'en contrefout qu'il te semble mature, c'est quand même un gosse, non c'est quand même NOTRE gosse et ce n'est pas toi qui décide quand il n'a plus à compter sur toi. Notre boulot c'est de lui faire comprendre que quoi qu'il arrive il peut compter sur nous, et ce jusqu'à notre mort ! J'ai réussi à avaler le fait que tu n'as jamais essayer de me revoir et que tu m'ait caché sa naissance mais là s'en est trop ! Tu ne pense qu'à toi et tu n'es même pas capable de te rendre compte des besoins des autres. Tu ne sais même pas où est ton fils putain de merde ! Tu planes complètement et tu te fais manipuler par des gens comme Elyah. J'en ai assez que tu sois aussi aveugle."


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Anaria
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MessagePosté le: Lun 7 Jan - 17:45 (2013)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

Armand n'eut pas longtemps à attendre. Tout au long de son monologue, Anaria avait sentit un sanglot plus gros que tous les autres lui serrer la gorge et la poitrine. De nouvelles larmes lui étaient montés aux yeux, mais elle était resté stoïque. Mais lorsque le jeune homme eut terminé, ce qui devait arriver arriva... Elle lui colla la baffe de sa vie. Moins forte qu'un directe d'Elyäh, mais tout de même assez puissant pour faire lui faire comprendre qu'il était allé un peu loin cette fois, même si elle était tout autant en tord que lui voir beaucoup plus.
Après cela, la jeune femme resta quelques secondes silencieuses, de peur de sortir une grosse connerie sous le coup de la colère. En cette instant, elle le détestait, car il lui montrait à quel point elle avait échoué en temps que mère.


Alors, de la voix la plus calme qu'elle se sentait capable d'avoir, elle reprit.


"Je n'ai jamais dit que je pourrais être une bonne mère."


Mais à ce moment là, elle perdit le peu de self-Control qui lui restait et fini par pleurer comme une madeleine.


"Mais je t'interdis de dire que je n'ai pas essayer. Lorsque tu es partit, je me suis retrouvée enceinte et seule. J'ai quitté ma vie pour entrer au temple, parce que je savais que c'était le seul endroit où Emrys pourrait grandir heureux, entouré d'amour et d'attention. Et c'est ce qui s'est passé ! Et tu as beau haïr mon frère, il a toujours fait en sorte que Notre fils reçoive ce qu'il y a de mieux. Il a été aimé, plus  qu'aucun autre enfant. J'ai fait en sorte de gravir les échelons de la communauté pour pouvoir rester avec lui, pour qu'il ait toujours un endroit où se réfugier. Et lorsque tout ça s'est produit, lorsque j'ai retrouvé mon fils détruit alors que je le pensais en sécurité, qu'est ce que tu crois que j'ai ressenti ? Est ce que tu ne crois pas que j'ai tout essayé pour le sortir de là ? Tu as raison ce n'est pas un adulte, c'est un ado, et les ados n'écoutent jamais leur parent, surtout quand ils veulent les aider."


Les joues ruisselantes, recouvertes de restes de mascara, Anaria s'assit sur le lit, la tête dans les mains.


"Armand, je sais ce que je suis et je n'en tire aucune satisfaction. Mais si tu me méprises à ce point... pourquoi es tu revenu ?"


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MessagePosté le: Mer 9 Jan - 16:27 (2013)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

Armand ne s'attendait pas, mais alors pas du tout à un geste violent de la part d'Anaria. Ce n'était pas dans sa nature du tout et jamais encore ils ne s'étaient retrouvés dans une situation pareil. C'est seulement quelques secondes avant de sentir sa main s'abattre sur son visage qu'il comprit à quelle point elle le détestait en cet instant. Son regard bouillonnant et vénéneux ne mentait pas. Et dieu qu'elle y allait fort. Il sentait une douleur atroce se réveiller dans sa mâchoire au moment où il se prit une gifle à faire pâlir Oualabaff. Et alors que se peau le piquait encore il ne pu étouffer un cri de douleur. Il ferma les yeux pour essayer de se retenir de pleurer. Il entendait encore vaguement la voix d'Anaria comme un bourdonnement dans l'espace. Il n'avait qu'une pensé qui monopolisait son esprit : la douleur, et il aurait fait n'importe quoi pour quelle s'arrête. Bien sur qu'en cet instant il la détestait comme jamais, mais cette haine féroce mélangée de honte se transforma en angoisse. Armand eu d'un coup une grande bouffée de peur panique qui s'empara de lui. Il savait que les multiples opérations avaient rendu son visage fragile, et le moindre choc pourrait avoir des graves conséquences. Il tenta de se raisonner. Est ce qu'elle avait touché son nez ? Il ne pensait pas, mais en même temps il ne savait plus. Il avait mal partout et tellement fort. Ses mains qu'il avait aussitôt appliqué sur sa joue étaient top chaudes et moites pour le soulager. Il trembla et eu l'impression de sentir le goût salé du sang dans sa bouche. Sa mâchoire, ses dents, dans quel état étaient elles ? L'horrible souvenir de son visage ravagé, de la douleur et des traitements le percuta d'un coup. Il donnait le change maintenant avec une beauté parfaite mais son esprit était encore sous le choc.

"Anaria... Amène moi à l’hôpital. Tout de suite..."
Réussi t il à articuler d'une voix blanche.

Il n'avait que faire de ce dialogue de sourd, il voulait que ce jeu s'arrête, et pour cela il devait lui faire comprendre que ce n'était pas du flan. Pourtant il n'arrivait pas à la regarder en face et gardait les yeux baissés.
Ressentant à nouveau une douleur violente le relancer, il tourna le dos à Anaria et de précipita dans le séjour de la chambre d'hotel à la recherche du mini bar. Il y prit un pain de glace et l'enroula dans un des serviettes de la salle de bain avant de l'appliquer sur sa joue. Le froid le mordit et le soulagea en même temps. Seule face à l'immense glace de la salle de bain il releva les yeux et sa vision de lui fut si pitoyable qu'il détourna le regard. Il tenta un second essai au bout d'un moment, car il était curieux de voir l'état de sa joue sous le linge. Armand s’aperçut aussitôt que sa peau avait pris une teinte rouge et que sa joue avait déjà légèrement gonflée.


"Dépêche toi s'il te plait... Je crois que j'ai besoin d'une radio."


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MessagePosté le: Dim 10 Fév - 16:56 (2013)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

Prise dans son élan, Anaria avait du mal à s'arrêter. Mais la demande d'Armand la stoppa net. Sur le coup, elle ne comprit pas bien pourquoi il voulait aller à l’hôpital, mais elle finit par faire le lien avec la baffe monstrueuse qu'elle lui avait mit à l'instant. Et malgré son je-m'en-foutisme ultra développer, la jeune femme savait aussi quand est ce qu'il fallait se bouger le fion et arrêter de se regarder le nombril.


"J'arrive dans une minute."


Laissant son homme aller se mettre de la glace, elle se précipita sur le premier jean qu'elle trouva et l'enfila de même qu'un vieux T-shirt large frappé du logo des Silma Dolen  qui commençait à grave s'effriter avec les années de machine à laver. Attrapant son sac à main et ses lunettes de mouche pour rester un minimum incognito, elle déboula dans le salon, enfila ses chaussures en deux deux et se précipita vers la porte d'entrée.


"C'est bon je suis prête, on peut y aller."


Elle n'était pas moins calmée qu'auparavant, mais elle avait réussit à réorienter son énervement sur le besoin urgent d'aller à l'hosto.


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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 11:28 (2013)    Sujet du message: Correspondance Répondre en citant

La douleur qui lui mordait le visage l'empêcha de faire une grimace quand il vit la dégaine d'Anaria tout à fait disposée à sortir de chez elle vêtue de cet espèce de look ultra grunge qu'aucune papesse de la mode n'aurait dénier appeler look. La glace toujours appuyée contre sa joue, il suivit Anaria en silence, les yeux fixés sur ses mocassins ultra vintage de vieux chnock. Ils descendirent jusqu'au parking et firent une bonne partie de la route en silence, silence légèrement entrecoupé par les gémissement et les soupires d'Armand qui essayait d'analyser l'étendue des dégâts en se matant dans le miroir du pare soleil passager. Non seulement il était inquiet, mais il était encore suffisamment en colère contre Anaria pour refuser de lui adresser la parole. Ce n'était pas tellement la discussion qu'ils avaient eu à propos de leur fils qui lui mettait la haine, mais surtout la grosse beigne qu'il s'était prit. En réalité c'était comme si cette épineuse discussion s'était évaporée de sa mémoire, pour bien sur réapparaitre au moment le moins opportun soyez en sur.

Ils arrivèrent rapidement à l'hôpital le plus hype de Rihanon, voir même de Ys. C'est à dire à un endroit à la Prof Maison, super clean et super richou ou vous faire plâtrer le bras revient à vous faire également prélever le reins si jamais vous n'en n'aviez pas le moyens. Mais l'avantage avec ce genre de clinique privée pour ultra bourgeois c'est avant tout le service anti paparazzi qui vous est fourni. Parce que certes quand vous venez là ce n'est pas tellement un tarif réduit que vous venez chercher, mais surtout pour évitez que ne s'ébruite pas une certaine intervention sur vos nichons, une certaine grossesse inopinée chez votre petite dernière ou une désintox qui ferait quand même vachement mauvais genre si elle était révélée aux yeux du monde en lettre fluo sur la couverture de Voilà. Bref discrétion, surtout quand la future mariée du siècle se cartonne avec le futur époux alors qu'ils donnent depuis le début une image de gentils époux tout beaux tout lisses. Bref voyez le mauvais effet, à part pour Voilà bien sur qui pourrait faire exploser ses ventes avec deux trois photo bien choisies.


En dehors de savoir gérer les histoires croustillantes, c'était quand même un hôpital méritant, il faut bien le dire. Il n'eurent pas à attendre 150 ans, pour la simple et bonne raison que les hôpitaux pour les riches ne sont jamais pleins, et après avoir convaincu le toubib que c'était trèèèèès important Armand eu sa radio.
En attendant le résultat il fut particulièrement nerveux, et se rendit compte de quelque chose de tragique, il avait envie d'arrêter de faire la gueule et de parler à nouveau à Anaria qui patientait assise sur une chaise à côté de lui.


"Ecoute Anaria... Je suis vraiment désolé de m'être emporté de cette façon. Est ce que tu voudrais bien me pardonner ?"


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 10:07 (2017)    Sujet du message: Correspondance

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